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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 07:58

3 Encreur, dessinateur puis éditeur…

 

 

Quelques mois après l’arrivée des Giordano dans le Connecticut, un ouragan nommé Diane fit de épouvantables dégâts, autant humains que matériels, et il ne resta plus grand-chose de l’usine Charlton. La catastrophe fut totale et il fallut tout reconstruire, repartir de zéro. Ce fut cet événement, par exemple, qui obligea Steve Dikto à se rendre à New-York pour trouver du travail, ce qui le mena dans les bureaux de Stan Lee chez Atlas…

 

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Mais dans la ville de Derby, Dick Giordano se souvient que la remise en état prit plusieurs longues et éprouvantes semaines de labeur ardu. Mais ce ne fut pas tout, tous les employés durent rechigner sur leurs salaires, dont on se doutait déjà qu’ils ne furent pas bien élevés, afin de passer le prix des planches de 13 à 6,5 $, une misère comparée aux 20 $ d’autrefois !

Avec le temps, le prix repassa de 10 $ la planche pour atteindre, à nouveau, le somme conventionnée de 13 $. Mais Dick Giordano était déjà dans le bain de Charlton comics et il se fit de solides connaissances avec les autres dessinateurs ou artistes travaillant pour la firme. Certains avaient travaillé pour des firmes du Golden age, d’autres étaient de nouveaux talents mais il comptait dans les rangs son fameux ami Sal Trapani. Il se fit d’ailleurs comme ami le fameux Joe Gill, le très polyvalent et sous-employé artiste de la firme qui était aussi un assez bon scénariste.

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Malgré les salaires assez bas de la firme, Dick Giordano refusait de se laisser aller à la facilité, à bâcler son travail pour gagner plus, et ses talents naturels de chef se firent peu à peu remarquer, aussi bien par le staff que par ses supérieurs.

Toutefois, Charlton comics ne représentait pas une carrière aboutie. Aussi Dick et Marie retournèrent à New-York où Dick trouva du travail chez DC, notamment dans les comics de romance à destination des filles, mais aussi avec Lili Galop.

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 Dick Giordano avait réussi un coup d’éclat avec le titre Lili Galop, puis il était retourné pour travailler chez DC, il avait déjà produit quelques travaux au début de sa carrière. Mais un changement eut lieu à la direction Charlton puisque le patriarche John Santangelo laissa la place à son fils John. Celui-ci chargea Pat Musulli de dynamiser la division magazine, qui comprenait justement la division comics.

Pat Musulli fit donc appel à Dick Giordano avec un défi : faire bouger les lignes de cet éditeur qui était toujours en retard d’une mode, qui ne parvenait pas à trouver une identité créative…avec des cordons de la bourse serrés !

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Dans les années 60, tous les éditeurs américains pouvaient faire le même constat : ce qui marchait commercialement, c’étaient les super-héros et Stan Lee avec sa firme moribonde avait montrer avec éclat que l’on pouvait donner un nouveau souffle à ce genre qui paraissait, avant cela, être l’apanage de D.C.

Or, Charlton avait racheté en 1954 une partie du catalogue de Fawcett, qui elle-même avait récupéré pour dettes le super héros le plus emblématique de la firme de Victor Fox, le Blue Beetle. La firme refit un relaunch du personnage, matinée de Superman, mais le comics périclita quelques numéros après, sans gloire aucune. Or, Dick Giordano comptait bien renverser la vapeur en suivant le modèle de Stan Lee avec de nouveaux héros on ne peut plus dynamiques…

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Published by Bastien Ayala
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