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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 05:07

black-reign.jpg3.Le temps des remplacements


Cette année 1999 lui permet d’accéder à des travaux  de premier plan mais surtout plus constructifs en terme de carrière.
La Justice Society of America, JSA, fut jadis le fer de lance des comics de groupe de super héros pendant les années 40. Arrêté, puis ressurgissant de temps à autre, la JSA est bien revenue en comics mais, à part la création de Power Girl ou l'émergence d’un comics nommé INFINITY INC, relatant les aventures de la nouvelle génération de héros, les enfants des membres de la JSA (qui vit les premiers pas d’un certain Todd Mac Farlaine !), le titre n’a jamais réellement décollé.

 

comic-cavalcade-4-1944-classic-dc-jsa-golden-ag.jpg

 

La JSA eut de temps en temps le droit à des relaunchs, peu convainquants, il est vrai, jusqu’à ce que James Robinson, qui anima une superbe version de STARMAN, et David Goyer, s'unirent afin de relancer le titre en août 1999.


La JSA redevint enfin intéressante et dynamique mais David Goyer, occupé par le cinéma, dut quitter le titre. Or cette série était écrite à quatre mains et James Robinson, qui ne voulut pas augmenter sa charge de travail, demanda un Coscénariste. Ce fut donc Geoff Johns qui fut choisi et la série connut de très belles heures, d’abord avec en duo, puis avec Geoff Johns seul aux commandes. Cette mouture de la JSA tint alors les promesses de ses débuts.

Ce comics est la fois un titre au ton, à la caractérisation, aux aventures modernes tout en rappelant constamment que l’essence de la plupart de ces personnages provenait des années 40.

 

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La participation de Johns sur JSA fut donc réellement très longue, on peut même parler d’implication très forte de la part de notre scénariste qui, sur cette série, se révèle l’un des fleurons du comics à groupe.

black-reign.jpg

Sens de l’intrigue, caractérisation intéressante, préparation d’événements majeurs et sens de la péripétie deviennent ainsi les qualités scénaristiques de Geoff Johns. Sa participation au titre fut totale puisqu‘il reprit seul quand James Robinson se met à travailler exclusivement pour Hollywood (dont l’adaptation fort en deçà de LA LIGUE DES GENTLEMEN EXTRAORDINAIRE qui se solda par la retraite cinématographique de Sean Connery en 2003).
JSA connut donc l’une de ses toutes meilleures périodes qui vit des arcs majeurs mais aussi des retours inattendus comme le retour de Hawkman et Hawkgirl avec une nouvelle définition ou encore l'émancipation de Black Adam dans un excellent arc d'histoires nommé BLACK REIGN.

 

hawkman1.jpg

 

Hawkman demeure le grand perdant de la redéfinition de l’après Crisis.
Si les figures majeurs de l’éditeur, BATMAN, SUPERMAN, WONDERWOMAN ou encore la JLA eurent le droit à d’excellents comics, ce qui induit donc une superbe redéfinition dans le meilleur des cas, Hawkman eut le droit, lui, a des versions contradictoires.

300px-Hawkman_Vol_3_2.jpg


Il y eut bien un titre HAWKMAN, mineur, puis un second HAWKWORLD qui fut meilleur mais les deux versions se contredisaient. Avec après juste un comics prestige animé au scénario par Ben Raab, Hawkman était devenu un bel amphigouri scénaristique avec des origines du personnage qui se contredirent.
ZERO HOUR était censé réglé tout cela mais peut-on vraiment attendre quelque chose de réellement créatif de la part du médiocre Dan Jurgens ? Non.
Cette période 1990-1995 fut réellement la pire de la firme historique des comics de super héros et, dans cette conjecture, Dan Jurgens faisait figure de star !

 

Hawkman_Vol_4_20.jpg

 

Geoff Johns fit preuve d’une capacité hors du commun : résoudre l’inextricable pour lui donner une juste cohérence et une définition harmonieuse du titre ainsi qu’un nouveau souffle ! Il me semble que cette aptitude très élevée à la redéfinition d'un héros demeure définitivement LA marque de fabrique de Geoff Johns !!


Geoff Johns hérita même du titre HAWKMAN et, durant les 25 numéros qu’il anima, cette redéfinition de cet être aux passés multiples revenus d’entre les morts tel un Conan avec des ailes, amoureux sempiternel d’une Hawkgirl qui a de sévères troubles psychologiques, s’avère de très bon niveau.

