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1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 08:00

Une petite participation graphique de Neal  aura suffit à conférer à ces personnages des aventures d’excellence, qui peuvent se relire sans peine aujourd’hui et qui vous plongent sans problèmes dans des aventures palpitantes et haletante. Il convient donc de revenir un tant soit peu sur ces deux périodes d’exception !

1 Deadman

Il s'agit d'une série crée en 1967 par Arnold Drake et Carmine Infantino aux dessins. La paire se dépasse artistiquement pour nous livrer une histoire bien conçue et fort bien illustrée grâce à un style plus gras que d'habitude. L'histoire gravite autour d'un modeste cirque qui vivote notamment grâce à l'implication sans faille de Boston Brand, le régisseur /acrobate vedette. Celui-ci se met sans problème tout le monde à dos, le type qui pique dans la caisse jusqu' à celui qui est paraisseux. Il  est intransigeant, et va peut-être le payer trop cher...

Lors de son numéro vedette, un numéro de trapèze mortel s' il se trompe, un tireur anonyme l'abbat ! Le fantôme de Boston flotte autour de son corps, il comprend qu'il est mort, mais ne sait pas pourquoi et exige de le savoir. Il gardera donc son costume de scène "Deadman" et ira livrer l'enquête selon le principe narratif du "whodunit" -qui est le coupable?  

Il aura pour aptitudes de pouvoir "posséder" les corps et il passera quelques temps au crible tous les suspects potentiels  ou les gens un peu louche qu'il aurait pu gêner. Il découvrira finalement l'identité du tueur, qui l'a choisi par hasard puis  il acceptera sa condition de fantôme. Dans un second temps, il va se retrouver perpétuellement à la frontière des deux mondes et , tel un gardien ,va nous protéger du mieux qu'il peut ... 

C'est la que le style de Neal Adams se déploie dans toute sa grandeur ,les monstres sont zarbis et uniques . Deadman est sublimé et le comics en met plein la vue dans le domaine pourtant lugubre de l'occultisme. Neal Adams est associé à Jack Miller au scénario, et force est de reconnaître que toutes les ficelles d’une intrigue réussie sont déployées. On se prend de passion pour la tragédie de Boston Brand, dont la mort l’a fait gagner en humanité. Comme le lecteur suit ses pérégrinations à ses côtés, il demeure tout aussi impliqué que lui. Ce processus demeure fort habile et les rebondissements sont convaincants, eux-aussi. Le titre s’arrête un peu vite, pour une raison que je vous expliquerai ultérieurement, mais Deadman fait figure de titre audacieux pour l’ époque, réellement novateur voire détonnant pour DC qui se hisse enfin à la hauteur de Marvel en terme de sensationnalisme.

La série a été publiée dans la revue Eclipso, puis dans un recueil en Noir et Blanc des éditions du Fromage, et c'est une de mes toutes préférées !

 

2  Le Spectre !

Voici un personnage qui a connu de multiples interprétations et qui monta toujours en puissance. Crée par un des papas de Superman, Joe Siegel, le Spectre ne connaît pas une exposition de premier plan et il sera plusieurs fois remanié.


Mais on le retrouve quand même dans les années 60' pour une superbe série dessinée par Neal juste pour 4  petits numéros (2 à 5).  

Cette version du personnage repose sur un ressort simpl, Jim Corrigan a été tué mais il demeure toujours parmi nous. Son "ami imaginaire" est le spectre qui a besoin d'un hôte humain, une ancre dans la réalité, pour pouvoir intervenir. Mais, il est loin d'être tout puissant.

Dans ces épisodes fort épiques, le Spectre te Jim sont très souvent en difficulté et arrivent, in extremis, à l'emporter contre des ectoplasmes maléfiques, des sorciers instruits et nuisibles. C'est à mon avis la meilleure version du personnage rendu par la suite trop puissant.

Le Spectre a eu une parution sporadique chez Arédit en 1968 d'abord dans sa propre revue puis dans Eclipso. Encore une fois, le dessin de Neal sublime l'histoire qui elle, est vraiment divertissante, proche du niveau de récits de Stan Lee où le héros se surpasse pour finalement et malgré tout l’emporter.  

A noter que plus tard, une nouvelle interprétation du personnage en fera un esprit vengeur  qui frappera dur et même dans  des épanchements gore (nous sommes quand même chez DC !).Cette mouture sera dessinée par Jim Aparo venu lors du grand recrutement  de la Charlton en 1967 et qui sera l'imitateur le plus inspiré du style de Neal (quoique Dick Gordiano pourrait avoir le premier prix). Et des imitateurs, Neal en aura eu une kyrielle comme Jack Kirby, Jim Lee, ou Silvestri en leurs temps.

Neal Adams, je l'ai déjà précisé, était une star  comme on pu être à leur époque Jim Lee (ok), Todd MacFarlaine (certes) et Marc Silvestri (beurk) ,il exerce un pouvoir d'attraction sur le lectorat ainsi que les aspirants dessinateurs qui rêvent de dessiner comme lui. A ce titre, il aura un studio où il recrutera de jeunes dessinateurs (Keith Pollard, Trévor Von Eden) et il en inspirera une pléthore d'autres (citons Bill Sienkiewicz ). D’ailleurs, lui-même ouvrira son propre studio de dessinateurs, évoluera vers la pub. et éditera même ses propres comics  (les Continuity comics). Définitivement ,une star du calibre de la vague image !

 

Note : Pour apprendre l’épopée comique de Continuity, lisez les Scarce no 47 et 48, c’est aussi divertissant qu’amusant !

 

 

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Published by Bastien AYALA
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