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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 16:10

La Cannon films ! Une société cinématographique américaine qui évoque plein de vieux souvenirs pour la plupart des cinéphiles qui ont connu les années 80 ! Petite firme de distribution soudainement vouée à de très grosses ambitions, la Cannon laissa pour legs une histoire intéressante voire truculente, un catalogue impressionnant, ses stars de cinéma mais aussi ses patrons qui furent à leur manière de savoureuses icônes, ainsi qu’un style et un ton tout particulier. Ainsi, la Cannon films reste indissociable de leurs patrons, les fameux cousins Menahem Golan et Yoram Globus qui ont incarné sur la scène médiatique cette firme dont les acteurs vedettes se nommaient alors Chuck Norris, Michael Dudikoff ou encore Charles Bronson.  Si le temps commence à rendre quelque peu lointaine cette odyssée cinématographique, il est intéressant de la raconter maintenant, avec le recul et les informations que nous possédons désormais.

 

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1-Les débuts de la Cannon films.

 

Assez peu connus de la plupart des cinéphiles, les vrais débuts de la Cannon films ont eu lieu en 1967 quand deux hommes d’affaires Dennis Friedland et Chris Dewey ont voulu se faire leur place dans le landernau cinématographique américain. Après tout, hormis les plus gros studios américains qui semblent vouer à durer éternellement, il existait alors une réelle place pour les petites unités ambitieuses qui pouvaient à la fois produire des films pour des petits budgets, de véritables espaces de liberté où certains talents pouvaient tenter leur chance, mais également la distribution de films étrangers dotés d’un certain potentiel commercial dont il fallait bien presser la moindre goutte.

 

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Cette stratégie commerciale a en quelque sorte connu son pinacle avec l’American Independant Pictures qui occupait un marché de friche délaissé par les majors et par la plupart des concurrents avec une durée remarquable sur le long terme. Roger Corman, véritable star de l’A.I.P a fait mieux lorsqu’il prit à son tour son émancipation au début des années 70 car non seulement il réussit à rendre viable et profitable ce modèle économique mais il afficha en outre une très belle respectabilité en diffusant sur le sol américain les films d’auteurs européens.


Durant cette époque qui commença donc en 1967 et qui alla jusqu’à la fin des années 70, la Cannon tenta donc ce modèle économique, à l’instar d’autres compagnies indépendantes comme l’aujourd’hui fameuse New Line (rachetée par Warner). La politique budgétaire était donc de rogner sur les coûts et assurer un rendement optimum de la distribution avec des budgets qui ne devaient jamais excéder 300.000 $ ! Quels furent les faits d’armes notables de la Cannon films version Dennis Friedland et Chris Dewey ? Pas grand-chose, même en puisant dans votre connaissance cinéphilique…

 

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Au milieu de petites productions érotiques, citons dans les co-productions quand même Joey avec Peter Boyle, La nuit des maléfices alias Blood on Satan’s claw (petit film anglais de très grande qualité ), ou encore Les sorciers avec Boris Karloff, en 1967, ou encore l’assez méconnu Apple, une comédie musicale de science-fiction réalisée en 1979 par un certain…Menahem Golan !

 

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Toujours est-il que la Cannon films de l’ère Dennis Friedland et Chris Dewey ne parvient pas à s’imposer de manière viable et les difficultés financières, qui s’amoncelèrent, obligèrent les Friedland et Dewey à vendre en 1979 la Cannon films pour 500.000 $ à Menahem Golan, avec son cousin et associé Globus, qui avaient tous les deux déjà bien fait leur trou dans leur pays d’origine, Israël.

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Published by Bastien Ayala
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