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24 novembre 2008 1 24 /11 /novembre /2008 18:48


Conclusion également pour Brian Michael Bendis, bien que ni son œuvre ni sa carrière n’ont encore atteint la moitié de ce qu’il devrait encore faire. Mais comme pour le cycle Mocky, il convient donc de clore notre loong dossier sur Bendis, et de statuer sur l’artiste.

Tout d’abord, il paraît évident que la meilleure production de Brian Michael Bendis concerne ce qui touche au polar. Notre scénariste a compris tous les rouages, toutes les ficelles et il en tire fabuleusement parti dans des histoires relatives au genre, au du moins, qui mêlent ce genre et un autre.

Ainsi Torso m’apparaît comme sa réussite la plus exemplaire même s’il y a d’autres trésors de haut calibre qui mérite notre attention. Je retiens particulièrement Alias, dont la seconde lecture me fut bien plus profitable que la première. Le personnage de Jessica… est ciselé avec passion par Bendis et il s’agit véritablement d’une bizarrerie de l’édition. Un peu de Marvel way, mais DC commet aussi des impairs.


J’ajoute que le premier arc de The Pulse a aussi retenu mon attention.

Il raconte le calvaire d’une journaliste venue interviewer Norman Orbson et qui devine, durant l’entretien, qu’il est véritablement le Bouffon Vert. Une excellente intrigue, vraiment solide, qui permet de rendre, un temps seulement, de l’intérêt à Spider-Man. SM st une série qui fut bien chahutée par les éditeurs de Marvel, et le retour d’entre les morts d’Orbson est une pilule bien amère. Ce premier arc de The Pulse permet justement de la digérer quelque peu. Parfois, assez souvent même, on suit une série dédiée à un personnage juste pour les excellents moments de lecture qui nous ont offert l’étincelle de la passion. Si Marvel a tout saccagé avec Maximum Carnage ou autre saga des clones, Bendis lui rend enfin de l’intérêt.

Le crossover House of M, qui était censé porter le style de Bendis au pinacle, peut apparaître en fin de compte un peu décevant. Il s’agit encore une fois d’une commande de l’éditorial, où comment l’issue d’un crossover a pour objet d’instituer un événement marquant (le nombre limité de mutants en l’occurrence). Si Olivier Coipel offre une prestation sans fausse note, il faut quand même avouer que House of M ne se lit plus avec le même plaisir une fois le buzz de l’événement passé. Dommage que Brian Michael Bendis ait manqué cet événement qui lui servait quelque peu à exploiter les graines semées dans Avengers Disassembled et de ramener d’entre les morts (bof) Œil-de-faucon de manière aussi peu spectaculaire.

Pour ce qui est des Vengeurs, j’ai des retours positifs sur cette série mais aussi d’autres qui considèrent que la série est plate, qu’il ne se passe pas grand chose tant elle est plate. C’est amusant, c’est exactement ce que je pense de Ultimate Spider-Man qui, à mon sens, se lit vite et fait moins fort que nos épisodes vintages de Stan Lee et de Dikto. Le rythme, le sens de l’intrigue ou même encore les dialogues me paraissent être définitivement du côté de la première version, quoique j’apprécie aussi l’ère Gerry Conway. Bien sûr, tout cela est sujet à débats et je ne prétends pas l’emporter.

C’est à mon sens le nœud du problème avec Brian Michael Bendis. Il n’a pas atteint le niveau d’un Mark Millar, mais je le situe juste derrière.

Il ne cherche pas à créer ses propres licences (c’est un tort), ses histoires sont moins mémorables que celles de Millar, disons moins spectaculaires et elles marquent moins l’esprit autant que les personnages.

Certes, il y a des différences entre les deux auteurs, tous les deux de haut calibre, mais à mon sens, Bendis n’a pas su exceller là où Millar a fait de Ultimates une série d’excellence, la plus remarquable pour Marvel depuis bien des années (Marvels justement ?).

Plusieurs raisons sont à évoquer pour tenter une compréhension de cet évaluation, nous allons les voir la fois prochaine…

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Published by Bastien AYALA
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