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29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 08:13

2ème partie


Chaque numéros de Doomsday+ 1 , après le premier qui est un numéro d’exposition, nous montre une menace différente.

Généralement, il s’agit d’un ennemi du genre humain qui n’était alors pas assez puissant pour déclarer une guerre frontale contre le genre humain. Alors que ce dernier a presque entièrement disparu, des créatures bizarres sortent de l’ombre, prêtes à prendre possession d’une terre laissée à l’abandon après un acte auto destructeur initié par quelques uns qui ont condamné tout le monde.


Notre premier numéro voit donc le monde tomber sous une pluie nucléaire. Le second acte est la découverte d’un glacier dans lequel se trouvait un mammouth qui, réveillé, devient furieux. Une aide insesperée leur vient d’un autre occupant de ce glacier, le tonitruant Kano, qui se sociabilise et même se met au niveau de l’équipe assez vite. La fin du troisième acte demeure le renforcement des liens de ce quatuor assez improbable : un triangle amoureux et un homme préhistorique voués à survivre dans ce monde désolé.


Le second numéro oppose une armée de robots, qui semble exécuter un programme secondaire de défense qui leur ordonne d’éliminer tout ennemi dont nos survivants.

Ceux-ci ont penetré dans une base militaire et ils vont donc profiter de tout l’armement ultra secret.

En réalité, c’est le Dr Yomorov qui est devenu maître de cette armée robotique. Yomorov a fait ses adieux à sa propre chair car il est devenu un être cybernétique qui a des visées hautement totalitaire…


La troisième aventure confronte nos héros aux peace-keeper. Les peace-keeper sont des êtres cybernétiques intelligents qui représentent un gouvernement de 4000 espèces. Ils viennent pour déterminer quand détruire notre planète, histoire que ce cycle d’autodestruction ne se répète pas un jour, en encore plus gros et avec de pires conséquentes.

Devant la personnalité volontaire de nos héros, le peace-keeper en chef décide de leur accorder une seconde et ultime chance, qui est bien mince et la suite de leurs aventures vont nous le montrer.


Le quatrième numéro oppose nos aventuriers de la dernière chance a une menace secrète.

Ils répondent à un signal de détresse qui provient d’une banale maison. Il n’y a aucun survivant…humain. Il s’agit d’êtres amphibies qui viennent de l’empire caché et qui décident qu’il est temps de conquérir la terre laisser à l’abandon et désormais sans défense aucune.

Nos quatre protagonistes sont emmener sous la mer, dans des cités sous marines mais ils sont aidés par une race différente, les Amphibiens. Ces derniers ont évolué différemment Avec leur aide, ils défont les plans de l’empire amphibien.


Le cinquième numéro est mon préféré.

Il y a bien d’autres survivants humains. Il s’agit de militaires. Pas des pontes ou un état-major, non, mais un petit groupe de soldats peu gradés qui se sont trouvés protégés in extremis. Ils attirent et capturent donc nos héros mais ils ne veulent qu’une chose : les femmes !

Nos survivants vont s’échapper avec difficultés et, par réflexe bêtement compulsif, le sergent qui commande cette minuscule poignée d’hommes, va déclencher un missile dont l’entretien est défectueux ! Ainsi meurent la moitié de l’espèce humaine encore en vie…

Un bon épisode, qui change un peu des menaces rampantes, et qui montre un résidu d’hommes bêtement guerriers qui ont encore, malgré la catastrophe épouvantable, un réflexe destructeur primaire.

John Byrne va se souvenir de ce type de personnage, le quidam qui a un niveau intellectuel assez moyen, voire bas, et dont la réflexion viendra après l’action.


Le sixième numéro entraîne nos équipiers dans un monde qui semble leur convenir, dans un premier temps.
 Il s’agit d’une enclave où des singes évolués sont réduits à l’esclavage. Ils sont conduits par un hôte qui est accueillant, qui suscite l’empathie. Mais avant que le piège ne se referme, d’extrême justesse, le voile brumeux de la supercherie est éventé. Leur hôte se révèle être un singe doué de capacité télépathique, et il veut les soumettre à leur volonté.


