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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 08:31

Une fois n’est pas coutume dans le Royaume, je procède de la sorte assez rarement, je vais décaler tous les articles en cours pour rendre hommage à un créateur qui n’est pas assez connu ou reconnu en France et qui vient de nous quitter ce samedi 27 mars 2010 : Dick Giordano.
 Cet artiste ne bénéficiait pas d’une grande notoriété en France, ceci s’explique car il a fait ses faits d’armes artistiques majeurs chez DC mais le on connait et on l’évoque généralement par sa carrière d’éditeur. Grave erreur ! Avant toute chose, Dick Giordano était d’abord un artiste qui a accédé au métier d’éditeur, où il a laissé sa trace, pour revenir fonder un studio avec le légendaire Neal Adams et, en revenant une fois de plus chez DC au poste d’éditeur où il a fait venir Alan Moore, il n’a cessé de dessiner.

Ce sera toutes ces facettes qui seront abordées dans ces longs articles/hommages qui tenteront de bien cerner les qualités de Dick Giordano, un éditeur respecté mais également un solide dessinateur.



1 Enfance et début professionnel.


Richard, Joseph Giodano est né le 20 juin 1932 à New-York. Ses parents, qui se connaissaient depuis leur enfance, s’étaient mariés l’année d’avant. Sa mère Pina, une belle femme à la mode de l’époque, était elle-même une artiste et elle s’essayait souvent au dessin, ce qui a la fois impressionna et incita le jeune Dick, surnom qu’il s’était trouvé d’après le comics strip Dickie Dare.

26-1.jpg
Les années 30 furent, on le sait à cause de la grande dépression, très difficiles pour bon nombre d’américains. Son père, Graziano, était chauffeur de taxi et les fins de mois étaient chiches pour la petite famille Giordano. Il n’eurent pas d’autre enfant que Dickie, il s’agissait hélas d’un choix à regret, mais également parce que Dick Giordano était asthmatique pendant son enfance et que ses soins grevaient hélas le budget de la famille, déjà bien maigre.

Aussi, comme tous les enfants qui devaient supporter des soins qui l’empêchaient de jouer avec les jeunes de son âge, Dick Giordano développa un attrait pour les comics, qui avaient déjà fait leur apparition avec les Famous Funnies dont il était fan, et qui lui permettaient de s’évader d’un triste quotidien pour des univers de rêves et d’évasion toujours plus excitants.

Dick Giordano fut donc un des tous premiers lecteurs de Batman, l’arrivée de ce personnage et du Joker lui avait fait une forte impression tout comme les pilotes d’escadrille du BlackHawk, de chez Quality comics de Eisner & Iger.
black-hawk.jpg
Dick Giordano était un fan des comics, de la première génération puisque ce média n’existait pas avant lui, et sa passion pour le dessin, il ne cessait jamais de dessiner, le poussèrent à emprunter une voie artistique sous la bienveillance de sa mère. Dick dessinait alors tout le temps, sur tout type de papier un peu vierge qui lui permettait de s’exercer. Comme tous les artistes de « naissance », dessiner était déjà chez lui une forte aspiration naturelle, un don inné, qu’il lui fallait parfaire encore et encore.

La chance de Dick Giordano était qu’il vivait à New-York qui, bien qu’elle n’était pas la capitale des USA, disposait en revanche de plein de possibilités pour se former.

Mme Helle, une vieille institutrice qui tenait à cœur son métier, remarqua le don pour le dessin de Dick et, au lieu de le dissuader comme le faisaient l’extrême majorité des enseignants, le stimula dans cette voie en rassurant ses parents.

dicky_dare.jpg
Dick Giordano, dés l’âge de 14 ans, s’inscrit donc au School of Art & Design de New-York, école qui donna au médium des comics de grands noms comme Angelo Torres, Joe Orlando et…Neal Adams qui allait beaucoup plus tard compter dans la carrière de notre homme.

Dick Giordano continuait à apprendre autant de techniques de dessin que sa scolarité lui permettait tout en dessinant, inlassablement, des comics jusqu’à très tard chez lui.

Dick Giordano fut diplômé en 1950 de cette école et il s’arma, comme tous les jeunes dessinateurs, d’un portofolio pour aller tenter sa chance dans les studios de bandes dessinées de la ville. Ce fut un inconnu qui, étrangement, le conseilla d’aller tenter sa chance chez le vénérable studio de Eisner & Iger, Will Eisner étant parti en 1940 deux ans après sa fondation, pour trouver ses premières et nécessaires marques professionnelles. Iger, radin patenté, fournissait toujours du contenu à d’autres éditeurs dont les fameux titres de Fiction House (Sheena, reine de la jungle…).
sheena_queen_of_the_jungle_fiction_house_08.jpg
 Iger trouva donc rapidement de quoi occuper à plein temps le petit jeune doué qui, à 19 ans, trouva donc de quoi parfaire son enseignement avec des cadences élevées et peu rémunératrices ! Mais la carrière de notre homme était lancée et le destin de Dick était en marche…

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Published by Bastien Ayala
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