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23 février 2009 1 23 /02 /février /2009 07:41

1ère partie


Roger Moore est l’idole de mes jeunes années, quand j’avais 8 ans. Les James Bond, ses James Bond, sont la première œuvre qui m’ait vraiment passionné. En outre, toute sa carrière me paraît passionnante, encore aujourd’hui.

Puisque Roger Moore vient de sortir ses mémoires, sous le titre Amicalement vôtre, il était temps de revenir sur ce grand acteur, si spirituel et distingué dont le parcours, la personnalité ainsi que son importance demeurent des plus intéressants.

Retour sur un grand du cinéma et de la télévision qui continuera d’enchanter des générations de cinéphiles.


Roger Moore naît en 1927. Il est le fils unique d’un policier londonien et d’une mère aimante.

Roger Moore s’essaye à divers chose mais il désire alors tenter sa chance en qualité de dessinateur. Il est en effet engagé dans un studio ou il est « va donc ». En plus de son travail, il doit effectuer les tâches pénibles et ingrates d’assistant : le thé, aller chercher telle ou telle chose… Un matin, il oublie précisément d’effectuer une de ces courses et il est renvoyé !

Ayant du temps à perdre avant d’enchaîner sur un autre emploi, malgré l’espoir d’une carrière qui tourne court, il accompagne un ami à une audition. Là-bas, sur place, un directeur de casting le remarque, discute avec lui et lui offre quelque temps plus tard une bourse pour apprendre le métier de comédien !

Roger, alors jeune et confiant, se lance dans cette aventure qui lui tombe dessus de manière providentielle. Roger Moore, de nos jours, n’a jamais oublié ce mécène providentiel qui lui a filé un coup de main et il lui en témoigne toujours sa reconnaissance. Il s’agit d’un trait de caractère de la star qui en fait un homme remarquable, et ce ne sera pas le seul.


Roger Moore vivote, se reclasse au sortir de la guerre, se marie (une première fois) et arpente les durs chemins de la gloire qui consistent, pour le moment, à pourvoir le repas quotidien. Il divorce, alors que sa carrière demeure sinueuse. Puis, il  fréquente une chanteuse à voix qui deviendra sa seconde épouse. Elle l’emmène aux USA, il la suit.

Roger Moore deviendra une star MGM. Il jouera dans quelques films, en tant que second rôle, dans des productions de la firme au lion alors prestigieuse mais le contrat n’aboutit pas à une situation stable.

C’est au tour de la Warner de l’embaucher pour un contrat qui l’oblige à tourner ce qu’on lui propose. Il y aura beaucoup de productions, mais une se détache particulièrement : Ivanohé !


Bizarrement, cette série n’est pas britannique mais américaine.

Elle est cependant un hit mondial, aussi en France où elle s’impose comme le seul concurrent digne de Thierry la fronde. Ivanohé va durer 39 épisodes mais la série va surtout imposer Roger Moore en Angleterre. Une série américaine qui impose une star sur son sol natal alors qu’elle est tournée et produite dans un pays étranger, voilà qui est insolite.

Roger Moore tourna dans une autre série, The Alaskans, puis dans un autre film qui va, il le raconte avec humour, s’avérer prémonitoire pour la suite de sa carrière :

Gold of the seven saint.

Il y a dans ce titre une allusion à un futur film, Gold de Peter Hunt, puis seven pour 007 et enfin son prochain grand succès : The Saint !


En effet, Roger Moore avait déjà essayé d’acheter les droits de la série à succès de Leslie Chartelis, Le saint mais d’autres producteurs ont été plus rapides que lui. Heureusement, ces mêmes producteurs avaient des vues sur lui. Mais entre-temps, Roger Moore avait tourné une autre série télé, la troisième, nommée Maverick et il avait surtout tourné l’enlèvement de Sabine, un péplum de 1961 où il rencontra alors celle qui allait devenir la mère de ses trois enfants, Luisa. Roger Moore garde un mauvais souvenir de ce péplum où tout allait en dépit du bon sens. Les producteurs étaient  les Salkind, le futur de producteur de Superman. En 1978, le plus gros succès populaire fut en effet Superman qui sera suivi de…Moonraker !


Roger Moore revient en Angleterre. Il en a soupé des séries télé mais le Saint se présente à lui alors il hésite. Le succès sera tel, notamment grâce aux USA, qu’il ira au-delà des 3 premières saisons qui adapteront les nouvelles de Leslie Chartelis. Roger Moore raconte avec beaucoup d’humour, l’homme semble en déborder, que l’auteur du Saint n’avait heureusement pas de droit de regard sur les scénarii qu’il jugeait de toute façon faible et qu’il vilipendait copieusement !

Le Saint commençait toujours de même manière : un pré générique qui exposait une situation où des personnages, parfois le Saint racontait lui-même une anecdote et, invariablement, quelqu’un présentait qu’il s’agissait du Saint lui-même. Alors une belle auréole apparaissait sur la tête de notre héros qui la regardait d’ailleurs avec une certaine complicité.


Les histoires étaient toujours des plus intéressantes. Les trois premières saisons étaient sec et nerveuses. Certes le personnage du Saint était édulcoré mais les intrigues tournaient autour du crime. Le personnage de Simon Templar était lui-même douteux, la série n’y fera que des allusions. Les scénarii en revanche présentaient souvent une sous-intrigue intéressante qui révélait à la fin un traître.

Roger Moore, avec son humour habituel, racontait que Simon partait souvent avec l’héroïne de l’épisode, le nombre de beautés qui ont parcouru la série est hallucinant, pour l’emmener « dîner dans le meilleur restaurant de la ville. » Une façon élégante pour éluder le stade postérieur au restaurant !

La série dura 7 ans et 118 épisodes. Moore s’en accommoda (il raconte qu’il pouvait rentrer chez lui tous les soirs) et il s’investit alors en tant que producteur, il détient encore les droits du personnage, mais aussi en qualité de réalisateur !

Son épisode, fort bien mise en scène, raconte un savant fou qui a mis au point une fourmi…géante !

L’atmosphère de cet épisode est similaire au fameux autre épisode sur celui du monstre du Loch Ness, qui distille savamment le doute jusqu’au final sur la présence effective du monstre. Un épisode marquant et audacieux pour une série à destination des enfants !

Roger Moore se lasse de ces 7 années de série. Certes, il a la gloire et la fortune mais la cage, bien que dorée, s’avère trop petite.

Il va mettre un peu de temps à rebondir, mais la phase finale de sa carrière lui apportera une gloire mondiale. Il y aura cependant encore quelques petites marches à gravir qui le mèneront au célèbre personnage britannique effectivement lié au chiffre 7…



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Published by Bastien AYALA
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