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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 08:00

Comme précédemment expliqué, le Blue Beetle a connu une grande notoriété quoique fulgurante. Mais son sillage a laissé des souvenirs, et les éditeurs se sont rappelés de cette icône qui, sans rivaliser avec le Superman (la série avec George Reeve connaît alors un bon succès à la télé), permet aux comics de super héros de conquérir une nouvelle génération.

 

En 1954/1955, Charlton acquit de nombreux droits de personnages issus des cessations d’activité dues à l’effondrement du marché des comics. La croisade du Parlement Américain, qui suivait alors les thèses du Dr Wertham, fit beaucoup de mal au marché ! Des compagnies mirent la clef sous la porte et il y avait alors un cheptel tout neuf à reprendre, clef en main !

 

On reparit donc avec un Brand new Blue Beetle en 1955 et celui se nomma aussi Dan Garrett, avec un T en plus, mais il n’était pas tout à fait le même !

L’éditeur qui chapota son lancement se nomme Dick Giordano*. Artiste, éditeur avisé et fin connaisseur des comics. Il finira sa carrière avec talent chez DC tout en épaulant Neal Adams dans son studio d’encrage. Dick Giordano reprit donc le personnage, qu’il bouleversa quelque peu.

 

Désormais le Blue Beetle vole, il est super fort, voit à travers les murs et il ressemble à …vous savez bien ! Curieuse redéfinition mais le look est le sensiblement le même !

Il s’agit cet fois d’un Égyptologue qui trouve un talisman sacré. Celui-ci lui confère des pouvoirs magiques. La ritournelle est bien connue ! Mais le titre ne va pas rencontrer le succès escompté. La petite poignée de numéros a la réputation de ne pas être de grande qualité, aussi le titre s‘arrêta.

 

Son repreneur est un très grand des comics, Steve Dikto. Il travaille avec Charlton depuis longtemps et il a crée un succès majeur avec Stan Lee que vous pouvez porter en chaussons, en pyjama ou en casquette : Spider-Man !

 Steve Dikto appréciait Charlton car il aavit une relation de confiance avec l’un de ses éditeurs et, malgré un salaire parmi les plus bas du marché, il revint avec la volonté de bien faire.


Il reprit donc le Blue Beetle, dont sa version se reprocha un peu de Spider-Man. Après la version Superman, il s’agit cette fois de Ted Kord, un petit génie de la technologie qui décide de lutter contre le crime avec ses armes non-violentes et son engin en forme de Scarabée volant !

Il le reprit avec Joe Gill, dont il faut regretter que le récent décès nous ait rappelé qu‘il était un grand de l‘écriture, en tout cas l‘un des plus productifs et des plus capables. Un gars très intéressant ce Joe Gill, une machine à pondre des scripts et une grande facilité pour écrire dans tous les domaines, que ni Marvel ni DC n’auront eu le nez de récupérer durablement. Quel dommage ! Sa collaboration d’alors avec le débutant John Byrne donna Doomsday+1, une très bonne série de SF qui n’a guère vieilli depuis sa création, il y a plus de 30 ans.

Le troisième Blue Beetle commença en  Novembre 1964 en back up (histoire de complément) dans Captain Atom, l’icône de la firme dont Dikto a donné de fort bonnes aventures dès 1959.

Le terme Blue Beetle était dans l’ère du temps, ou plus exactement depuis que les Beatles triomphaient sur la scène pop rock. Le scarabée est un animal à la réputation sympathique, en tout cas davantage qu’une araignée !


Ces aventures sont plaisantes car Dikto est un maître de la narration et de l’action, un art qui tend à disparaître. Il excelle dans la profondeur des champs, la variété des ennemis qu’il est capable de créer, tout comme les expressions de ses personnages font de Dikto un très grand du comics. S.Dikto n’a pas son pareil pour les scènes d’action et ses personnages semblent danser dans une  chorégraphie parfois brutale mais toujours grâcieuse. De plus, il a un storytelling parfait et l’histoire peut se comprendre si on enlève les dialogues.

Blue Beetle a enfin son titre mais celui-ci est de courte durée puisque le titre en solo n’a que… 5 numéros !

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Published by Bastien Ayala
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