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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 07:06

 6ème partie

 

Les adaptations des comics Marvel triomphent désormais sur nos écrans. Plus nombreuses de nos jours que celles de DC, elles semblent d’ailleurs inépuisables tant le programme à venir paraît chargé et ambitieux.

Mais cela n’a pas toujours été le cas, loin de là !

On peut même penser que Timely/Marvel sort d’un long marasme, presque une malédiction qui semblait ne pas vouloir prendre fin.

Aussi, un petit tour d’horizon des adaptations au cinéma et à la télévision s’impose, et croyez-moi, ce n’est pas triste !

 

La toute première adaptation au cinéma date de 1941 pour un personnage de la Marvel, alors Timely. Il s’agit du Captain America, le seul hit de la firme, crée par Joe Simon et Jack Kirby, qui est alors proposé en sérail.

Qu’est-ce que le sérail ?


Il s’agit d’une histoire vouée au suspens et aux coups de théâtre, auxquels les comics par exemple doivent beaucoup. Pétris par les règles de la culture populaire, dont les shows radiophoniques et les pulps, les sérials étaient découpés généralement en 12 segments qui étaient diffusés en première partie d’un film, ou alors exclusivement pour des séances pour les enfants.

 Indiana Johns demeure l’hommage par excellence aux sérials qui ont adaptés, crée, ou absorbés des thèmes populaires de l’époque. La liste est longue, mais citons Captain Marvel, Flash Gordon, Batman et notre Captain America.

 

Ce sérial, même s’il fut un gros budget pour la firme, qui proposa les meilleurs sérials de l’époque, prit quelques liberté avec le comics.

Le bouclier était absent, il fut remplacé par un pistolet, les ailettes du masques disparurent et le héros, un procureur, se nomma Grant Gardner. Il n’y eut pas non plus d’allusion à Bucky pas plus que de Nazis.


Production invisible en France, le sérial de ce Captain América avait pour acteur principal Dick Purcel. Le destin de cet acteur fut précisément lié à Captain América puisque Dick décéda au terme du tournage de Captain América.

Dick rendit l’âme suite à une crise cardiaque. On peut alors dire qu’il n’avait pas tout à fait le physique de l’emploi et que les efforts demandés furent trop…énergiques pour le pauvre Dick ! Pourtant, Dick Purcel fut doublé pour les séquences d’action !

 

Après une période de vacuité qui durera plus de 20 ans, le temps que Stan Lee et Jack Kirby redonnèrent une impulsion historique à la firme, de nouvelles adaptations toutes fraîches arrivèrent enfin sur les écrans…de télévision.


Jamais le terme adaptation n’a été aussi mérité puisque ces produits se content d’animer case par case, presque comme des marionnettes, les exploits de Namor, des Vengeurs, de Hulk et de Thor.


Un monument kitsch que vous vous devez de connaître, et surtout des perles d’infantilisme !

La reproduction des épisodes, voire même des cases, est si littérale que même les onomatopées y figurent !

On reconnaît bien sûr le style de John Buscema, Jack Kirby et peut-être même Don Heck sur les Vengeurs.

 

Ce fut donc la firme canadienne Grantray-Lawrence qui s’occupa donc de ces si peu fameuses adaptations. Spécialisées dans les productions à petits budgets, la firme débuta en 1954 et elle finit par connaître la faillite en 1967. Ses dessins animés étaient donc cheap et, malgré l’internationalisation de certains de ses cartoons, elle ne survit pas.

Notre cycle de super héros Marvel se nommait donc le Marvel super héros show.

Le pinacle de ces choses affreuses mais tellement savoureuses demeure les génériques plus enfantins et débiles les uns que les autres (mais j’ai quand même une préférence pour Hulk).


Bref, du lourd, du heavy en platinium qui permet d’immortaliser les efforts créatifs de la firme pour pérenniser ses personnages dans la postérité.

A découvrir de toute urgence !

 

Mais ces années 60 ne sont pas si sombres que cela pour Marvel, puisque Spider-Man est efficacement adapté à l’écran.

C’est le très grand Ralph Bakshi qui s’y colle et cela donne une série qui vint chez nous quelques 13 années plus tard.

Tous les ennemis de l’époque s’y retrouvent, avec même des créations et le grand public a encore le titre de la chanson qui traîne dans la tête. Pas mauvais mais quand même destiné aux enfants.

 

Les 4 Fantastiques sont également adaptés pour la télévision.

Là encore, c’est une adaptation littérale puisque les histoires sont remaniées au minimum.

Combien Jack Kirby a alors perçu pour l’adaptation de ses comics qui ont dû, comme Spider-Man, quand même ramené des jeunes lecteurs vers la firme ?

J’ai peur que ce ne soit pas grand chose, voire presque rien…


Les 4 Fantastiques furent diffusés en France et ils marquèrent là aussi quelques esprits de l’époque même si on se souvient davantage de la chanson interprété par Noam.

Beaucoup de sagas s’y retrouvent, citons Galactus, l’homme taupe, Diablo ou encore le Super-Skrull dans des adaptations incroyablement fidèles.

 

Cette fin des années 60, pour Marvel, marquent donc l’irruption de ses héros par la petite porte, dans des dessins animés aux budgets parfois indigents, mais qui touchent cependant un public enfantin. Le bénéfice dut à mon sens s’apprécier par un nouvel afflux de lecteurs, mais aussi de merchandising lucratif pour la firme.

Combien ont touché les auteurs et les dessinateurs pour l’adaptation presque sans retouche de leur travail et de leurs efforts ?


J’ai peur que la réponse se trouve dans les parties précédentes.

En tout cas, l’ère des années 70 s’annonce celui de tous les défis pour Marvel comics.

Ses personnages sont davantage in que ceux de DC, mais leurs auras ne passeront pas par le cinéma, où Superman triomphera en 1978, mais bien par le petit écran.

Un périple à hauts risques…

 

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Published by Bastien Ayala
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