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28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 08:08

2ème partie


Lilli Carati disparaît quelque peu du circuit pendant quelque temps.

Pour aller où ? Mystère !

Il aurait été alors salvateur qu’elle épousa un riche producteur ou industriel et qu’elle se range. Hélas, ce ne fut pas le cas et son éclipse finit en 1984 où elle reprit le chemin des plateaux de cinéma, souvent exsangues à cause de la crise du cinéma dont des pans entiers furent arrachés à cause de la politique qui soutient la télé style Berlusconni et non plus le cinéma.


Le genre qui fonctionne alors, pour un temps seulement, demeure le film érotique classieux.

Joe D’Amato s’y essaye le temps de quelques productions et Lilli Carati s’y essaye le temps de que 4 films, mais plus en tête d’affiche. Pour l’un de ces films, Lilli Carati s’adonne au nu.


Certes, elle avait déjà posé pour Playboy, comme ses consœurs, mais un seuil est franchi.

Le filon de ces films s’épuise aussi vite qu’il est apparu et la grande crise frappe le cinéma d’exploitation ou populaire. Toute les petites productions non subventionnées s’écroulent car les circuits de diffusion et les salles s’effondrent.


Aussi, en 1987, l’impensable se produit : Lilli Carati tourne dans des productions pornographiques !

Un choc et un coup de tonnerre car c’est la première fois que le grand écart entre les deux mondes est franchi. Certes, une autre actrice qui a également tourné dans les sexy comédies franchira aussi le cap, mais quand même ! Lilli Carati était populaire auprès du grand public italien et son aura en prend un coup. En revanche, la population mâle est plus qu’intriguée et ses films sont un succès même si leur nombre ne dépasse pas 6 titres et qu’elle n’apparaît que dans une scène ou deux grands maximum. Elle aurait  croisé Rocco Siffredi  et Christopher  Clark.


C’est hélas la spirale infernale qui continue pour notre si belle Lilli Carati qui se perd à la fois de manière professionnelle mais aussi dans sa vie privée. Lilli demeure plus dépendante que jamais à la drogue, sa consommation était alors plus élevée et sa vie est alors chaotique.

Mais en 1989, un événement a marqué et bouleversé son existence.

Lors d’un banal contrôle routier, le policier est intrigué par cette si belle demoiselle au volant d’une belle voiture de sport et il pousse un peu plus en avant les investigations, histoire de bien faire son travail mais aussi de profiter du plastique toujours aussi exceptionnelle de la demoiselle. Il découvre alors 4 grammes de drogues et Lilli Carati est arrêtée puis conduite au poste de police. De retour le lendemain chez ses parents alors que la presse à scandale se déchaîne, elle saute du balcon lors d’une tentative de suicide.

Elle s’en ressortira malgré quelques vertèbres fracturées et, elle le dit elle-même, ce choc fut salvateur puisqu’elle arrêta du jour au lendemain la drogues et ses mauvaises relations d’alors.


Lilli Carati se reconstruisit péniblement, elle changea de vie et elle disparut du cyclone médiatique. Assez récemment, elle réapparut lors de l’émission italienne StarCult pour relater sa vie et cet épisode. Si les Italiens n’ont pas inventé la real tv (ils l’auraient de toute manière trouvé tout seuls tôt ou tard), ils ont pleinement adopté ce format et l’émission eut un certain retentissement. On vit donc le retour d’une femme de cinquante ans, toujours aussi belle malgré les années passées, qui expliqua alors qu’elle était hyper sensibles et qu’elle avait du mal à affronter la réalité de ce milieu qui était alors si dur, d’où sa fuite en avant dans la drogue.


Ce fut un grand plaisir, pour ma part, de revoir cette si belle femme qui incarne le mythe de la rédemption. Elle était magnifique, elle est toujours aussi belle. Elle s’est brûlée les ailes tel Icare à la lumière du cinéma mais sa beauté reste, pour toujours, évanescente. Je rends donc hommage à la si belle Lilli Carati qui, comme la plupart des femmes, dissimulait sous sa beauté captivante une grande fragilité qui l’a hélas consumée.

Incarnation vivante de vieux mythes tragiques, Lilli Carati reste donc un exemple édifiant de la cruauté de ce monde du spectacle qui produit parfois des destinées tragiques et contrariées. Lilli Carati était l’un d’entre eux.


Voici l'image de Lilli Carati que je préfère : souriante, pleine de promesses, Lilli irradie de sa candeur et de sa beauté d’alors. Comme si le meilleur lui était alors permis.




Note : Je rend hommage et je tire un coup de chapeau à Eric Draven du site Version 1 de Zone bis. Ses articles et ses chroniques bio étaient excellentes et sans équivalents. Je les regrette beaucoup. Merci à lui.

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Published by Bastien AYALA
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commentaires

Bob 30/05/2009 22:49

Le site ZoneBis par contre ne regrette pas du tout les écrits de Eric "le mytho" Draven par contre !

Jean-Marc 01/02/2009 11:05

En effet, Lilli Carati était la Bimbo de l'époque. L'autre actrice a avoir connu un sort aussi triste, sans la phase de la drogue et le reste, se nomme Karin Shubert. Venue du cinéma normal, elle a dû venir au porno parce que son fils était toxicomane et qu'elle devait payer ses doses. Un triste parcours là aussi. Bon article sur Lilli ceci dit.