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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 08:00

L’abandon de Giffen porte un coup fatal à la série et au concept de super héros comiques mais attachants. Ses successeurs seront moins capables, si ce n’est moins inspirés. Un aspect du personnage qui était fort intéressant demeure à retenir : Ted Kord a un problème cardiaque qui le condamne à terme.

 

Bob Layton et Dick Giordano, tous les deux très attachés à ces personnages, parvinrent à faire publier en 1999 une mini-série de 6 épisodes sur une équipe composée de ces « actions heroes ».

Ce sera  Living Assault Weapons aka L.A.W qui, c’est un grand regret, ne sera pas mémorable pour ses qualités en terme d’histoire ni de dessin trop « old-school ».

Le scénario voit la JLA se faire exiler dans les limbes par un ennemi mystique nommé Avatar. Le même menace l’ordre mondiale et nul ne paraît être en mesure de le stopper. Chance pour le DC Universe, les six héros de la Chalrton (Captain Atom, Blue Beetle, Judo Master, Nightshade, The Peace Keeper et Sarge Steel) répondent présent pour aller contrer cet implacable ennemi.


La bonne idée aura été les 6 couvertures que forment ces personnages dessinée par Bob Layton ainsi que le revamping de Nightshade qui demeure bien plus intéressante que sa précédente incarnation. Hélas, quelques fausses notes sont à relever : la dynamique qui unit les 6 héros est banale, le vilain est quelconque même si son origine est liée à un des six membres. Outre le scénario, la partie graphique est assurée par Dick Giodano, tout semble dater des années 70 et demeure de fait suranné lors de sa  parution. Dommage car le concept était alléchant…

 

Le trio de haute tenue Giffen/De Matteis / Maguire reprendra le ton et la plupart des personnages de leur Justice League pour deux mini-séries : Formerly knows as the Justice League et JLA Classified # 4 à 9. La magie reprend et les personnages passent leur temps à se chamailler, à se déchirer mais surtout à s’aimer de manière fraternelle. A leur tête se trouve encore et toujours le milliardaire/bonimenteur Maxwel Lord. Ces deux mini séries sont hilarantes, de grands moments du comics que nous n’avons malheureusement pas eus en France. Elle réunit les principaux membres de l’ère Giffen (1986-1992) pour une joyeuse réunion sous l’égide de Max Lord. Gros inconvénient : cette mouture de la JLA est toujours aussi incompétente ! Elle suscite davantage les problèmes qu’elle ne les résout : le groupe de super-héros dysfonctionnels par essence ! Ces deux mini-séries plaisaient autant au publique qu’aux critiques. Keith Giffen, Jean-Marc De Matteis et Kevin Mac Guire (surnommés la cohorte de la Justice League) étaient tout à fait disposés à reconduire le groupe au-delà de ces deux mini séries mais les événements qui va suivre va les en empêcher.

 

DC a toujours un peu flotté par rapport à Marvel en terme d’agressivité commerciale. Dan Dido va venir puis il décrète un grand chambardement pour un nouveau Crisis qui fait suite à un Identity Crisis fort réussi. Dans ce genre de saga, il faut un élément marquant (soyons bref, tuer quelqu’un) et Dan Dido indique que Nightwing et Blue Beetle sont à surveiller. En clair, il veut les tuer !

 

Blue Beetle III y trouve son sort funeste lors du prologue Countdown to Infinity Crisis par les mains de Maxwel Lord. C’est à la fois regrettable pour l’intérêt que l’on porte à ce personnage mais aussi à la destruction de fait de l’ère de la Justice League de Keith Giffen que le trio venait de reprendre avec bonheur…En tout cas, si Dan Dido s’intéresse encore de cette manière aux personnages de DC, on va assister à une hécatombe ! Rappelons que ce héros se savait condamné suite à de graves problèmes cardiaques…

 

La saga Infinity Crisis qui, ressent une direction éditoriale très forte, introduit le nouveau Blue Beetle, le IV du nom. Jamie Ryes trouve le scarabée  lors de la destruction du rocher de l’éternité et la mort du sorcier Shazam. Le scarabée bleu est une fusion des deux approches des Blue Beetle en mixant la technologie et un héros diablement humain. Il jouera un rôle décisif dans la découverte de Big Brother, une des menaces de ce Crisis et ce sera tout.

 

Il s’en suit une série continue avec Keith Giffen, Cully Hammer et John Rogers. Il s’agit d’un ton proche de Spider-Man dans l’approche mais Invincible est déjà passé par là, et il a fait mieux. Le titre descend dans les profondeurs des ventes, il est peu intéressant et il s’agit d’une tentative loupée. La série s’arrête au numéro 36. Dommage d’avoir tué un grand personnage pour générer un nouveau qui n’aura pas l’aura de son prédécesseur : il s’agit clairement d’un échec créatif !

 

Enfin, le Watchmen de Dave Gibbons et Alan Moore rend hommage aux deux premières incarnation de Blue Beetle à travers les deux personnages des  Hiboux qui entretiennent des liens de maître à élève. Il est à noter que la première intention de Moore fut de reprendre ces personnages de Charlton mais Dick Gordiano aurait un peu frémi. Mais il est avéré que DC avait des plans pour les « actions heroes » de Charlton (titre en solo pour Captain Atom, Blue Beetle puis la Question, Sarge Steele inclus dans Suicide Squad ). Mille fois hélas, le Blue Beetle et ses confrères sont donc passé à côté, très près en fait, de rentrer définitivement dans le panthéon des légendes des comics puisque Watchmen est l’œuvre la plus aboutie des comics !

Dommage pour ces héros qui auraient de fait pu être adaptés au cinéma…

 

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Published by Bastien Ayala
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