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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 08:35


1ère partie


Vous connaissez tous les principaux acteurs de James Bond. Il est de notoriété publique que Sean Connery fut le premier interprète de la saga, que Roger Moore lui succéda et que Pierce Brosman incarna le rôle avec un certain éclat pour finalement laisser la place à Daniel Craig.

C’est pratiquement vrai. Mais les esprits les plus avertis savent que un acteur australien, George Lazemby incarna avec talent le rôle pour un film seulement, et que, avant Sean Connery, un autre acteur interpréta James Bond !

Retour sur un rôle qui, comme le Dr Who, se poursuit fort bien malgré l’abandon de son interprète initial.


Le premier James Bond date de 1956. Il s’agit d’ailleurs du premier roman de Ian Fleming. Casino Royale fut adapté en téléfilm dès 1954. Son interprète, Barry Nelson, acteur américain fut donc historiquement le premier acteur à jouer James Bond, 8 ans avant Sean Connery !


Le téléfilm faisait partie d’un ensemble titré « Climax ». Potentiellement, Casino Royale aurait pu initier une série de téléfilms mais l’audience ne fut pas au rendez-vous. Barry Nelson non plus ne crut guère au personnage, presque inconnu, puisqu’il ne prit pas la peine de lire le roman en question. Le méchant, le chiffre, était quand même joué par Peter Lorre, le grand interprète de M le maudit de Fritz Lang.

Bach Film, qui est définitivement un éditeur de DVD à suivre, a récemment édité le téléfilm en DVD !


Nous voilà en 1962. Albert Broccoli s’est associé avec un autre producteur, Harry Saltzman. L’un des deux avait bien les droits des romans de James Bond mais il ne parvenait pas à réunir le budget. Ian Fleming voulait des grands acteurs américains type ou britannique comme David Niven, l’incarnation de James Bond à son sens.

Pas de pot, le budget du film est étriqué, ou disons convenable mais il n’entre pas dans la catégorie hollywoodienne. C’est Sean Connery qui est finalement retenu. Ian Fleming boude un peu mais le film se fait. Il tire au maximum parti de son budget, la base de Dr No est alors ultra-moderne et la réalisation est impeccable. Dr No est un succès public et critique, ce qui est assez rare.


Le James Bond suivant est vite mis en boite, ce fut Bons Baisers de Russie, qui ressemble le plus au roman est qui conserve un cachet de « vraisemblance ». Succès plus important encore qui confirme l’intérêt du personnage et qui impose dans sa version définitive le genre espionnage au cinéma.

James Bond a un impact semblable à la Guerre des étoiles pour le genre : toute production ou œuvre venant après sera automatiquement comparé à ces œuvres phares. Sean Connery a signé un contrat pour 5 films, ce qui sera pour lui beaucoup.


Goldfinger sera le troisième James Bond. Le troisième film en trois ans avec des tournages de plus en plus lourds et de plus en plus complexes. Le film est un triomphe. Il fracasse toutes les recettes au box-office dans chaque pays de l’OCDE mais surtout, il pose les règles définitives de la série : James Bond sauve le monde ou presque (ici l’économie), il a des gadgets hallucinants et deux pépés, une belle et une méchante, lui tourne autour.

Le méchant dispose généralement d’un garde du corps mémorable…

Goldinger est un tel succès qu’il engendre une flopée de films italiens, des copies plus ou moins bonnes dont les meilleurs sont les films de Sergio Sollima, l’agent S3S qui est perdu au milieu d’une cohorte de navets souvent anémiques.


Opération tonnerre puis On ne vit que deux fois suivent le schéma de Golfinger.

James Bond sauve le monde, in extremis mais il reste smart.

Sean Connery en a marre. Le contrat qu’il a signé au début n’est pas assez avantageux à son goût. Les producteurs amassent des fortunes mais il estime que ses prétentions ne sont pas satisfaites. De plus, les tournages sont de plus en plus longs du fait de leur complexité et les dépassements sont nombreux. Il claque donc la porte après On en vit que 2 fois, ce qui met la série en péril…


Vint donc George Lazemby, acteur de peu d'expérience mais très convaincant dans sa prestation…unique !

Mal conseillé, peut-être même atteint précocement de la grosse tête, George Lazemby écouta trop attentivement des « amis » qui lui dirent que James Bond était dépassé, qu’il appartenait au passé et qu’il fallait passer à autre chose. George Lazemby refusa donc un contrat de 5 films ! Au service secret de sa majesté est cependant considéré comme le meilleur Bond et lui-même demeure excellent.

La chute fut rude pour George qui ne retrouva que des productions plus modestes comme Qui l’a vu mourir d’Aldo Lado ou encore l’homme de Hong-Kong. Toutefois, il reste un acteur impeccable et ses prestations sont marquantes ou distinguées, même dans une suite pour la TV d’Emmanuelle !

George Lazemby passe la main. Alors qui sera James Bond pour le suivant ?


Grosse question car la série est toujours aussi rémunératrice.

Les producteurs et le studio, United Artists se mettent d’accord sur un acteur américain, John Gavin, qui a notamment joué dans Psychose. Son contrat est signé, John est prêt à jouer le rôle mais, coup de théâtre, Sean Connery accepte de revenir pour un contrat mirobolant : 1.25 millions de $, des primes pour les dépassements de tournage et deux films de son choix financés par le studio. Quasiment du jamais vu.

John Gavin toucha bel et bien son salaire mais, c'est à son honneur, accepta la décision des producteurs.



Le film est de qualité, mais il n’est certainement pas un des meilleurs. Une aventure comme les autres, mais le décor de l’action, Los Angeles, est un peu trop pesant à mon sens et donne une impression de confinement. Sean Connery ne tarde pas à annonce qu’il passe, définitivement la main et, l’anecdote est de Roger Moore, il est toujours aussi rancunier envers les deux producteurs de James Bond.


Ceux-ci se retrouvent de plus, après un échec patent, à devoir chercher l’oiseau rare qui sera James Bond pour les années à venir…

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Published by Bastien AYALA
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