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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 08:20

Dick Giordano a connu plusieurs cycles créatifs qui furent incroyablement enrichissants dans la vie d’un artiste. Son accession à la direction créative de Chartlon, son poste éditorial chez DC et son association avec le meilleur créatif de son temps, Neal Adams. Mais, une fois encore, Dick Giordano va revenir à un poste éditorial assez élevé chez DC comics, alors en pleine crise.

 DC s’est largement fait doublé par Marvel qui, depuis que le contrat qui les liés pour la distribution de 18 titres a cédé, a augmenté sa production de 18 titres à plus de 50 par mois ! Depuis les années 70, Marvel est définitivement passé devant DC pour le laisser loin derrière. Or, si DC venait de connaitre une exposition mondiale avec le film Superman, ses ventes s’effondraient à un point tel dans cette année 1978 que l’on nomma cette chute la DC implosion. Le temps de la reconquête était donc venue et il fallait battre le rappel de ses forces vives.

  atariforce_1_small.jpg

Dick Giordano fut donc rappelé et, le 27 octobre 1980, il hérita de la branche des titres de Batman ainsi que The brave and the bold. Il savait qu’il lui fallait proposer de bonnes histoires au public, afin de rompre avec la monotonie des titres DC qui étaient nettement moins modernes et crédibles que ceux de Marvel. Les sous-intrigues étaient alors assez faibles et les histoires ne semblaient que trop guère liées entre elles. Alors que triomphaient le nouveau mode d’écriture de Chris Claremont, complexe mais prenant, la plupart des titres de DC semblait bien en retard et rétrograde.

 araksep81.jpg

Dick Giordano lança aussi Arak, le fils de la foudre pour répondre, avec presque 10 ans de retard, au succès de Conan. Là encore, le modèle original n’est pas très bien respecté puisque Arak est un indien mais pas un barbare, passons !

Dick eut également la charge de lancer le titre Atari force, un licence qui tente de fédérer un public de kids. Mais puisque le titre n’est pas dérivé d’un jeu mais plutôt d’une marque, le résultat est aléatoire ! Même si, comme Arak, le titre a été publié en France, qui l’a dans sa collection ?

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Mais ces changements, quoiqu’ils puissent paraître des papillonnements, prouvent que l’évolution de DC est bien en marche. Les talents américains sont disputés par les deux grandes maisons d’édition et, à l’époque, les deux super stars sont quand même John Byrne et George Perez. DC a Perez dans son écurie, pour son plus gros succès d’alors, et John Byrne est sur les X-men puis les 4 Fantastiques. Il faut donc recruter, ailleurs.

Ce fut donc l’invasion anglaise qui se mit alors en marche, sur l’impulsion du directoire de DC. Dick Giordano intégra justement ce directoire suite au départ de Sol Harrison. Dick Giordano était donc placé aux commandes avec Jenette Khan et Paul Levitz. Ils prospectèrent du côté de l’Angleterre dont le fameux mensuel, 2000 A.D avec Judge Dredd était pour le moins détonnant de modernité et d’idées folles.

 swamp-thing.jpg

De grands artistes tels que Brian Bolland, David Gibbon ou encore Alan Moore furent rencontrés en 1981. Le meilleur des comics de la firme, probablement des comics, furent initiés grâce à ces rencontres. Il en sorti alors, dans un premier temps, le fameux comics en 12 parties Camelot 3000 écrit par Mike W. Barr et dessiné par Brian Bolland dans l’attente entre les numéros fut…très longue ! Mais Camelot 3000 marqua également un retour un certain standard de qualité qui renoua avec le succès. Il était alors possible de produire des succès sans copier sur le style de Marvel, une leçon qui sera réédité avec brio dans peu d’années.

D’autres titres de la maison bénéficièrent des soins de Dick Giordano.

 181-1-copie-1

Ce furent alors les Outisders, dont la version de Mike W.Barr semble être intéressante, de Young All-Stars ou encore Vigilante. Dick Giordano veilla à la fois à laisser une certaine liberté créative à ses auteurs, souhait relayé par ses éditeurs mais aussi à faire du meilleur travail.

Le meilleur vint d’ailleurs du titre Swamp thing qui, du comics de super héros mâtiné du souffle d’horreur des années 70 devint, entre les mains d’Alan Moore, une œuvre majeure dans les comics pour un long et passionnant run qui établit alors la réputation d’excellence d’Alan Moore.

 Crisis-on-Infinite-Earths-dc-comics-251197_1024_768.jpg

Un excellent redémarrage qui sera suivit par deux autres coups au but de la firme, qui éleva alors les critères d’excellence des comics avec Watchmen et The Dark Knight, mais également par une redéfinition totale de l’univers super héros grâce à l’excellent cross over maison nommé Crisis. La référence en terme d’épique appliqué à l’univers de super héros…

 

Cela permit le reboot entier de l’univers DC avec des relaunch admirables tels que les Superman de John Byrne, Dick a justement encré la star lors du premier numéro mais aussi les exceptionnels Wonder Woman écrits et dessinés par George Perez. En 1985/1987, c’est DC qui tenait la dragée haute au marché du point de vue artistique et Dick Gordiano avait participé à la mission qu’on lui avait assignée en 1980 lors de son engagement : remettre DC sur les rails !

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Published by Bastien Ayala
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