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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 07:16

4-Des personnages majeurs.

 

 

DC1983.JPG

 

Un peu avant FLASH, Geoff Johns repris quand même le titre TEENS TITANS au passé si glorieux pour la firme. En effet, TEENS TITANS permit à DC de produire enfin, en 1980, un succès majeur alors que la firme était sans cesse supplantée par sa rivale dominante, Marvel comics.
Le titre offrit d’ailleurs de très hauts moments de lecture, jusqu’en 1985, grâce à Marv Wolfman et George Perez. Wolfman continua le titre avec d'atres dessinateurs mais il s’essouffla et le titre termina  jusqu’en 1993/94  au bout de 130 numéros.

 

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Après une très faible reprise par Dan Jurgens (tiens !) en 1996, le titre reparti en 1999 cependant pour de très bons numéros, pas assez reconnus par la critique, avec Devin Grayson au scénario et Marc Buckingham aux dessins.
Cette période du titre, qui compte seulement 20 numéros sur 50, fut pourtant de très haute tenue mais sa succession, assurée aux scénarii par Jay Faber fut à nouveau faible et sans saveur.

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Le groupe des ados était quand à lui réunit dans le titre YOUNG JUSTICE assuré par Peter David pour 75 numéros qui, eux-aussi, s’essoufflèrent hélas très rapidement. On peut même parler de performance assez faible de la part de Peter David.

Le titre resta donc à reprendre et, Geoff Johns, grand sauveur de titres en difficultés et de concepts à dépoussiérer s’y colla à nouveau, pour du très bon !

 

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Sa version de TEEN TITANS vit donc une réunion des plus intéressantes puisque ce sont les modèles adultes de ces héros qui poussent leurs cadets à se réunir…après l’école à la fin de la semaine !

Dynamisme, caractérisation, nouveaux ressorts dramatiques, cette version-ci des TEENS TITANS était réellement convaincante.
D’ailleurs, il se passait systématiquement quelque chose de fort au terme des premiers numéros. Parti pour d’autres projets qui lui prirent tout son temps, Geoff Johns quitta hélas du titre et ses successeurs, une fois de plus, rendirent le titre bien moins intéressant qui perdit à la fois de son attractivité mais aussi de ses lecteurs. Dommage…

 

3

 

D’ailleurs, Geoff Johns devint donc un homme incontournable pour DC et Dan Dido, nouvel homme fort de la firme en 2003, le fit revenir au bercail en lui faisant signer un contrat d’exclusivité qui lui permit d’engranger 4 titres par mois !
Geoff Johns s’impose alors définitivement comme LE scénariste de DC, le talent qui contrebalance Michael Brian Bendis chez Marvel, autre scénariste ayant de très grandes aptitudes et pouvant reprendre n’importe quel titre pour en faire, presque à coup sûr, une série de premier plan.
A partir de ce moment, et après la parenthèse Marvel, Geoff Johns devint incontournable chez DC avec pour objet soit de participer aux gros coups éditoriaux, soit d’être le pompier de la firme pour les titres, des héros et des concepts en péril…

 

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L’autre grande série que reprit donc Geoff Johns fut FLASH.
Arrivé en 2000 au numéro 164, Geoff Johns eut le droit à des consignes très strictes. Il était d’une part en période d’essai et, de l’autre, il ne devait tuer aucun personnage.
Mais la reprise de Geoff Johns fut concluante, à tel point qu’il poursuivit le legs de Mark Waid tout en laissant sa patte. Il s’avère que Johns adorait ,enfant, le titre et qu’il a une affection toute particulière pour sa galerie de méchants, l’une des meilleurs après Batman selon ses dires, un certain Mister Cold serait son personnage préféré.
Non seulement Geoff Johns va trouver ses marques, mais il va aussi laisser son emprunte sur le titre en rendant convaincant la galerie d’ennemis, qu’il dépoussière quelque peu, agrandit, mais surtout donne un lustre renouvelé.

 

 

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FLASH reste donc intéressant, voire même très bons et certains épisodes, publiés par Semic puis Panini sont d’assez haut niveau. Aidé de très bons dessinateurs comme Scott Kollins (qui fut révélé grâce au titre après pourtant pas mal d'années dans le milieu) ainsi que Ethan Van Scier.

Geoff Johns laissa durablement son emprunte sur FLASH en soignant tout particulièrement le personnage de Wally Wood, le confrontant à des choix à la fois cruciaux et lourds de conséquences tout en donnant une certaine ampleur à Captain Cold.
A titre personnel, l’arc ROGUES’S WAR dans les numéros 220-225 du titre, publiés dans DC Universe par Panini, sont à mon sens très réussis avec notamment aux crayons le trop sous-estimé mais pourtant très talentueux Howard Porter.

 

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Geoff Johns quitte donc le titre avec les honneurs, croulant à nouveau sous les projets de premier plan et l'obligation de devoir faire des choix pénibles, quitte à laisser FLASH dans d’autres mains. Ses successeurs post CRISIS seconde version, Paul De Meo et Barry Wilson, firent d’ailleurs choux blanc et la reprise du titre fut une catastrophe- à mon avis juste un titre un peu faible- tant et si bien que Mark Waid revint à nouveau pour remettre le titre sur de bons rails (tout en ayant une franche estime pour le travail de Geoff Johns).
Le résultat fut donc une reprise du titre FLASH par Geoff Johns en 2010, après le très intéressant FLASH REBIRTH, mais sérieusement,  qui s’en plaindrait ?

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Published by Bastien Ayala
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