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19 avril 2008 6 19 /04 /avril /2008 08:01

3ème partie  

 

Dc comics produit essentiellement des comics pour une audience jeune, les kids. Le contenu demeure bon enfant, expurgé de toute violence et particulièrement innocent. Il s’agit d’un culte de la normalité, particulièrement surveillé par les éditeurs et qui demeure manifeste. Illustration en trois exemples.

 

1 Superman

Superman est une icône pour le public américain. Il porte haut les valeurs de la droiture morale et de l’america way of life et s’avère inoffensif pour que son jeune public puisse le suivre.  Il ne tue pas, ne jure pas, demeure le bon samaritain et ces caractéristiques vont se perpétuer parfois jusqu’à l’écœurement. Ses aventures sont particulièrement inintéressantes, et cela pendant des décennies. Aussi comme il semble que ses auteurs ont fait le tour du personnage, le ressort de Superman consiste à varier les situations de manière incongrue : Superman rencontre une sirène, Superman rencontre son double, Superman rencontre son père… Rien d’affolant pour ce personnage alors que les aventures des Quatre Fantastiques demeurent trépidantes et merveilleuses. Mais ce n’est pas fini pour Superman, tout son environnement est utilisé pour des comics, que ce soit Loïs Lane, Krypto et même le fade Jimmy Olsen. Ainsi Dc invente le marketing appliqué au comics, on rationalise chaque élément, parfois infime, du mythe même si aucun de ces éléments ne demeure intéressant !  

2 Aquaman  

S’il y a bien un personnage qui demeure intéressant par son normalisme forcené, c’est bien Aquaman ! Hybride entre une princesse marine et un gardien de phare, Aquaman est WASP, possède les attributs d’un idéal américain de la société blanche puisqu’il est blond et il ressemble à ces acteurs des séries télé comme Flipper le dauphin. Le plus amusant est qu’il finit par rencontrer une sirène d’une autre planète, Mera, qui demeure blanche et sculptural. Les histoires d’Aquaman ne seront jamais très intéressante pendant ces années-là. Jim Aparo viendra quand même lui redonner un peu d’intérêt graphique mais il faudra attendre 1985 pour que le personnage ait enfin son moment de gloire. En attendant, il lui sera arrivé bien des malheurs dont la perte de son jeune fils tué par Black Manta…  


3  Flash ou Green Lantern  

Ces deux personnages sont sensiblement les même en terme d’intérêt, leurs aventures sont mièvres et il ne se passe pas grand chose. Chaque épisode demeure un éternel recommencement et la morale demeure toujours sauve (et saine) ! Même si de grand artistes comme Gil Kaine ou Carmine Infantino s’occupent de leurs destinées graphiques un temps, leurs aventures demeurent vraiment laborieuses, leurs ennemis paraissent enfantins voire parfois ridicules ou inoffensifs. Si Spirou ou le journal de Tintin aurait fait du super-héros sous la tutelle du clergé, ils auraient été aussi anodins. Mais Denny O’Neil et Neal Adams vont exploser le titre Green Lantern en l’incluant brutalement dans la réalité et ce voile puritain va éclater !   

 

Voilà le retard et l’handicap que Dc va devoir se traîner pendant longtemps et qui demeure encore présent (à tort) dans l’esprit des lecteurs qui ne connaissent pas bien la firme.

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Published by Bastien AYALA
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