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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 08:13

J’ai relayé il y a peu la venue du premier numéro de Golden comics.

Je me suis réjoui du fait que l’initiative de Fred Trèglia, en louant à la fois son esprit d’entreprise mais aussi sa propension à proposer quelque chose de neuf et de sensationnel.

Toutefois, je n’avais alors pas dans les mains ce fameux Golden Comics, premier d’une série.

Il convient donc maintenant de passer à la seconde et légitime phase : le verdict.

Golden Comics 1 est donc tourné aux comics d’horreur.

Il s’agit d’un genre qui est venu après la seconde guerre mondiale et dont les plus notoires représentants sont les EC comics. Comme d’habitude, et je le regrette amplement, « on » a tendance à ne se référer qu’aux EC comics et à reléguer tout le reste. C’est exactement le contraire à l’esprit de mon blog. Il est certes vrai que les EC comics avaient deux atouts majeurs : la chute des histoires constituent encore des références et les artistes de la firme sont, encore de nos jours, des maîtres de cet art graphique.

Le filon de l’horreur, une fois passé le cyclone moral et vertueux du pamphlet du DR Wertham, a repris ici et là en respectant quand même une certaine limite dans l’horreur graphique qui ne sera franchi que dans les années 70, chez les petits éditeurs agressifs ou undergrounds.

DC, Charlton ou encore d’autres (il y a eu tellement de firmes qui me sont inconnues) ont continué à produire ce genre d’histoires et, dans chaque firme, il y a un lot de fleurons et d’histoires dispensables. Le genre s’est éteint vers 1983 pour être totalement rénové par les auteurs anglais de gros calibres tels que Neil Gaiman ou Alan Moore.

Mais que nous propose donc ce Golden comics 1 ?

Des histoires variées qui recouvrent quelques monstres que l’on rencontre au cinéma, le loup-garou et le vampire (les furies de la rampe). Ces deux histoires sont très sympa, elles se lisent avec grand plaisir et, un détail que j’aime beaucoup, j’ai eu beaucoup de mal à les dater car elles semblent quelque peu hors du temps, comme si elles pouvaient être écrites il y a quelques dizaines d’années au début des années 80. Le dessin est de bonne facture, efficace, et il nous rappelle qu’il n’y a avait pas que les stars de Marvel, citons Dikto ou encore Dick Ayers, qui avaient un très bon trait et un bon story telling.

Donc deux bonnes histoires, qui ouvrent et qui ferment ce Golden Comics 1 mais le meilleur, à mon sens, se trouve entre ces deux histoires.

Avant de les passer en revues, quelques mots sur le point fort de la revues : la partie éditoriale de Jean Depelley et Fred Trèglia. Il est de très haute tenue et il apporte énormément à ce numéro en livrant d’excellentes informations à la revue. Encore une fois, j’ai beaucoup apprécié cette partie éditoriale, totalement absente de ces revues de jadis, qui nous permet de nous renseigner de façon fort claire sur ce courant et leurs auteurs.  J’ai à ce titre beaucoup apprécié la présentation de Avon Comics, un éditeur qui m’était inconnu ! Du bon boulot, efficace, qui confère à ce numéro une dimension et une qualité supérieure qui se rencontre très rarement dans l’édition française.

Le second titre de la revue, l’affaire de la bête issue de la peinture, est donc le fameux premier travail de Wally Wood. L’histoire est des plus originales et sa conclusion montre notre « héros » qui ne réalise pas d’acte de bravoure inutile. Savoureux.

The evil cornucopia, l’histoire suivante, nous présente le démon Morthéo qui, tel un Djinn, confère à la fois pouvoir mais aussi une solide malédiction qui sera des plus cruelles pour le protagoniste. Un bon moment de lecture.

Suit la bête enragée de Monaco qui montre le Comte Duclos, joueur effréné qui vient de tout perdre. Il entend parler d’une mystérieuse duchesse qui aurait, selon la rumeur, le pouvoir de prédire les numéros à la roulette. Le Comte se rend chez elle, mais là aussi une malédiction est tapie dans l’ombre. Cette histoire est également de bonne facture et, détail amusan, le Comte a le physique de Tony Stark !

Vient encore la tribu des arbres fatals qui nous montre une histoire plus dans la lignée de ce que l’on pouvait lire dans les comics Atlas, dont le nom suivant est Marvel.

Là encore, une histoire simple efficace qui nous entraîne sans mal dans un autre univers de fantasy.

Il s’agit à mon sens de coup de génie de Fred.

Je crois que nous tous avons parfois un  peu marre de ces coups de théâtre téléphoné des comics, de ces événements crossovers annoncés 1 an auparavant par une série de 52 numéros ou encore d’une imagination très faible de la part des scénaristes.

Les histoires de Golden comics, et c’est heureux, nous font revenir à la base des comics. C’est à dire qu’il faut 7 pages pour dérouler une histoire qui stimule notre imaginaire et satisfait pleinement notre besoin d’évasion.

Un retour aux sources bénéfiques et rafraîchissants car, loin des multiples histoires à suivre et des héros quarantenaire dont il semble parfois qu’on a fait le tour, ce Golden Comics nous rappelle que Comics rimait souvent avec distraction pure et imagination débridée.

Manifestement un art qui s’est perdu.

Je vous engage donc à vous faire votre propre idée.

Cliquez sur le lien d’Univers Comics pour le commander, passez le à vos amis, lisez-le, mais j’ai le sentiment que cette Golden collection va nous offrir des voyages des plus intéressants.

Montez à bord !

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Published by Bastien AYALA
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