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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 08:21

7 ème partie


Jack Kirby est un grand des comics, le plus grand selon moi.

Presque tous les films de super-héros qui sortent en ce moment lui doivent quelque chose.

Il a crée, il y a déjà plus de 40 ans, presque tout le cheptel des héros de Marvel et la plupart des héros qui furent crées après découlent de ses créations.

Toutefois, Marvel comics se garde bien de lui rétrocéder des droits d’auteur à un des deux créateurs auxquels la firme doit tant, c’est à dire presque tout.

Retour sur un cas scandaleux dans l’histoire des comics book.


Jack Kirby a déjà une longue carrière quand il revient chez Marvel, alors Atlas en 1957.

Il s’était déjà associé à Joe Simon pendant 15 ans, de 1939 à 1954.

Les deux compères, qui formaient une paire créative dont il serait très intéressant de faire enfin l’hagiographie, si ce n’est le bilan, n’a cessé de produire des comics dans une multitude de genres différents, voire même de créer des genres tel les comics de romance qu’ils produisirent en pionniers.

 Il y eut aussi cet amusant titre, Battle for the 3-D world, qui a participé à l'éphemère vague de comics en 3-D, en 1953. Cette mode imita alors le cinéma qui, pour lutter contre la télévision qui s'imposait alors dans les foyers américains, se devait d'être innovant. Si les premiers comics book en 3-D connurent en effet un succès foudroyant, le raz-de-marée qui s'en suivit banalisa tant ce gimmick que 'effet commercial devint presque nul. D'ailleurs, les films en relief connurent eux-aussi le même essoufflement pour revenir aux débuts des années 80 (les dents de la mer 3, Vendredi 13 3...) pour finalement revenir en ce moment sur les écrans !


Mais la fameuse crise de 1954, ou le Sénat américain partit en croisade contre les comics en s’appuyant sur les thèses du Dr Wertham, créa un tel séisme que nombre de firmes mirent la clef sous la porte. Ce fut hélas le cas de Prize-Crestwood, la firme de nos  pionniers dont la qualité semble pourtant excellente.

Joe Simon choisit alors le marché de l’art tandis que Jack Kirby, qui était quand même une valeur sûre du comics, continua dans cette voie.

Il atterrit alors chez DC, une firme monolithique dont les contenus des comics n’avaient presque rien à craindre du Sénat américain, bien que le DR Wertham décela chez Batman & Robin un contenu homosexuel sous-jacent. DC passait donc cette décennie sans inquiétude et elle s’en ressortie même renforcée, puisque les acteurs des comics étaient devenus bien moins nombreux.


Kirby créa donc pour eux un titre fabuleux : les Challengers of the unknow.

Toutes les qualités qui procèdent de son talent sont manifestes : ue imagination qui atteint des cimes, performances visuelles qui parviennent sans mal à retranscrire l’impossible, de la poésie dans les intrigues et dépaysement total du lecteur.

Jack Kirby donne à la bd le meilleur de ce qu’elle peut offrir : l’illusion des aventures qui propulsent le lecteur dans des univers fantasques qui n’existent pas mais qui proposent un voyage dans l’imaginaire, en concentré pur. Curieusement, les Challengers se situent à un carrefour dans les comics : ce titre retranscrit les prouesses visuelles des meilleurs strips d'Alex Raymond (Flash Gordon), qui a suscité pas mal de vocations chez la génération suivante d'aritstes et les Fantastic Four.


L’autre performance de Jack chez DC est Green Arrow. 
Sans avoir l’air de se forcer, Jack Kirby donne à ce personnage aux aventures jusqu’alors fade une origine assez intéressante et une petite poignée d’aventures qui constituent la meilleur poignée du titre, peut-être jusqu’à la performance de Neal Adams sur ce titre.

En France, Semic sous l’égide de Thierry Mornet nous a proposé un seul numéro, celui des origines.


Il n’en suffit pas plus pour s’apercevoir que Jack n’avait besoin que de ces 17 pages pour proposer des origines claires, marquantes, qui constituent le pinacle des aventures de ce personnage. Une performance mineure pour Jack mais l’heure de gloire pour ce héros bien commun.


Hélas, les éditeurs de DC comics firent une erreur historique en sous-estimant la valeur du grand Jack. Un différent à propos des droits d’un strip nommé Sky Master, encré par un autre talent majeur, Wally Wood, expulsa Jack Kirby de DC. Un éditeur de la firme ne voulut pas reconnaître la participation de Jack Kirby et ce dernier fut black-listé...
 

Il ne resta plus beaucoup d’éditeur en bonne santé sur le moment, mais il y avait bien cette firme à la réputation un rien mineure, Atlas anciennement Timely.

Et l'arrivée de Jack dans cette petite firme au bord du dépot de bilan allait révolutionner l'histoire des comics...


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Published by Bastien AYALA
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