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24 septembre 2008 3 24 /09 /septembre /2008 08:00

Albert Pyun demeure un cinéaste qui tourne beaucoup, trop et même un peu de tout. Peut-être avez vous vu Cyborg qu’il a réalisé pour Jean-Claude Van Damme et la Cannon en 1989. Il s’agit d’une relecture de New-York ne répond plus matinée d’il était une fois dans l’ouest. Un film solidement réalisé, qui cherche avant tout l’efficacité et qui y arrive parfaitement. Mais a beaucoup œuvré pour les direct to vidéo, trop. Et il semble qu’il soit passé d’une carrière plus prestigieuse qui aurait pu lui apporté reconnaissance et meilleurs budgets. Pourtant, l’homme a du talent et il demeure un solide technicien. Un de ses tous meilleurs films serait donc ce Knight, qui demeure ambitieux et qui parvient à renouer avec le souffle de l’héroïc fantasy. 

Albert Pyun sait tout faire. Quand on l’engage, on lui confie le tournage où il amène ses techniciens, son savoir faire et il convient de le laisser faire. En 1993, la Trimark, une des nombreuses firmes qui oeuvrent dans le cinéma secondaire avec plus ou moins de visibilité, accepte de financer une œuvre qui semble tenir à cœur à Albert Pyun, Knight. Albert Pyun s’est fait remarqué avec l’épée sauvage, un film d’héroïc fantasy qui a relativement plu. Il semble qu’il aime bien ce genre et Knight offre une vision plus puissante. 

Knight se déroule dans un futur AD, c’est à dire après la grande destruction. Des cyborgs font régner la loi du plus fort où ils ont leurs troupes, leurs villes et ils règnent sur les humains soumis. Ils sont issus de l’œuvre d’un créateur nommé le grand architecte qui les a conçus. Mais ils ont pallier au manque d’énergie en prenant les fluides vitaux humains. Donc ce sont bêtement des vampires, qui ont chacun un nom en rapport avec l’évangile.

Nea demeure une des ces victimes potentielles. Une jeune femme qui n’a connu que les affres de la survie et elle a perdu sa famille dont son tout jeune frère. Elle demeure la proie d’un des cyborg, Simon, alors qu’un événement providentiel vient la sauver. Un autre cyborg plus évolué, Gabriel joué par Kris Kristofferson vient à la rencontre de ses « semblables ». Il demeure l’ultime œuvre du grand architecte et il a pour mission de mettre fin à leur existence qui s’avère un fléau pour l’humanité. 

Il combat et défait Simon dans une rixe de toute beauté. Nea se joint à lui, fascinée par cet être qui accomplit ce que tous pensaient impossible : vaincre un cyborg. Elle le supplie de l’entraîner, ce que Gabriel élude mais elle lui prouve sa valeur. Aussi l’enseignement peut commencer et une kyrielle de techniques lui seront enseignées. Nea va donc se confronter à une puissante faction de cyborg, commander par le bizarre Job, joué avec talent par Lance Henriksen.  

Nea est si accomplie quelque demeure une grande tueuse de cyborg et Albert Pyun nous offre de puissantes chorégraphies soulignées par la musique puissante de Tony Riparetti, qui demeure comme toujours inspiré. La réalisation d’ Albert Pyun demeure tonique, et il réussit à rendre spectaculaire cette histoire mixant beaucoup de thèmes. C’est d’ailleurs l’élément surprenant de Knight, il y a un thème relatif à une élue qui accède à la connaissance, les cyborgs se demandent si ils ont dépassé leur programmation, Gabriel ignore les doutes métaphysiques de Nea. Bref, Albert Pyun nous offre un bon scénario inspiré. 

Les acteurs sont bons et la révélation demeure la charmante Cathy Long. Cathy Long demeure une championne de kickboxing que l’on disait hargneuse sur le ring. Elle parvient à réaliser une performance sur son personnage de Nea puisqu’elle demeure un poussin fragile qui se déploie pour devenir un rapace dont le proies sont les cyborg. Il y a une relation intéressante avec son mentor Gabriel qui confère à Knight un intérêt supplémentaire. Une relation à peine esquissée qui voit l’élève dépasser le maître. Pour ceux qui connaissent, on a l'impression de revoir les relations entre le Docteur Who et Rose, la candeur ingénue face à l'expérience bienveillante.

Knight s’achève en cliffhanger, Nea ayant vaincue Job, les enjeux augmentent car le frère finalement retrouvé de Nea est capturé par le leader des cyborg. Ce périple mènera Gabriel et Nea jusqu’à la grande cité des cyborg, qui ont finalement hérité de deux prédateurs… 

Knight permet donc de consacrer le talent d’ Albert Pyun. Pyun sait s’entourer de son équipe rodée, de comédiens comme d’acteurs et Knight demeure sa réussite, un projet qui ne profite pas de l’aura du Seigneur des anneaux qui viendra plus tard et des films d’arts martiaux dont Pyun aura livré un assez bon film, Kickboxer 2. Pyun aura tourné des films assez faciles, ce qui demeure à mon sens un galvaudage de son talent dans des produits où il fera preuve de son efficacité mais qui sont hautement oubliables. Ainsi, il aura pas mal fait tourné Christophe Lambert, dans des œuvres indignes de ses capacités. Quel gâchis ! 

Note : Je vous renvoie à une chronique de Nanarland, qui massacre le film avec humour.
Je vous propose également un trailer, qui vous montre le premier combat entre Gabriel et Simon. Ce passage demeure efficace, mais il est surtout teinté d’ironie, ce qui n’est pas déplaisant. Le doublage français plus réussi rend la séquence moins appuyée. Enfin, le Dvd hante les solderies ou il demeure même vendu en double programm
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Published by Bastien AYALA
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