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21 octobre 2008 2 21 /10 /octobre /2008 10:09

1ère partie

Vous connaissez sûrement presque tous Jean-Pierre Mocky ?
Il s’agit d’un pan entier de notre cinéma national, en tout cas, un auteur/scénariste/acteur/réalisateur qui a donné à notre patrimoine cinématographique une de ses facettes qui en font la richesse. En effet, les 51 films de Jean-Pierre Mocky sont presque tous différents, ils ne se ressemblent que peu et Jean-Pierre Mocky a œuvré dans tous les genres, avec pour résultat des œuvres qui demeurent parfois réussies, plus souvent encore passionnantes et surtout mémorables.
Il convient donc de revenir quelque peu sur la carrière fort riche de Jean-Pierre Mocky qui continue de faire du cinéma, encore et encore avec une volonté farouche.  

Jean-Pierre Mocky serait né en 1929 à Nice. Il débute dans le cinéma en tant que second rôle dans la comédie. Mais son aspiration était bien d’être réalisateur. La gouaille, l’énergie de Jean-Pierre Mocky sont à retenir, elles l’ont à la fois aidé à passer des portes mais aussi desservies.
Ainsi, la première porte que Jean-Pierre a passé et celle du grand Hervé Bazin. Il l’a en effet tellement convaincu qu’il était l’homme de la situation pour adapter son roman sur l’univers psychiatrique, l
a tête contre les mursl, que H.Bazin lui a cédé gratuitement les droits de son livre pour le cinéma. De plus, Jean-Pierre Mocky est parvenu à convaincre l’excellent Paul Meurisse et Pierre Brasseur, acteur d’exception, de jouer dans ce film avec une rétribution basée sur les recettes. Un beau bouquet pour les producteurs, qui hélas ne lui ont pas donné leur confiance pour la réalisation. Ce fut alors George Franju, un cinéaste d’exception et atypique du cinéma français (Judex, les nuits rouges) qui fut choisi par compromis car Jean-Pierre Mocky pensait qu’il pourrait largement influer su sa réalisation.
Comptez qu’en outre il y a en second rôle Charles Aznavour, que le sujet du film présente deux approches de la psychiatrie d’alors, que le film est très intéressant…une œuvre à retenir.  

Relatif échec, Jean-Pierre Mocky va dieu merci enchaîner plusieurs autres films avec des succès divers mais dont un des premiers est à retenir : les dragueurs.
Les dragueurs, réalisé l’année suivante, raconte avec cocasserie les aventures de mâles qui oeuvrent en essayant de transcender les règles de des mœurs de l’époque. Le film est un tel succès qu’il a imposé le terme de dragueur dans le vocable populaire. Très fort !  

Réussites exemplaires, films toujours cocasses qui n’hésitent pas à brocarder les travers de ses contemporains, Jean-Pierre Mocky a réussi à aligner une belle série de films sans faute, qui ont en plus la patine de l’intemporalité puisqu’ils peuvent encore se voir de nos jours et qu’ils auront la même saveur pour les prochaines générations.

Le drôle de paroissien montre donc Bourvil et le truculent Jean Poiret. Le premier est un noble ruiné qui, par désespoir, se met à piquer dans les troncs des églises puisque « Dieu a dit qu’il aiderait les pauvres. » D’abord par quasi accident, notre voleur parvient à en faire une entreprise familiale avec pour ennemi un inspecteur de police joué par Francis Blanche (il ne risque presque rien !). Le film fit quelque peu scandale à l’époque alors que le ton de l’œuvre était badin. Jean-Pierre Mocky a donc vu juste : le film est plaisant, il bénéficie alors de l’attention des médias ( et des autorités religieuses !).
Vous pouvez voir ou revoir le drôle de paroissien avec vos enfants ou vos parents, le film est toujours aussi savoureux et intemporel ! 

L’étalon est quand à lui tout aussi savoureux. Pour que les femmes soient épanouies, il faut qu’on supplée aux défaillances de leurs époux !
Sur ce principe, le personnage de Bourvil va donc leur fournir du bonheur et l’affaire va monter loin, très haut en fait puisqu’un député assez crétin (excellente prestation de l’acteur) va s’y retrouver mêler. Film comique qui laisse au spectateur toute sa latitude pour rire, l’étalon anticipe quelque peu la libération de la femme.  

Mais Bourvil nous quitte en 1970 à l’âge de 53 ans. Jean-Pierre Mocky raconta à la télévision qu’il vivait avec douleur son cancer et que, trois jours avant sa mort, il était venu, fatigué, pour une promotion afin de donner un coup de pouce à Jean-Pierre Mocky…

Une grande perte mais la route de Jean-Pierre Mocky continue, pour un nouveau cycle...

 

Bonus : la bande annonce d'un drôle de paroissien !

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Published by Bastien AYALA
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