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2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 08:09

On peut toujours légitimement se méfier des séquelles à rallonge, de ces suites où les créateurs d’origine sont partis depuis bien longtemps, chassés par des producteurs ineptes qui ne comprennent rien au matériau d’origine.

T4 bénéficia d’un gros buzz, on y a greffé Christian Bale, alors que le rôle de John ConnOr ne cesse de changer d’acteur, le réalisateur Mc G n’a pas laissé de bons souvenirs en termes de films à histoires, bref où allions-nous ?

Vers une suite sans âme conçue aux forceps ou au contraire, vers un prolongement intéressant de la saga ?

 

Tout d’abord, le principal atout de T4 demeure la présence des scénaristes du troisième opus, dont John D.Brancato. Il a apporté une dimension inédite à T3 avec un développement intéressant de la saga, une richesse accrue du mythe, et une réelle profondeur des personnages. Au terme de ce T3, la saga a finalement évolué puisque le jour du jugement dernier a éclaté, en dépit des prévisions.

Un vrai travail de scénaristes, des sous-intrigues parfaitement résolues, des événements annoncés de manière sibyllin dans le premier et le second opus qui se concrétisent habilement, le script de ce T3 fait preuve d’une rare maîtrise dans le cinéma contemporain et encore plus dans les blockbuster. Une qualité rare !

 

L’histoire de ce T4 ne pouvait pas décevoir : à quoi ressemble finalement ce futur de l’après jour du jugement dernier ? Dans quel état se trouve l’humanité ? Que reste-il des autorités militaires et civiles après qu’une pluie de missile ait presque tout rasé ?

Les attentes étaient, pour ma part, vastes et le résultat m’a intéressé quoique un peu déçu, mais très légèrement.

 

Contre toute attente, le film débute par un condamné à mort, Marcus, à qui une ingénieur en robotique propose une utilisation quasiment post mortem de son corps. Ce dernier accepte tandis que la créatrice lui confie ses espoirs d’aider l’humanité dans son ensemble pour un meilleur avenir. Une parenthèse qui semble alogique eu égard à ce que nous attendons.

 Mais cet élément greffé, Marcus, demeure plutôt une idée heureuse qui enrichit le mythe plutôt qu’il ne l’obère.


L’histoire commence donc en pleine guerre.

Ce n’est pas la guerre totale telle que T1 et T2 nous l’ont décrite. Les deux camps, Skynet et les rebelles contrôlent chacun une zone et ils se font face sans véritablement s’opposer frontalement.

Après une opération où John ConnOr est le seul survivant, Marcus revient à la vie et il découvre une terre désolée, sans âme qui vive et son premier contact se fait avec un T-600 qui garde un carrefour dans Los Angeles. Déstabilisé, Marcus est aidé par Kyle Reese, encore adolescent et une fillette muette nommée Star. Après quelques péripéties et la prise de conscience de Marcus, tous les 3 décident de rejoindre la zone rebelle pour aller rejoindre le mythique chef de guerre, John Connor.

Ils sont séparés, Marcus se retrouvent face à John Connor mais la vérité éclate : Marcus est en vérité un prototype mi-humain mi-terminator qui est en quelque sorte téléguidé par Skynet  qui vise à écraser simultanément toutes les forces de résistance humaines en une seule fois, grâce à un signal qui pourrait annihiler le contrôle sur les machines.

Marché de dupes ou plan retors ?

 

Je ne peux en dire plus, le film est encore en salles et, à mon sens, il vaut le coup, surtout en grand écran.

Même si ces éléments de l’histoire ont l’air un peu forcé, ils s’harmonisent fort bien pour enrichir la saga et la prolonger habilement.

Les excellentes idées ne manquent pas, à commencer par le personnage de Marcus, splendidement interprété par l’acteur australien Sam Worthington, qui n’est pas loin de supplanter Christian Bale et de devenir l’élément mémorable de cet opus.

 

Skynet demeure également un élément, un adversaire intéressant.

Le programme est perfide, malin et dangereux car il sait composer avec les émotions humaines. Son plan demeure intéressant quoique qu’il aurait pu tuer John Connor dés le début du film…

Les nouveaux types de machines sont assez dingues, comme ce Terminator géant, qui fait penser au robot du film Crash & burn de Charles Band, et qui contient des motos terminator dans ses pieds !

Mais la grande vedette du film demeure le T-800. Fini les T-1000, les T-million ou les Terminatrix puisque le film revient aux fondamentaux.

Le T-800 redevient ce puissant tueur qu’il était dans le premier opus et, malgré le fait qu’il balance dans tous les coins de la pièce John Connor alors qu’il devrait simplement lui briser la nuque, son aura en sort renforcé.

 

Alors quels sont les défauts de ce Terminator salvation ?

Outre le fait qu’il manque la vision d’un James Cameron, bien que ces plans aient été respectés de manière assez inspirée, ma principale déception vient de cette retranscription du futur qui n’est pas à la hauteur de celle qui fut décrite dans les deux premiers.

Certes, il manque quelques années avant cette fameuse guerre totale, mais quand même, elle m’avait fait froid dans le dos gamin, voire presque traumatisé émotionnellement, alors que je n’avais pas dix ans, et je m’en souviens toujours avec la même force.

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Published by Bastien Ayala
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