Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 14:15

Personnage apparu une unique fois lors du Golden âge dans The Marvel Family 1, Black Adam est un personnage qui n’a cessé de revenir, de frapper les esprits et, à chaque fois, avec une redéfinition toujours plus inspirée. A croire que les scénaristes ont été plus inspirés par ce personnage, juste une version noire du personnage principal, pour affiner une version intéressante et relativement indépendante de ce personnage, qui eut lui aussi sa famille.

 blackadamheader-450x405.jpg


Black Adam était juste la première version de Captain Marvel et premier successeur du sorcier Shazam. Ayant pris goût au pouvoir et succombé à l’attrait obscur de celui-ci, il fut simplement défait lors de la première rencontre en  prononçant stupidement le nom du sorcier Shazam, qui l’avait pourtant envoyé dans un exil cosmique dont notre noir personnage avait mis plusieurs centaines d’années pour revenir. Redevenu humain, l’enveloppe physique du personnage est alors tombée en morceaux… Sa réapparition dans les années 70 délivre pratiquement la même histoire. Pourtant, ce personnage a un potentiel qui marque durablement les esprits, qui retient l’attention de tous. De personnage assez uniforme dans les années 70, il ne cesse de revenir pour un rôle d’abord important dans l’origine du héros, et ce dans la mini-série des années 80 Shazam ! par Roy Thomas et Tom Mandrake, puis à apparaitre comme un ennemi de poids, quasiment invincible et ce parmi les très gros calibre des années 80. Bref, le potentiel était bien là, il ne restait plus qu’à l’exploiter comme il convient…

 

blackadam3-450x208.jpg


On peut quasiment dater ce renouveau dans l’approche du potentiel de Black Adam dans JSA, le titre de David Goyer et James Robinson. Deux créateurs qui ont travaillé d’abord dans les comics puis au cinéma avec des fortunes diverses (élevées pour David Goyer, moins chanceuses pour James Robinson et la pauvre adaptation de la Ligue des gentlemen extraordinaires dont il signa le scénario).

 53167.jpg


A l’époque, ces deux créateurs avaient déjà une certaine côte, David Goyer venant de porter la première adaptation vraiment convaincante d’une bd Marvel à l’écran, avec le premier Blade, tandis que James Robinson a ébloui les lecteurs exigeants et la critique avec le très personnel et inspiré Starman. On pouvait donc se demander pourquoi ils choisirent une équipe datée dont aucun bon épisode n’a vraiment vu le jour ces trente dernières années !

 

53163.jpg

 

Contre toute attente, la JSA reprend de belles couleurs, avec des personnages presque renouvelés en termes d’intérêt, des intrigues intéressantes et un traitement graphique plus qu’inspiré. La JSA, composée de membres d’origine puis de nouvelles incarnations des membres décédés de la première équipe, s’allie pour contrer la menace d’un sorcier maléfique. La JSA opère sur deux tableaux qui sont les aventures de nos héros d’une part, puis une caractérisation habile des personnages d’autre part. Ainsi, petit à petit, la série récolte attention du public puis louanges des critiques.

Si David Goyer part au numéro 25, c’est le remarquablement doué Geoff Johns qui prend sa place pour écrire, d’abord à quatre mains puis seul, le titre qui voit des anicroches ou carrément des anomalies de l’univers DC enfin résolues. Cela commence donc avec le cas Hawkman, très faiblement géré par les éditeurs de DC qui ont superposé des histoires puis des origines contradictoires, puis pas mal de personnages secondaires qui ont chacun bénéficié d’attentions particulières. A ce jeu, Black Adam a particulièrement été bien gâté.

 

187122.jpg

L’origine du personnage a été enrichie, à l’instar des héros de Marvel où un élément tragique et psychologique vient rationnaliser le côté obscur du vilain afin de lui donner une réelle dimension. Adam, héritier un temps méritant du sorcier shazam, est revenu de longues missions pour voir son fils et sa femme morte, alors qu’il aurait dû les aider. Rendu fou par ce coup du sort (prévisible par la magie ?), il s’est alors rebeller contre le sorcier pour exercer les pleins pouvoirs comme il l’entendait. En outre, Black Adam subit un procès pour les homicides des parents de Billy Baston. La justice a déduit qu’il s’agissait de la personnalité de son incarnation mortelle et il en sortit blanchi, acquitté…

 

187123.jpg

Ultérieurement, à partir de JSA 45, Black Adam et une petite poignée de héros entreprenne de délivrer son pays d’origine, aujourd’hui nommé Hahndaq dont le méchant Kobra assure la gouvernance. Les autres héros, ritournelle habituelle, ne veulent le faire puisque la souveraineté du pays empêche toute intervention à moins qu’il y ait un mandat des Nations Unies. Black Adam, aidé d’AtomSmasher ou du nouvel hôte d’Eclipso, se rend là-bas puis renverse le régime en tuant Kobra…Black Reign est une bonne histoire, solide, typique du talent de Geoff Johns, qui place la JSA dans une situation de division puisque la majorité des héros désapprouve les méthodes de Black Adam.L'affrontement idéologique se transformera en affrontement mortel qui laisseraient des personnages sur le carreau qui en marqua d'autres durablement...

 

187124.jpg

 

Ce dernier devient pour l’heure un héros capable de motiver des équipiers autour de lui, ce qui est une grande première pour ce personnage un rien égoïste et individuel, et le leader d’un état souverain, l’imaginaire Kahndaq qui deviendra son fief. Ce point de départ sera utilisé pour la saga qui offrira un rôle de premier plan à Black Adam, surpassant en intérêt Captain Marvel lui-même, dans l’excellente série 52 écrite à 8 mains…

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Bastien Ayala
commenter cet article

commentaires