Bizarrement, j’ai un septième numéro, édité chez Fantagraphics books, qui permet enfin à notre quatuor de trouver un havre de paix avec encore un humain, une sorte de savant réfugié dans l’Aerie, une base perchée dans l’Himalaya. Ce savant nommé Stinson Temp est est bienveillant, il a été en quelque sorte piégé dans cette base lors de la pluie nucléaire et il est aidé par des robots. Mais des ennemis font le siège de la base pour tout détruire : des Yétis agressifs qui mettent en péril cette frêle oasis de paix. Après que l’attaque ait détruit un petit être d’un nouveau genre, une sorte de petit singe télépathique représentait les espoirs du professeur…

 


Ainsi se clôt provisoirement Doomsday+1.

Cette série s’inscrit dans l’ère du temps, c’est à dire une exploitation du péril et de la peur atomique, qui avait déjà trouver une puissante œuvre au cinéma avec la Planète des singes puis en comics avec Kamandi ou encore la Planète des vampires chez Atlas.


Doomsday+1 ne fonctionne pas comme Kamandi, davantage basé sur l’imagination débridée du grand Jack Kirby.

Doomsday+1 jette davantage un pont vers le cinéma ou la série télé : chaque épisode construit sa propre histoire qui mène vers la suivante.
 Le rythme est vif, l’action est tonique et les personnages, quoique un brin stéréotypés, qui sont opposés à des menaces hautes en couleur qui ont tendance à légèrement se répéter.

Du point de vue de notre époque, le tout est sympathique et fort divertissant.

A sa sortie, Doomsday+1 devait être détonnant, excitant.


Le séquençage de l’histoire me fait penser à Ulysse 31, où les héros sont confrontés à une menace par épisode avant de trouver une issue qui leur soit favorable.

Quel dommage que LUG ou Arédit n’aient pas traduit cette œuvre à l’époque, ou deux-trois ans plus tard comme à leur habitude de jadis !

Doomsday+1 aurait été un bon souvenir de lecteur mais en tout cas, il reste à découvrir et, s’il n’est pas un sommet du comics book, il reste une œuvre assez distrayante, en tout cas une des perles de la défunte et regrettée Charlton comics.
Mais Doomsday+1 est aussi l’œuvre phare du récemment disparu Joe Gill, qui s’est montré alors fort capable de livrer une œuvre moderne et dynamique, avec l’aide de John Byrne, qui a très certainement apporté son dynamisme et son talent à ce qui est sa première œuvre marquante.

A vous de vous faire votre avis !

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Published by Bastien AYALA
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commentaires

Blazouf 05/05/2009 19:54

Je laisserai un commentaire avec plaisir des que je les recoit ! ;-)

Bastien 05/05/2009 19:42

Bonsoir Balzouf, on se tutoie si tu le permets.

Tu as de la chance et du nez, car je savais en effet qu'il restait un lot à 25 euros de la série sur e-bay.

Il me semble que c'est une affaire, en raison de la rareté et de la qualité de la série.

Laisse-nous stp ici même un commentaire sur la qualité de la série, ce que tu en penses (sachant que tu prends le risque d'être déçu).

Je suis assez circonspect sur Doomsday + 1 car j'ai un numéro de plus que la numérotation de Charlton, mes numéros proviennet d'autres éditeurs.

Si un lecteur a des renseignements sur ce sujet...

Blazouf 05/05/2009 11:38

Excellent article !
Etant un fervant admirateur de John Byrne, j'ai suivi toute la saga des X-Men dans les années 80 (du Special Strange 17 a 34 si ma mémoire est bonne).
J'avoue que j'ai été en état de choc lors de la mort de jean Grey a l'époque. Ensuite j'ai arreté de lire les x-men une fois John Byrne parti..
Votre article m'a permi de découvrir l'ensemble de son œuvre, et du coup je me suis commandé la série "Doomsday +1" sur Ebay !
Merci ! Votre blog est un régal !

Pierre 02/05/2009 17:37

Excellente série d'articles sur John Byrne.
Ton analyse est vraiment très complète et assez juste.
Bravo !!