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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 07:04


doctor-who-logo4ème partie

L’épisode 6, LE DALEK, permet donc de réintroduire les ennemis les plus populaires de la série, ceux qui permirent d’ailleurs en novembre 1963 à la série d'attendre les britanniques pour en faire une série diablement suivie.
Créées par Terry Nation, décédé en 1997, les Daleks faillirent ne pas être dans cette version du Docteur who car ses héritiers voulurent un arrangement financier que la B.B.C refusa dans un premier temps puis les deux parties s’accordèrent finalement.

Personnages emblèmatiques de la série, ils contribuèrent d'ailleurs au succès de la toute première saison du show, en 1963, les Daleks restent indissocialbes de Dr Who.

 

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Les deux parties s’accordèrent, alors que Russel T.Davies songea à un épisode nommé l’ABSENCE DES DALEKS qui devait montrer les Seigneurs du temps, ainsi que les Daleks, supplantés par une troisième race qui extermina les deux premières…
Ainsi, Rose et le Docteur explorent dans cet épisode une forteresse sous la terre, un véritable musée des aliens échoués sur terre, dont le propriétaire, un magnat surpuissant, possède le dernier Dalek qui soit.

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Cela permet de faire un point sur la série.
Il est dit que le Docteur sort juste d’un énorme conflit nommé la guerre du temps où les Seigneurs du temps ainsi que les Daleks se sont affrontés jusqu’à l’anéantissement final des deux parties. Acteur à part entière de ce conflit, le Docteur a donc survécu pour finalement trouver l’ultime survivant de l’autre camp. Un Dalek affaibli et donc moins meurtrier qu’auparavant.

 

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Cet arc narratif dévoile cependant l’erreur principale de Russel Davies, une des anomalies ou  contradictions qui peuplent la série. Il est fortement suggéré que le neuvième docteur vient juste de se régenerer dans le premier épisode, puisqu’il se regarde dans le miroir chez Rose et qu’il commente sa nouvelle apparence. Or, toujours dans ce premier épisode, Rose enquête au lendemain de l’explosion de son magasin et elle rencontre un homme curieux qui lui montre des photographies prises juste avant les grandes catastrophes de l’ère moderne où l’on reconnait justement le visage de ce Docteur-ci…Une erreur de continuité assez flagrante pour quiconque aime recouper les faits !

 

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Un autre point important se révèle tout le long de cette série et qui s’avère, elle, remarquable : ces treize épisodes forment un tout et de petits indices disséminés ici où là, plus ou moins discrètement, mènent vers un grand final. Cette sous-intrigue, très astucieuse, tourne autour du terme Bad Wolf qui devient récurrent tout au long de la série. Cela peut être un tag sur le tardis fait par un adolescent où encore le lieu d’une aventure…Mais toutes ces coïncidences ont forcément un sens !
Cette mise en place de set-up est indiscutablement la marque de fabrique, géniale, de Russel T. Davies et tous les fils se dénouent avec brio pour le grand final.
Encore une technique de narration que Russel T. Davies emprunte aux comics et qui est un effet de structure assez époustouflant de l’écriture de Russel T. Davies  !

doctor-who-chris-eccleston4.jpg

 

Les épisodes se succèdent, que ce soient UN JEU INTERMINABLE qui montre les dérives du journalisme dans le futur, au sein d’une base spatiale où l’enquête et l’investigation sont ôtées de toute leur substance (subtile condamnation de notre ère actuelle ?) puis la FÊTE DES PERES qui réunit Rose et son père décédé peu après sa naissance. Une belle histoire sur les dangers de changer les points fixes dans le temps et les conséquences sur la fragilité du temps.
Une seconde histoire en deux parties, UNE DRÔLE DE MORT et LE DOCTEUR DANSE, plonge nos personnages dans la seconde guerre mondiale et sert à introduite un nouveau personnage, le Capitaine Jack Harness qui restera jusqu’au terme de la série, Russel T. Davies lui réservant TORCHWOOD, la première série dérivée mature de la série à destination des adultes.

 

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Après un retour d’un Slithteen survivant du cinquième épisode, nos trois héros reviennent à la base spatiale d’un JEU INTERMINABLE, 100 ans plus tard, où le Docteur se rend compte que la situation qu’il pensait avoir réglé lors de cet épisode a n'a cessé de dégénérer !

 

Toutes les sous-intrigues astucieusement mises en place et égrainées tout au long de ces onze premiers épisodes prennent place. LE GRAND MECHANT LOUP et A LA CROISEE DES CHEMINS viennent sceller, dans l’excellence cette remarquable première nouvelle saison du Doctor Who.

 

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Mais cet épisode final voit des changements drastiques pour l’équilibre de la série.
Le Docteur est appelé à se régénérer afin d’échapper à la mort et le Capitaine Harkness est laissé en plant à la station spatiale, dans un nouvel état causée par Rose, un temps surpuissante. Au final, Rose se trouve donc seule, hébétée, devant une nouvelle forme du Docteur dont elle ne sait pas très bien s’il s’agit d’un Slithteen, d'une nouvelle menace ou véritablement du Docteur.

 

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Le départ de Christopher Eccleston fut donc un choc tant il excella dans son interprétation du rôle. Si ce relaunch du Doctor Who est un triomphe en ce qui concerne à la fois la qualité du programme tant que l’adhésion entière du public, le programme est désormais en péril en se voyant priver soudainement, en tout cas bien trop tôt, de sa tête d’affiche…

 

Cela va-t-il être nuisible pour la suite de ce relaunch, qui avait pourtant si bien redébuté ?...

 

 

Bonus : Un extrait en version sous-titrée dans notre langue du programme charitatif CHILDREN IN NEED à laquelle la production de la série participe chaque année.
Il s'agit de la première apparition du 10ème Docteur !

Attention toutefois pour ceux qui n'ont pas encore vu la série, cette séquence dévoile énormement de choses...
Bravo à ceux qui ont mis cet extrait en ligne !

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Published by Bastien Ayala
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