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29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 18:54

Terminator reste pour moi un excellent souvenir de cinéphile.

N’ayant pas encore 10 ans, j’ai pu voir le premier dont j’avais juste vu la bande annonce, qui m’avait déjà laissé un souvenir marquant.

Mais le film lui-même fut un autre choc. Bien que jeune, j’avais compris que ce premier opus était bâti sur une histoire d’amour, et que le reste, bien que de qualité, proposait une habile variation de ce thème.


Je fus également très surpris de voir le squelette de Schwarzenegger se relever, après l’explosion du canon. Les 2 visions du futur très pessimistes m’ont également très marqué. Elles sont à la fois puissantes et mémorables. Bref, Terminator premier du nom constitue bien un film en avance sur son temps, qui n’a rien perdu de sa puissance et qui transcende sans problème son matériel de base. Une réussite totale, qui permit à ses deux principaux fondateurs, Arnold et James Cameron d’enchaîner sur une carrière de premier plan.

Qu’en est-il du reste ?

 

Terminator 2 est arrivé en 1991 avec un grand renfort de publicité et une grande attente.

Alors que le premier film constitua une excellente surprise, le second s’annonçait comme un blockbuster. Cameron et Schwarzenegger étaient tous les deux fort réticents à se compromettre dans des suites ineptes, aussi l’attente était réelle. Pas l’attente de voir un spectacle mais bien un solide film, à la hauteur du premier.

 

En fait, T2 s’était surtout vendu sur ses nouveaux effets spéciaux, le morphing, acclamés comme révolutionnaires à l’époque. Mais l’histoire ?

Elle est en fait assez simple : une tentative, la seconde, de tuer John Connor avant qu’il ne devienne le chef rebelle est effectuée par un modèle avancé tandis que le T-800 revient pour protéger cette fois John Connor.

Une fois John Connor repéré et sauvé une première fois du T-1000, John et sa mère veulent supprimer tous les composants de Skynet puis ils sont pris en chasse par le T-1000 jusqu’à la bataille finale…


Le schéma de T2 est simple, efficace mais le génie de metteur en scène de James Cameron, un cinéaste visionnaire, permet quelque peu de transposer le film sur un autre plan : les séquences d’action sont puissantes, détonantes, et elles projettent le film dans un spectacle de grande dimension.

Si une impressionnante séquence du futur nous est proposée, l’histoire d’amour du premier ne retrouve pas son équivalent dans cette suite qui en fait un film fort intéressant, mais moins abouti et malicieux que le premier. Une suite qui n’est pas à la hauteur du point de vue dramaturgique, en somme.

 

Avant Terminator 3, il y a cette attraction d’Universal nommée Terminator 2 3-D qui projette John Connor, notre T-800 dans le futur pour arrêter Skynet dans cette vision du futur qui est si puissante. Les menaces se succèdent (allant du T-800 jusqu’au T 1 million !) et le tout est conçu pour en mettre plein la vue. Objectif atteint selon un ami.

Schwarzenegger a rempilé pour 15 millions de $ et le budget s’élevait à 60 millions de $ !

 

 

La suite, Terminator 3, se joua donc sans James Cameron, qui essaye pour sa part de mettre sur rail et de réussir des projets avant-gardistes tel que Titanic (pas exactement du cinéma pour hommes) et actuellement Avatar.


Ce fut donc Johnathan Mostow qui réalisa le T3, qui comporte des défauts comme des qualités.

Les défauts demeurent que le sens du spectacle et de la puissance de James Cameron manquent à l’appel. Ce qui faisait la puissance de T2 fait quelque peu défaut dans cet opus.

La terminatrice demeure également une redite du T-1000 incarné avec brio par Robert Patrick, qui jouait dans le second opus un robot qui vous regarde comme un insecte avant de vous « terminer ».


De ce point de vue, et malgré des scènes d’action assez fournies, le film déçoit quelque peu, et ce après la vision du film.

En revanche, la grande qualité du film demeure son scénario, qui est original et assez inspiré.

Alors que finalement T2 n’apportait pas grand chose au mythe, T3 développe le personnage de John Connor, et surtout sa femme qu’il rencontre par ailleurs ainsi que ses futurs Lieutenants, qui sont les cibles secondaires de la Terminatrice.

Skynet lui-même prend de l’ampleur et se révèle comme un programme intelligent et hautement retors, ce qui est en soit une excellente idée.

Le jour du jugement dernier se met habilement en place, et le final fait tout péter.

Ainsi, l’intérêt de T3 n’est pas l’action, contrairement à T2, mais bien la dramaturgie qu’il met en place ainsi que la mythologie de l’histoire qui se poursuit, avantageusement.

L’avènement des machines a eu lieu, et T4 nous attend avec sa guerre totale des humains contre les robots. Cela tombe bien, on l’attendait justement depuis le premier Terminator.

Est-elle à la hauteur de l’attente et que vaut T4 ?

 

 

Bonus : Terminator 2 3-D ! Cliquez ici.

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Published by Bastien Ayala
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commentaires

Dana-tion 04/07/2009 00:36

Salut Bastien,
D'accord avec toi excellent film.

a+
Paul

Stefff56 30/06/2009 11:31

Connor, Bastien. Pas Conner ! lol