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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 07:23

doctor-who-logoLe programme est définitivement un succès en Grande Bretagne.

La base de ses fans s’est renouvelée, le grand public est séduit et chaque information importante relative à la série est relatée et commentée dans les médias du pays. Cette suite de Doctor who est donc aussi prestigieuse que celle de 1963. A la  limite, on peut même considérer que le Doctor who 2005 est devenu tendance alors que la première version était considérée à destination des Geeks, des mordus de SF et des enfants.
Mais le problème du show tient en deux points : l’instabilité de son casting puis la difficulté à maintenir le niveau de qualité très haut.

 

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La série fonctionne, elle possède sa propre mythologie (qui se contredit de temps en temps), mais Russel T.Davies, loin de s’endormir sur ses lauriers, sait se renouveler. Le problème est que cette série est usante, pour lui, pour les acteurs et pour les membres de l’équipe technique. 

 

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L’épisode de Noël, LA MARIEE EN FUITE est à la fois revigorant et fort amusant.
Alors que le Docteur est sous le choc de la perte de Rose Tyler, une mariée nommée Dona Noble se volatilise en pleine cérémonie de mariage pour atterrir directement dans le Tardis, qui flottait dans l’espace.
Notre mariée somme le Docteur de la ramener immédiatement à sa cérémonie mais le stratagème ourdi par un ennemi d’autrefois comporte plein de pièges…


L’actrice de cet épisode spécial, Catherine Tate, est une actrice comique britannique qui propose un show vraiment désopilant dont je vous propose un extrait ici et .
Ses réactions face à la situation extraordinaire qu'elle traverse sont réellement décalées et terriblement saugrenues. Un changement de ton dans la série, qui introduit avec bonheur un petit interlude entre deux grandes saga.

Cet épisode spécial est à la fois léger et mémorable. Il propose un changement de rythme bienvenue dans la série.

Encore un excellent boulot à tous les niveaux, notamment de Russel Davies qui, décidément, excelle dans tous les registres de l’écriture.

 

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Le premier épisode de cette troisième saison est une nouvelle démonstration probante de l’étendu des qualités d’écriture de Davies. LA LOI DES JUDOONS est une sorte d’épisode zéro qui peut s’adresser au spectateur qui n’a vu aucun épisode jusque là.
Le Docteur est hospitalisé dans un hôpital qui se trouve hélas au centre d’événements météorologiques peu communs. Il est transporté sur la lune alors qu’une armée de mercenaires débarquent pour trouver un patient, en fait un renégat extraterrestre, qui est prêt à tout entreprendre pour ne pas y laisser sa peau. Même à sacrifier tous les patients et le personnel de l'hôpital !


Le Docteur rencontre surtout Martha Jones, une future médecin qui se trouve embrigadée dans cette aventure. Afin de se remettre de son chagrin, et parce qu’il déteste voyager seul, le Docteur propose donc à Martha de faire un unique voyage avec elle.


Un épisode rythmé et facile d'accés, une nouvelle compagne de voyage jouée par Freema Ageyman, LA LOI DES JUDONS est un excellent épisode de début de saison, bien plus convainquant en tout cas que ROSE de la première saison 2005. A découvrir si vous n'avez encore jamais vu un seul épisode de la série !

 

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Le suivant, PEINES D’AMOUR GAGNEES, fait voyager nos deux protagonistes dans l’Angleterre au temps du règne de la reine Elisabeth où un certain William Shakespeare est aux prises avec des sorcières. Premier épisode moyen et peu convainquant de la saison qui illustre le problème de la série : certains épisodes sont si fort et le niveau est si élevé que certains épisodes, même bons, paraissent ternes tant la barre est haute.

 

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Le troisième épisode est à nouveau de très haut calibre.
UN EMBOUTEILLAGE SANS FIN voit le Docteur et Martha, dont les relations s’établissent quelque peu, arriver dans une cité à deux niveaux sur une nouvelle terre dans le futur. Une terre pour le moins étrange où les autorités d’en haut semblent ignorer le peuple d’en bas.
Ce dernier, vivant quasiment dans une économie fermée, tente de prendre les voitures pour aller tenter leur chance ailleurs, tels des pionniers. Mais la file d’attente est longue de 25 années et quelque chose, en bas des autoroutes, semble roder et frapper ceux qui s’égarent…

 

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UN EMBOUTEILLAGE SANS FIN est une brillante parabole sur l’état de la société et les rapports des gens avec le pouvoir. Ceux-ci comptent sur les institutions mais, modelés par des dogmes d’obéissance, ils ne se rendent pas compte que celles-ci ne remplissent plus leur rôle.

L’illustration de cette thématique au besoin d’une incurie de notre civilisation, un embouteillage sans queue ni tête où s’entassent des milliers de gens est fort judicieux.
Un très bon épisode, encore un qui peut se recommander pour quiconque souhaite découvrir la série tant il est simple d’accès et que le poids de la continuité n’est pas trop écrasante.

 

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Les épisodes suivants, selon la tradition de la série, sont un épisode double nommé DALEKS A MANNATTAN. Le Docteur et Martha, qui revendique une entière considération comme tout voyageur ayant séjourné avec le Docteur, arrivent dans le New-York des années 30. Un New-York dont les égouts abritent des créatures bizarres, des humanoïdes à têtes de porcs qui sont en fait le rejet d’expériences ratées causées par les Daleks, soucieux de créer une nouvelle armée afin d’asseoir leur domination et leur hégémonie, leur unique but.


LES DALEKS A MANNATHAN demeurent une histoire assez faible.
Certes, ces épisodes demeurent plaisant à voir mais, avec un peu de distance, ils font pâle figure ne serait-ce qu’en  comparaison des bons épisodes de ce début de saison.
Russel T.Davies, qui a écrit ces excellents épisodes, ne peut être partout et les autres scénaristes paraissent moins inspirés.

 

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Hélas, l’épisode suivant, L’EXPERIENCE LAZARUS est tout aussi faible.
Un savant âgé organise une conférence de presse spectaculaire pour annoncer qu’il a mis trouvé la formule qui le fera rajeunir. Il essaye la machine, rajeunit, mais l’instabilité de ces cellules le transforme en monstre meurtrier.


L’EXPERIENCE LAZARUS présente un problème : il suit strictement le même schéma que moult films d’horreur au scénarii éculés. Certes, sous un Doctor Who, cela est toujours mieux mais il ne reste, une fois de plus, pas grand-chose en mémoire de cet épisode tellement convenu.

 

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Est-ce que la série marque finalement le pas ?
S’agit-il du début de la fin ou la suite va finir par relever le niveau avec seulement deux très bons épisodes sur six ? A découvrir bientôt…

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Published by Bastien Ayala
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