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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 08:07

1ère partie


Si John Byrne avait déjà œuvré ici ou là, notamment sur Rogue 2000 déjà publié chez Charlton, ses débuts marquants semblent être à Doomsday+ 1.

Qu’est-ce que ce Doomsday+ 1 ?

Une série de SF qui brasse des thèmes déjà bien dans l’ère du temps, à savoir les années 70, et qui demeure une des œuvres la plus intéressantes de Charlton.

Il est temps que Doomsday+ 1 ait un peu plus de considération de la part des amateurs de comics français.


Doomsday+ 1 est une œuvre singulière et ce à plusieurs titres.

Premièrement, il s’agit de la collaboration entre un jeune talent qui va exploser, notre John donc, et d’un auteur éprouvé qui sait écrire de tout, et en grande quantité : Joe Gill.

Un sacré talent ce Joe Gill !


Mort assez récemment, Joe Gill avait la productivité et la polyvalence d’un Stan Lee : il était capable d’écrire tous les thèmes, pour tous les genres, aidé par une imagination qui semblait inépuisable. Joe gill travaillait dans la Charlton, qui faisait toute sorte d’activités relatives au monde de l’imprimerie (coloriste, maquettiste) et qui se débrouillait la plupart du temps pour se trouver là, à temps, pour obtenir en premier tout contrat d’écriture. Si la Charlton a révèlé de grands talents, Dick Gordiano, Denny O’Neil, Joe Gill ne voulait pas se faire distancer et il sut toujours rester en course et se mettre à la page.

 Vous pouviez trouver des scénarii de Joe Gill essentiellement pour Charlton (DC comics aurait dû le récupérer, un rendez-vous manqué), pour les comics de guerre, de monstres, de super héros mais aussi cet atypique Doomsday+ 1.


De quoi parle Doomsday+ 1 ?

Il s’agit d’un brassage du thème à la mode dans ces années 70 : l’humanité est condamnée et on va tous mourir !

Plus sérieusement, un dictateur d’un petit pays d’Amérique du Sud, Rycos, envoie un missile nucléaire, ce qui a pour effet domino de déchaîner l’apocalypse, le fameux A.D qui signifie After Destruction et qui a servit de prétexte pour maint et maint de films ou de romans.


Nos trois héros, un homme et deux belles femmes nommés Ellys Boyd ainsi sa fiancée Jill Maden et la scientifique japonaise Ikei Yashida, effectuent une mission spatiales dans l’espace. Leur vol démarre juste à temps pour échapper au grand désastre qui va s’avérer fatale pour l’humanité. Ils reviennent pour trouver une planète vidée de toute humanité.

Certes, ils ont pour chance de ne pas subir ce fameux hiver nucléaire, cette période de radiation mortelle pour les organismes animales et végétales.

En outre, ils trouvent un barbare nommé Kuno qui a été emprisonner dans la glace, et qui se réveille le plus naturellement du monde. Kuno est assez réussi visuellement, et après des petits problèmes de communications, il va devenir le quatrième élément de ce groupe de rares survivants, qui va justement devoir affronter maint dangers, car une fois le règne de l’homme achevé, des éléments hostiles vont se succéder pour prétendre conquérir le monde.


Doomsday+ 1 propose une formule à la fois simple, mais aussi efficace.

Simple car elle repose, voire même s’inspire de la planète des singes. Certes, Y the last man pourrait lui-aussi avoir emprunté quelques petits éléments à ce grand classique de Pierre Boule, mais il faut reconnaître que Doomsday+ 1 demeure assez convainquant et fort distrayant.


Justement, l’histoire est efficace car nos héros, dont la dynamique de groupe introduit un triangle amoureux, demeure des plus réussis et, même si la caractérisation n’est pas des plus parfaite, leurs aventures sont des plus alertes et dépaysantes.

Le monde a changé dès le lendemain de l’A.D, et les menaces qui rôdent ne sont pas des plus rassurantes non plus.

Mais ces menaces, quelles sont-elles au juste ?

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Published by Bastien AYALA
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