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18 avril 2008 5 18 /04 /avril /2008 08:00

2ème partie   

Il fallut un peu prés 5 ans pour que Dc se décide à bouger et réorganise sa vieille garde. 5 années, à peu prés, pour sentir le péril et installer quelqu’un qui « sente » le marché et fasse enfin preuve d’audace. Ce messie se nomme Carmine Infantino, et son travail sera de faire bouger les lignes de cet éditeur dont la faible réactivité reste aujourd’hui encore légendaire.   

 

Carmine Infantino demeure un grand dessinateur de l’industrie. Il n’est peut-être pas du calibre d’un Kirby  ou d’un Dikto mais il possède un trait élégant et soigné qui retranscrit une posture et une dimension majestueuse des personnages qu’on lui confie. On pourrait comparer son art à Gil Kane au début des années 60’, avec le dynamisme en moins. Il a participé à l’avènement du silver age mais sa légende ne s’arrête pas à ce fait marquant.   

Tout d’abord, il a une vision claire du marché : Dc demeure un éditeur du passé aux vieilles méthodes qui s’attache à ce que le ton de ses productions soient inoffensif, pour ne pas bousculer quelque Guild of mother america, et à ce que les héros soient mis en valeur, l’approche apoléonienne donc. Mais les comics de Dc paraissent figés et plus du tout haletant.  La chance extraordinaire dont bénéficie Dc depuis le débuts de ses grandes icônes demeure que celles-ci sont adaptés au cinéma (les sérials de Batman & Superman, le cartoon de Superman par les frères Fleicher) ou à la télévision ( le Superman de George Reeves). Justement, les années 60' sont celles de la série télé Batman qui popularise le personnage mais l'enferme dans une candeur mièvre. Même si la série fut un retentissant succès dans ses débuts, elle permit de faire connaître le personnage de Bob Kane à une échelle mondiale.  

Carmine recrute dans le monde du comics les talents disponibles. Justement il puise dans les forces vivres de Charlton comics qui s’est essayé aux super- héros avec la ligne « action héroes » mais avec un résultat commercial faible. Il s’agit donc d’une vague créative sans précédente qui atterrit chez le plus vieil éditeur de comics et qui va revitaliser quelque peu le genre : Denny O’Neil, Pat Boyette, Jim Aparo, Steve Skeates, Steve Dikto ou encore Dick Gordiano.   


Des nouvelles tentatives et des nouveaux titres vont fleurir, citons the Creeper ou Hawk & Dove, mais l’explosion créatif et le retour du sensationnel vont vraiment être manifeste avec l’arrivée d’un nouveau talent qu’il convient de considérer comme une légende des comics : Neal Adams !

Note :  Afin de parfaire votre connaissance  de cette période cruciale de la firme,  je vous renvoie aux prodigieux articles de  Francis Saint  Martin consacré  à Carmine Infantino  paru dans  Scarce  no  64 et  65.  Ils sont passionnants , instructifs et  il elate en détail  les péripéties de cette période,  du grand art  !

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Published by Bastien AYALA
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