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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 07:12

6ème partie

 

Neal Adams était alors la super star du moment, un très précieux atout dans le jeu de DC comics qui tenait là un dessinateur de tout premier plan qui a rapidement explosé.

Dick Giordano fut alors l’un de ses encreurs et, Dick l’a volontiers reconnu par la suite, leur première collaboration ne fut pas probante, Neal rencontra Dick, lui expliqua ce qu’il voulait et comment l’obtenir. Aussi Dick comprit ce que son compère voulait et il le lui donna.

Une grande paire artistique était alors née.

 dc_stamp_album_neal_adams_jla_batman_1976.png

Neal Adams était alors très bouillonnant. Il avait pris à bras le cœur la reconnaissance des droits de Shuster & Siegel à propos de Superman et il entreprit une série d’action pour obtenir au moins une pension en ce sens.

Dick Giordao était plus que sensibilisé à ce problème puisqu’il siégeait dans ACBA, l’academy des artistes du comics book qui prônait des droits de royalties, le retour systématique et intégral des planches originales.

 art1.jpg

Il démissionna le 4 novembre 1970 à cause de tensions créatives pour aller suivre son ami Neal Adams, afin de fonder un studio qui allait être une grande épopée.

Continuity fut le premier nom de ce studio. Il consistait à donner au plus grand nombre possible d’artistes du boulot que ce soit dans les comics, un peu, mais également dans les travaux commerciaux, publicitaires (dont les produits dérivés pour les comics) et des travaux d'encrage dans les comics book.

De grands talents des comics, citons entre autres Jack Abel, Michael Golden, Steve Leialoha; Bob MacLeod, Marshall Rogers, Frank Miller, Bernie Wrightson, Wally Wood travaillèrent à une période ou à une autre, avec plus ou moins de régularité dans ce studio qui offrit une opportunité aux artistes d’exercer dans d’autres disciplines que le comics book.

Il y avait à la fois un esprit communautaire mais c’était aussi le résultat de la formidable attractivité qu’exerçait Neal Adams à la fois sur ses admirateurs, de nombreux artistes ont tenté de le copier, ou alors sur ses confrères. Cette association était nommée Crusty Bunkers et elle dura de 1972 à 1977.

Le comics le plus célèbre qui fut alors traité par eux demeure le premier crossover Superman/Spiderman.

batman369-21.jpg

Justement, parmi la foule d’artistes qui tentaient d’imiter, par admiration surtout, le style de Neal Adams, ce fut à mon sens Dick Giordano qui y réussit le mieux. Les artistes dirent de Dick Giordano qu’il était toujours disposé de donner de son temps, de ses avis et de ses conseils et qu’il était très accessible. En outre, ce détail est cocasse, les photos de Dick Giordano le montrent à cet époque comme un italo-américain qui n’aurait pas dépareillé dans le casting du parrain !

Mais si Dick Giordano continua à œuvrer sur des comics en qualité d’encreur, principalement des comics de DC, il quitta cependant Continuity en vendant ses parts à son associé Neal Adams pour… 1 dollar !

 bingo.gif

Dick Giordano se mit donc à son propre compte, en free-lance, et on le retrouva notamment ses prestations graphiques sur les emballages (superbes) des poupées Mego de super héros. Il fit également des travaux d’encrage dans les comics, toujours pour DC mais également pour Marvel.

Après toutes ces enrichissantes péripéties, Dick Giordano reprit donc le chemin de l‘éditorial pour de nouvelles et marquantes aventures.

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Published by Bastien Ayala
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