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18 décembre 2008 4 18 /12 /décembre /2008 08:00

La dame rouge tua 7 fois demeure un très intéressant giallo, film à suspens dont le but demeure de deviner qui est l’assassin. Non qu’il soit parfait, hélas, mais parce qu’il parvient à distiller une intéressante légende de type médiévale et, là est l’exploit, il demeure si bien mis en scène qu’il réussit à nous faire croire, un temps, à cette légende quelque peu tirée par les cheveux. Retour sur un film un rien obscur qui mérite pourtant la pleine lumière.


Le prégénerique de La dame rouge tua 7 fois demeure très réussi. Deux petites filles, une blonde et une brune, jouent à la poupée mais soudain, l’une d’entre elle s’empare de la poupée de sa sœur et il s’ensuit une dispute.

Elles parviennent dans le bureau de leur grand-père, un homme paralytique, et elle demeure sous l’influence d’un tableau qui montre une dame noire tuer une dame rouge, avec un poignard. Sous l’aura du tableau, l’une des deux devient comme possédée et elle saisi un poignard dans le but d’occire sa sœur. Le grand-père arrive à temps, il les sépare et la petite fille redevient normale. Elle dit qu’elle s’est sentie comme habitée par la personnalité d’une autre. Aussi, leur grand-père leur raconte leur raconte la lègende de la dame rouge qui est liée à leur famille.


Il y a des siècles, la dame rouge était une méchante femme qui prenait un malin plaisir à empoisonner la vie de sa sœur, la dame rouge. La dame rouge fut tuée par la dame noire. Mais la revanche d’outre-tombe de cette dernière consista à revenir d’entre les morts pour tuer 6 innocents de l’entourage de la dame noire puis la septième fut la dame noire elle-même. Or, cette légende se serait vérifiée lors des générations suivantes et les petites filles seraient les suivantes.


Une vingtaine d’années plus tard, l’une des deux filles Evelyn est partie pour un long voyage aux USA. Le grand père est sous la garde de sa troisième petite fille tandis que notre héroïne, jouée par Barbara Bouchet, demeure une styliste dans un journal de mode. Elle demeure la maîtresse d’un jeune directeur d’entreprise, dont la femme demeure internée à l’asile. De plus, il demeure en violente contradiction avec son PDG.


Une nuit, le grand-père reçoit une visite pour le moins singulière puisque l’incarnation de la dame rouge elle-même vient rendre visite au grand-père qui meurt d’un infarctus. Sa petite fille ainsi que son gendre ont la conviction d’avoir entendu une sorte de ricanement féminin d’outre-tombe. Le testament va être ouvert, mais il manque encore Evelyn, dont l’argument d’un long voyage aux USA ne semble être qu’un argument dont la véracité craquelle.

Pendant ce temps là, le PDG va voir les prostituées pour des jeux vicieux. Il demeure lui aussi assassiné par la Dame Rouge, dont la présence a glacé d’effroi tous les témoins du crime. La police vient à enquêter plus étroitement dans les affaires de cette famille qui semble cacher des secrets, dont la fameuse question : où est Evelyn ? Est-elle réellement aux USA ? Qui se cache derrière les apparitions spectrales de la Dame Rouge ?


La dame rouge tua 7 fois fait fort, très très fort même. Dès le générique, le ton, l’ambiance nous font enter de plein pot dans cette nébuleuse histoire de spectre et de vengeance d’outre-tombe. La réalisation de Emilio Muraglia demeure si réussie qu’on se laisserait presque prendre à cette légende de la Dame Rouge et envisager très sérieusement que la tueuse, la Dame Rouge, demeure bel et bien un fantôme. Ce doute va nous habiter au long de toutes les péripéties, adroitement conçues par son réalisateur, qui nous entraîne adroitement dans cette histoire de crimes, de complot et de vengeance que l’on suppose d’outre-tombe.


De plus, la dame rouge tua 7 fois nous propose quelques meurtres réellement stupéfiants, comme la séquence qui concerne la femme folle du « héros ». Elle communique avec la dame Rouge depuis sa cellule et un soir, elle va s’évader grâce à son concours. Lorsqu’elle monte l’échelle pour enjamber les grilles, la Dame Rouge coupe une marche et la pauvre femme s’empale au niveau de la gorge. Le grand guignol des meurtres imaginatives en quelque  sorte !


L’intérêt de la dame rouge tua 7 fois demeure quand même l’intrigue. Elle est très ingénieuse et elle contient le grain de folie qui permet au film de se hisser dans les meilleurs des gialli.  La scène où tout bascule pour Evelyn demeure un joyau d’ingéniosité, une perle scénaristique qui fait que les Gialli demeure un genre aussi abouti. Toutefois dans le même temps, la grande faiblesse de la dame rouge tua 7 fois demeure que ses personnages ne nous demeurent pas assez bien présentés et cela gâche un peu les révélations…


la dame rouge tua 7 fois demeure l’œuvre de Emilio P. Muraglia, un excellent cinéaste à la carrière courte et quelque peu obscure (la dame rouge tua 7 fois demeure son film le plus accessible, c’est à dire assez confidentiel). Pour la ressortie de la dame rouge tua 7 fois, tous les intervenants du film ont participé sauf lui, dont personne n’avait la trace ! L’actrice principale demeure la fort belle Barbara Bouchet, une femme qui a connu une grande misère et qui a mené sa barque dans le cinéma italien populaire. Elle non plus n’a pas du participer au Dvd de la dame rouge tua 7 fois. Elle considère cette partie de sa vie comme finie et elle demeure une des seules qui refuse catégoriquement de revenir sur sa carrière (alors qu’elle conserve quelque aura).


Enfin, la dame rouge tua 7 fois bénéficie de la splendide musique de Bruno Nicolaï. B.Nicolaï demeure en quelque sorte le grand collaborateur d’Ennio Morricone avec lequel il travaillait beaucoup dans l’orchestration par exemple. C’est bien simple, si un producteur n’arrivait pas à avoir Morricone, il se rabattait sur Bruno Nicolaï. Ce grand compositeur, mort en 1998, a composé de bonnes et de moins bonnes b.o, mais la dame rouge tua 7 fois demeure l’une de ses meilleures. Elle participe amplement à la distillation de la peur et elle nous convainc que la Dame Rouge demeure bel et bien un spectre assassin qui peut nous frapper au grés de sa folie !


Note : Je vous propose d’aller consulter la critique de Psychovision, qui vous présente la dame rouge tua 7 fois sous un autre angle que le mien. Vous aurez donc une pluralité d’avis.

Enfin, voici le maigre trailer que je suis parvenu à saisir sur Youtube !

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Published by Bastien AYALA
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commentaires

anthony 26/01/2009 03:54

ce film je l'ai vu des centaine de fois depuis l'age de 6 ans ! je suis fan.. je l'aime tjs autant ! il est excellent. C'est un film cher a mon coeur !