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14 avril 2009 2 14 /04 /avril /2009 07:29

Les vengeurs de la côte ouest demeure à mon sens un des derniers travaux de grande qualité de John Byrne. Le titre, on peut le dire, était déjà parti sous des mauvais auspices puisqu’il n’a pas connu de grands moments avant l’arrivée de John Byrne.

Il faut dire que les créateurs étaient quand même Steven Engelhart puis Alllen Milgrom aux dessins.


Steven Engelhart est un scénariste dont j’adore certains travaux, surtout son Batman avec Marshall Rogers, mais je trouve qu’il a perdu la main. Ses scénarii sont verbeux, il s’attache à dramatiser à outrance les personnages, pour leur conférer une dimension humaine. Il échoue, à mon sens, puisque le niveau de la Vision et de la Sorcière rouge ne dépasse le niveau d’un soap opéra.

Il faut aussi avouer qu’il n’est pas aidé par Allen Milgrom.

Ce bon copain de classe de Jim Starlin avait la réputation d’être un solide encreur mais ses talents de dessinateurs me laissent perplexe : personnages figés, proportions parfois bizarres, le tout sans aucune séduction. Bref, Al Milgrom prodigue du moyen, du très moyen.


Exactement comme Bob Hall qui a participé au lancement du titre avec Roger Stern, pour une mini-série en quatre parties.

Puisque nous avons eu la série dans Titans, rappelons quand même qu’elle était nettement surclassée par Excalibur, il convient d’avouer que Les vengeurs de la côte ouest était une lecture longue et fastidieuse car ni les dessins, ni le scénario la rendaient excitante.

L’arrivée de John Byrne, au numéro 42 rendit enfin la série palpitante. Mais John Byrne va déployer toutes ses capacités, c’est à dire à la fois ses tics de scénariste qui sont autant de défauts que de qualités. Retour sur un grand moment des Vengeurs de la côte ouest.

Les vengeurs de la côte ouest souffraient de longues sagas où des ennemis assez faibles, Master Pandemonium, donnait du fil à retordre à nos héros. Le problème est que ceux-ci étaient quand même des gros calibres en terme de puissance, mais aussi que ce personnage était assez risible : un possédé qui voulait récupérer ses membres remplacés par des démons ! (assez bizarre et extravaguant quand même, et ce ne fut pas la seule idée de ce type dans la carrière de Engelhart !).


Il y a même plusieurs sous intrigues que John Byrne va devoir boucler. Elles courent depuis Engelhart et elles s’étiraient dans un long marasme sans fin. Exit le craignos Master Pandemonium, vilain de seconde zone, valet d’un démon qui donne à ces Vengeurs plus de fil à retordre que Méphisto ou Loki. Cherchez l’erreur.

Mais John Byrne va appliquer les recettes qui seront ses marques de fabriques, pour le meilleur et le pire : la remise en cause de ce que l’on pensait acquis et le fameux « rien ne sera jamais plus comme avant ».


Le premier qui en prend pour son grade sera la Vision. Père de famille ( !!!), mari aimant ( !!!), John Byrne lui donne une nouvelle direction en contredisant un fait avancé par Roy Thomas : il ne fut pas construit sur le corps d’Human Torch.

Un élément de suspens intéressant, tant qu’il est bien mené et c’est ici le cas.

En poussant l’enquête, l’Human Torch original revient et son retour constitue un excellent moment de la série.


L’autre grand moment demeure la mise en abîme de la Sorcière Rouge. Elle perd son mari, ses enfants sont une matérialisation improbable de sa psyché, tout concorde pour l’amener du mauvais côté et rejoindre son père. Encore une fois, Marvel met un temps incroyable pour boucler cette intrigue et c’est Bendis et Olivier Copel qui bouclent cette intrigue avec House of M, plus de 15 ans après ! Qui a dit que les fans de Marvel n’étaient pas patient ?

Et encore, on pourrait voir les germes de cette inclination maléfique lors du premier passage de John Byrne dans sa première participation au titre mère, les Vengeurs.

Pour le reste, il y a la venue de U.S agent, personnage au potentiel certain que seul John Byrne saura entrevoir. Le dessin est à mon sens le dernier grand moment que nous offre big John : les héros sont puissants, bien personnalisés et les séquences d’action nous montre une grandeur et sont de qualité. John Byrne a des projets à long terme sur la série. Une série qui durera un peu plus de 100 numéros et qui ne laissera guère d’enthousiasme, il faut bien l’avouer.



Byrne nous pond également de nulle part ses great lakes avengers qui, à mon sens, sont à la base une bonne blaque. D'ailleurs, d'autres comme Joe Kelly dans son Deadpool sauront continuer cette savoureuse farce. Un groupe de plus dans le Marvel Universe, mais qui est réelleemnt différent de ses confrères !


Byrne avait de grands desseins pour la sorcière rouge, son pouvoir devait altérer toutes les réalités parallèles mais l’éditeur en chef, encore un balourd, a reviré d’opinion et lui a interdit d’exploiter cette idée qui était alors bien avancé par les multiples sub plots relatifs à Immortus. Encore une fois, la Marvel Way a frappé et John Byrne, écœuré après s’être investi, décide de quitter le titre alors qu’il avait encore plein de bons moments à nous offir.

Quel dommage !

Dernier excellent moment, inachevé dans la forme et dans les intentions de l’auteur, Les vengeurs de la côte ouest sont donc la dernière bonne œuvre de John Byrne.

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Published by Bastien AYALA
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