 

avengers-red-zone.jpg

 

Geoff Johns fut courtisé en ces débuts des années 200 par Marvel comics.
Il reprend, une fois de plus de manière inspirée, LES VENGEURS, qui sont quelque peu en souffrance depuis le départ de Kurt Busiek et de George Perez.
Une fois de plus, les talents de scénariste de Johns éclatent avec aux dessins un Olivier Coipel, en excellente forme sur ce titre, pour les numéros 57 à 76.

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Geoff Johns proposa des histoires qui ne cèssèrent d’être à chaque fois meilleures, et à part les mini séries de LA VISION, DES MORLOCKS et de LA CHOSE, on aurait pu se demander quels coups de force auraient accompli notre scénariste si DC, ne voulant pas se faire enlever une fois de plus un talent qui éclos dans son giron, n’avait pas rappelé Johns avec à la clef un contrat intéressant et un rôle de scénariste de premier plan. A partir de ce moment, et jusqu’à maintenant, la position de Johns chez DC sera consolidée et sa carrière ne va cesser de monter.

 

51090.jpg

 

L’autre titre majeur de la firme que Geoff Johns est Flash.
Historiquement, bien que le personnage ait relancé le silver age est donc la seconde ère des super héros, FLASH fut un titre qui connut des bas, beaucoup de bas.
Sa mort durant CRISIS solda en fait des ventes très faibles et un titre qui ne donnait que des histoires très faibles. Aussi son numéro 350 fut le dernier avant un bon moment…

 

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Après CRISIS, ce fut le neveu du Flash original, Wally West, qui remplaça son défunt oncle.
Si les débuts du titre avec l’excellent Mike Baron furent assez bons, la suite du titre  fut assez vite moyenne. Ce fut l’assez peu inspiré Bill Messner Johns qui reprit en mains ce volume 2 qui s’essoufflait pour ressemblait au titre d’avant CRISIS.

 

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Le titre fut repris par Mark Waid qui se révéla d’ailleurs avec ce personnage.
Venu de l’éditorial, Mark Waid est un créatif ayant une véritable sensibilité pour le personnage, Wally West, dont il s’échine numéro après numéro à faire d’un ancien Side Kick un vrai personnage de premier plan doté d’une âme. Mieux, il rationnalise le concept de la force véloce pour en faire une des constantes de l’univers de DC.
Grâce au titre FLASH, Mark Waid gagne ses galons de scénariste ayant la réputation de pouvoir revitaliser un personnage et le rendre intéressant. Il hérita donc de KINDOM COME, une œuvre très riche, de CAPTAIN AMERICA, qu’il rendit subitement intéressant ou encore des X-MEN pendant 6 numéros.

 

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Pour en revenir à Flash, Waid travailla avec d’excellents dessinateurs (Carlos Pacheco, Mike Wieringo, Salvador Larroca), lui donna un spin-off très réussi, IMPULSE (avec pour les 25 très bons premiers numéros avec Humberto Ramos aux dessins), puis de bons événements tels que MAXIMUM VELOCITY. Il considère d’ailleurs FLASH 0 comme son histoire qui le tient plus à cœur.
Mark Waid quitta donc le titre, après presque une centaine de numéros, tout en ayant l’espoir secret que son successeur de dilapide pas le long et constructif travail qu’il accomplit. Et avec Geoff Johns, ses attentes seront comblées...



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Published by Bastien Ayala
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commentaires

Bastien 02/02/2011 20:16


Bonsoir Gilles et merci pour le commentaire très sympathique.

Je pense, en effet, que Geoff Johns est un très bon, voire un excellent scénariste. Cette série d'articles qui lui est consacrée va même permettre de mieux cerner ses qualités.

Mais je peux dors et déjà écrire que, si il n'a pas écrit de comics particuliérement mémorables comme ceux d'Alan Moore ou de Warren Ellis, il est en revanche ce qui se fait le mieux, comme plume,
dans le domaine du super héros tant il en maitrise les codes (quoique Bendis soit assez bon lui aussi, mais avec une approche différente).

Bien sûr, GREEN LANTERN viendra bientôt !
Moi aussi je suis assez fan de sa reprise, déjà cinq bonnes années, et j'opine qu'il a à la fois exipé le potentiel du personnage puis porté au plus haut niveau.

Mais avant, ce sera le tour de Flash, une autre série qu'il aura su maintenir à haut niveau bien qu'il suive l'assez bonne redéfinition du titre entreprise et réussie par Mark Waid...


Gilles 02/02/2011 15:23


Excellents articles sur Geoff Johns !

L'analyse sur sa carrière est très juste et cela fait plaisir de pouvoir lire quelque chose d'assez fort sur mon scénariste préféré. En effet, ce n'est pas souvent que l'on lui consacre autant de
lignes.

Bravo.

Est-ce que tu parleras de Green Lantern ?