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29 août 2008 5 29 /08 /août /2008 08:00

Le roi singe, nommé Sun Wu Kong, demeure une figure réellement importante des contes et mythologies chinoises qui nous sont, il faut le reconnaître, assez étrangers. Toutefois, après quelques recherches, j’ai pu constater que Sun Wu Kong demeure un personnage récurrent dans la culture chinoise, passée comme moderne. Il convient donc de traiter un peu de ce fantastique personnage et d’en raconter l’histoire.

Sun Wu Kong demeure l’un des nombreux personnage d’un conte du VII siècle. Il est dû à un moine chinois Xuan Zang, qui est parti en Chine afin d’en apprendre plus sur les textes bouddhistes qui sont la source de cette religion. Son voyage durera de 629 à 645. Ce qui demeure amusant, c’est qu’un auteur nommé Wu Cheng  a édifié à partir de ce voyage un grand nombre d’histoires fantastiques qui mêlent personnages imaginaires et panthéon céleste. Cette  oeuvre se nomme pélerinage vers l'ouest, il s'agit d'une oeuvre majeure de la littérature chinoise.

Si Sun Wu Kong demeure bien l’un des personnages principaux, il n’est pas pour autant le protagoniste principal mais bien l’un des fidèles alliés du moine Xuan Zang, dont le nom est désormais confondu dans une légende.

Ainsi, l’histoire de Xuan Zang demeure réellement importante, et le périple de Sun Wu Kong contre le palais célestes ne constitue que l’une des aventures de cette série de conte. D’ailleurs, Sun Wu Kong/ le roi singe demeure finalement puni à être emprisonné pendant 500 ans au pied d’une montagne et c’et le moine qui viendra le délivrer. Après quelques remous, il suivra un temps le moine dans son voyage et il deviendra même son disciple bouddhiste. J’aurais du mal à vous communiquer le nombre de contes en question, mais ceux-ci sont vraiment nombreux et ils forment un tout.  

En tout cas, la figure de  Sun Wu Kong/ le roi singe demeure infiniment populaire en Chine. Elle a traversé les siècles et elle demeure encore très appréciée par les enfants. Ses adaptations ont été nombreuses et variées, que ce soit au cinéma ou dans les mangas chinois (si je peux qualifier leur bandes dessinées ainsi, bien sûr) mais surtout dans les spectacles de rue ou de danse (un art majeur en Chine). Pour les films, le comédien Stephen Show a incarné Sun Wu Kong/ le roi singe lors d’un film en 1994. Des adaptations antérieures avaient déjà célébré la saga du moine Xuan Zang, dont les disciples sont le roi singe et un porc. Enfin, des mangas ont traité du personnage autant que du périple.

Ce qui demeure amusant dans le personnage de Sun Wu Kong/ le roi singe, c’est qu’il demeure indiscipliné, terriblement. Les civilisations orientales nous apparaissent comme très formalistes du point de vue de la structure, la hiérarchie et des relations sociales. Or, Sun Wu Kong/ le roi singe demeure l’exception ou l’électron libre. Sun Wu Kong/ le roi singe ignore les usages, il n’en a cure. Il se rebelle tout de même contre les représentants célestes de l’ordre divin, il délaisse son nouveau maître Xuan Zang. Bref, il demeure imprévisible, irrévérencieux et il échappe à tout carcan. A mon sens, Sun Wu Kong/ le roi singe demeure un défouloir au sein de tout ces personnages chinois dont les actions sont guidés par la morale. D’ailleurs, le singe demeure un animal familié aux Chinois, il s’agit d’une des techniques des arts martiaux et elle retranscrit bien la fugacité de singe : indocile, bouillonnant, curieux, indiscipliné, explosif…

Sun Wu Kong/ le roi singe demeure donc un paradoxe amusant au sein de la culture asiatique, un rien subversif même, tel que hélas je l’appréhende (de manière limitée, j’en conviens).

En outre, quelques aventures de Sun Wu Kong/ le roi singe ont été traduites par en livres, au nombre de 8 sur un total souhaité de 30. Ce qui demeure amusant, c’est que cette initiative heureuse ne demeure pas privée mais elle émane du à une initiative de l’ambassade de Chine en 1984. Les livres furent en effet imprimés en Chine, mais je ne connais pas leur mode de diffusion. En tout cas, il s’agit de bien beaux ouvrages qui prolongent la magie du film de Wan Lei-Ming. Merci à eux donc !

 

 

 

 

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Published by Bastien AYALA
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