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5 mai 2008 1 05 /05 /mai /2008 08:01

Le giallo demeure un genre que je vous présenterai sous peu. En attendant, je vais vous parler de l’un de ses meilleurs représentants qui a lancé la carrière d’un incroyable talent du cinéma italien : Dario Argento. Même si vous n’a apprécié que modérément les films d’horreurs, il convient d’envisager l’oiseau au plumage de cristal comme un film à mystère dont vous vous piquerez à découvrir l’identité de l’assassin. 

L’oiseau se passe à Rome et présente Sam, un brave écrivain américain qui vient de finir un travail alimentaire pour pouvoir repartir en Amérique. Un soir, en rentrant chez lui, il flâne dans la rue et s’immobilise devant une vitrine : un homme en imper, chapeau noir et ganté se bat avec une femme. Il tambourine sur la porte pour mettre en fuite l’agresseur, mais la victime de traîne à terre jusqu’à lui en perdant du sang. Il se trouve lui-même coincé par une seconde vitre et il ne peut qu’assister à l’agonie de la jeune femme…  

La police et les secours arrivent à temps. La femme est sauve mais la police essaye d’en savoir plus. Sam semble avoir remarqué quelque chose d’important mais il a du mal à le réaliser. Il a quand même le temps d’être pris en photo et le lendemain, la presse publie un article : le témoin détient une information capitale qui permettra d’arrêter l’assassin.  

Il n’en faut pas plus pour que le pauvre Sam se trouve en proie à l’assassin, dont la folie meurtiére semble redoubler. Sam, dont le passeport a été confisqué par la police, va s’investir lui-même dans l’enquête et il va découvrir un mystérieux tableau qui semble avoir reproduit la silhouette de l’assassin.  

La police de son côté piétine, elle ne parvient pas à trouver l’assassin qui envoie des appels téléphoniques afin de la narguer mais, il y a plus grave, en expertisant la voix de l’assassin, elle se rend compte qu’il y a indiscutablement deux tueurs ! Autant dire que l'enquête, à ce point, prend une tournure déroutante...

Inutile d’en dire plus pour les novices qui n’ont pas encore eu la  chance de voir l’oiseau au plumage de cristal. Le film va vous surprendre par son ingéniosité et par le talent déployé afin de vous captiver dans la spirale de l’enquête. Nous accompagnons dés lors le pauvre Sam, témoin impuissant qui devient acteur, et nous ressentons son désir macabre de découvrir la vérité. 

Justement, Dario Argento demeure très fort, excessivement doué même, pour nous faire ressentir les fines sensations de l’enquête, les infimes sensations que ressent le tueur. Plus machiavélique encore, il nous montre l’instant clé dans lequel se trouve la solution de l’énigme plusieurs fois. Quand vous aurez vu le film, vous comprendrez le génie de manipulateur que démontre avec maestria Dario, et j’espère que vous vous intéressez à sa carrière, qui a explosée avec ce film de 1969 dont il conserve tout le charme de l’époque ainsi que la musique très subtile de Ennio Moriconne, qui épouse à merveille toutes les gammes d’émotions du film par des compositions expérimentales aux becs de perroquets…

Ce film ouvre le chapitre giallo, genre trop peu reconnu en France, mais qui convertit tous ceux qu’ils l’ont apprécié. A vous de vous faire votre propre avis !

 

Note : Merci encore et toujours à Psychovision pour le prêt des photos. Je vous renvoie à leurs articles et je vous certifie qu’il recèle un paradis en articles pour ce qui concerne les gialli ! Tf1 vidéo édite le film en dvd, donc il est trouvable. Les gialli constituent un trésor cinématographique incroyable à découvrir, mais il faut commencer quelque part, alors l’oiseau au plumage de cristal convient parfaitement !

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Published by Bastien AYALA
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