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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 07:42

3ème Partie.


Dave Stevens, petit créateur indépendant qui a toujours su garder sa propre création en ne lui sacrifiant pas la qualité à la vitesse, fut menacé par le big boss de l’époque de Marvel, Jim Shooter en l’occurrence, de plagiat pour le nom des Rocketeers.

Qui étaient donc ces rocketeers de Marvel Comics ?

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Ils étaient les ennemis de l’allié de Rom, alias la torpille. Un super héros assez médiocre qui avait volé un costume lui donnant le pouvoir de voler. Personnage très secondaire et au mieux un second couteau, ses ennemis étaient encore plus obscurs que lui.
 Mais la taille de Marvel donna des sueurs froides à Dave Stevens mais, heureusement, ce procès ridicule n’eut jamais lieu.
Pour anecdote, Jim Shooter réclama par la suite comme défenseur des artistes et il refusa, en vertu de sa toute bonne foi, d'admettre que l’équipe maison l’escadron suprême n’avait aucun rapport de près ou de loin avec la JLA de la maison d’en face, en l’occurrence DC. Mais bien sûr !
 

Jim Shooter était, il y a peu, au centre d’une action bizarre de rachat des héros de Dell comics pour le compte de Acclam(ex-vaillant) mais qu’il aurait finalement refourgué ces personnages à Dark Horse…
 Si un internaute veut bien nous éclairer, je suis preneur !

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Mais la chance majeure de Dave Stevens fut que le Rocketeer fut optionée par les majeurs Hollywoodiennes pour un film à gras budget dès les années 80. The Rocketeer se fit finalement mais il laissa un sentiment mitigé à tout le monde, Dave Stevens compris.

Cela lui ouvrit des portes, fortes intéressantes, qui lui permirent de travailler dans le cinéma comme designer au stade de la pré-production pour des films comme le Rocketeer ou encore Forever Young (avec Mel Gibson). Une nouvelle étape de sa carrière qui l’amena vers d’autres horizons…

Sa propre série, The Rocketeer, fut a priori quelques peu délaissée puisque fort peu de numéros furent produits, en définitif. La faute a une qualité de cet artiste, l’exigence et le soin du détail -chaque numéro était un investissement de tous les instants- mais aussi, l’anecdote est savoureuse, une inondation vint un jour détruire un épisode presque entier !

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Dave Stevens se spécialisa également dans le courant artistique nommé « Good Girl art » qui est hérité des années 40 avec les fameuses pin-up, ces posters de femmes diablement sexy qui étaient accrochés par les soldats ou les hommes seuls.
Une référence artistique désuète de plus pour Dave Stevens mais notre homme contribua réellement à pérenniser ce mouvement, du moins dans le milieu du comics ou son œuvre en inspira plus d’un !

En effet, si Dave Stevens peut se rapprocher du trait clair et puissant de Frazetta ( qui fit quand même quelques comics), il inspira directement une large caste de très grands du comics books actuels que sont quand même Adam Hugues, Frank Cho, Mark Schultz et, je l’ai appris en lisant le dernier Scarce, Paul Renaud himself !

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Dave Stevens, mort trop tôt des suites d’une leucémie, permit en quelque sorte à cette école de qualité de perdurer dans les comics en inspirant des pointures modernes du dessin.

Lui-même étant fort exigeant dans son art, suivant en cela les conseils d’autres grands tels que Jack Kirby qui lui fit comprendre quels étaient les enjeux de l’intégrité artistique.
 Et Dave Stevens peut toujours s’honorer de s’être tenu à cette voie, malgré le manque à gagner dû à une productivité accrue. Son nombre de pages total n'est pas faramineux, loin de là, mais chaque oeuvre produite par Dave Stevens est de toute beauté !
Pour cela et pour le reste, Dave Stevens mérite amplement ma considération et la vôtre.


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Published by Bastien Ayala
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