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2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 07:58

Dossier publié orignellement sur France Comics !

Il s'agit donc d'une rediffusion !



Adam Hugues est un grand du comics book, quand il se donne la peine de bien vouloir nous proposer quelque productions ! Les nouveaux venus dans les comics ont peut-être admiré certaines de ces couvertures, car sa production assez récente ne comporte que des covers, mais il convient quand même de retracer sa carrière qui recèle quelques bons moments !

1 Les débuts.

Je risque de faire du mal à certains dessinateurs en herbe qui tâtent du crayon, mais Adam Hugues a ce qu’on appelle un talent inné. Né en 1967 dans le New Jersey dans la ville de Florence, il s’est exercé au dessin durant son adolescence avec une certaine  facilité. Un de ses passe temps consistait à redessiner les comics, dont ceux de son idole, Jack Kirby. Son premier contact marquant avec les comics se produisit grâce à ses cousins. Il demeure donc influencer par les stars de son époque, Kirby, John Byrne et plus tard, Dave Stevens (on peut même considérer une parenté dans le style). Un petit point sue Dave Stevens qui nous a récemment quitté : il s’agit d’un artiste lent, appliqué qui excelle dans la représentation des femmes et d’un rendu abouti. Il possède une certaine ligne claire qu’a eu en son temps John Byrne. Les contours des personnages sont surlignés et l’anatomie demeure gracieuse. Si bien que, contrairement à d’autres, il n’a pas suivi la voie normale qui consiste à passer par une école de dessin afin de parfaire ses dons et d’apprendre la technique indispensable. Aussi, à l’âge de 21 ans, il commence professionnellement son premier travail notable, Maze Agency. Il s’agit de l’œuvre que porte un excellent scénariste qui a plutôt travaillé chez Dc, Mike.W Barr. Barr est un solide scénariste qui a livré de fort bons travaux chez Dc, citons quelques Batman & les Outisders (1ère version puisque un second volume est en cours de publication chez Dc), mais surtout Batman, year 2 avec Todd MacFarlaine et Alan Davis. Mike W.Barr livre des histoires policières, c’est le genre dans lequel il excelle et, même s’il décline ce genre dans l’univers des comics, il demeure fort capable dans la caractérisation et le suspens.

Son bébé se nomme donc Maze Agency, il raconte les péripéties de deux détectives, une femme blonde et un homme au physique normal, qui forment un dynamic duo et attachant (un peu comme la série Clair de lune). Cette série ne fut pas un grand succès, en comparaison

des best-seller de Marvel et de Dc, mais elle a satisfait beaucoup de lecteurs qui se sont attachés au ton de la série. Justement, Adam Hugues a fait beaucoup pour le style de la série et sa réussite, il parvient fort bien à rendre attachant une séquence ou encore à restituer une atmosphère oppressante. Dans ses interviews passées, Adam Hugues a déclaré qu’il gardé un bon souvenir de cette série, voire de la collaboration tout court. Mais il est important pour un artiste de « percer » chez les deux grands, afin d’avoir une lisibilité et une notoriété. Ainsi, Dc le remarque et lui propose de rejoindre la Justice League International.

2 La période mensuelle.

La Justice League de cette époque (1989_1991) nous demeure inédite et relativement inconnue en France. Mais elle a fait le bonheur des lecteurs de v.o qui gardent toujours de bons souvenirs de cette mouture de la Jla. Aussi un petit retour s’impose sur cette belle épopée des comics. Crisis on infinite earth a été un événement sans précédent, il a rebâti l’univers Dc, frappé d’incohérence et abscons pour les nouveaux lecteurs. Mais il a surtout proposé une aventure formidablement épique, avec une très grande caractérisation des personnages et un sens du rebondissement sans précédent. A l’issue de Crisis, une nouvelle vague créative est montée chez Dc et, à l’issue du crossover suivant nommé Legends, on reforma une Jla, dont la dern_ère version sombrait dans une réelle médiocrité. Aussi une « brand new »   mouture apparaît avec Captain Marvel, Blue Beetle, Black Canary, Docteur Fate, Batman et  Guy Gardner. Il ne s’agit pas seulement d’une nouvelle équipe, il s’agit d’une nouvelle approche du genre super-héros : ceux-ci sauvent la terre, certes, mais ils ont bien du mal a fonctionné en équipe !

Tous les personnages y gagnent en humour et en caractérisation, et l’architecte de cette œuvre majeure, Keith Giffen, a tenu pendant 5 ans la cohérence scénaristique de l’équipe (un record pour DC, mais Chris Claremont officie sur une équipe que vous connaissez sûrement).

Le premier grand dessinateur se nomme Kevin Macguire, il excelle dans les expressions humaines et il marquera la série de son empreinte. Mais après plus de deux ans, il va poursuivre sa carrière ailleurs. Alors, après des artistes « fill-in », Adam Hugues va être le second artiste majeur à marquer de son talent cette équipe. Il officie par un run à partir du numéro 31 jusqu’au no 51. Mais ce run va connaître de nombreuses pauses, comme MacGuire. Il va quand même participer à la popularité de personnages ou d’arcs bien frappadingues, comme la parodie inspirée du Captain America, le Général Glory (un rien abruti et décalé), ou encore la mort de Mister Miracle, qui permet à la série de se recentrer sur les personnages avec leur premier mort. Adam Hugues va être remarqué, très remarqué, et il veut finir son run avec les honneurs en quittant la série au numéro 51 (le terme de l’ère Giffen sera le 60 après le retour de MacGuire pour clore l’ère). Sa prestation sera réussie, il est reconnu comme un grand artiste. Cette période sur un mensuel lui aura permis d’améliorer son style, mais celui-ci évolue encore.

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Published by Bastien AYALA
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