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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 07:20

C’est en 2004 que Geoff Johns va s’atteler à Green Lantern.
Certes, cet univers est riche de personnages, comptons quand même l’historique Hal Jordan, John Stewart, Guy Gardner et le tenant actuel du titre Kayle Rayner.
Mais la série GREEN LANTERN n’atteint clairement pas tout son potentiel et une redéfinition est (enfin) décidée en haut lieu avec, comme pompier de service, Geoff Johns.

 Green-Lantern-Alex-Ross-No-Fear-movie.jpg


Tout repose donc sur la mini série en 6 parties nommée GREEN LANTERN REBIRTH avec aux dessins Ethan Van Scier.
En faisant preuve de ses qualités habituelles, à savoir un sens de la redéfinition et de la cohérence de ce qui fonctionne dans un titre, cette mini série parvient à se débarrasser des scories qui hantent le titre depuis fort longtemps, presque 20 années en fait.

green_lantern_rebirth3.jpg


Hal Jordan s’échappe du Spectre, combat Parallax et revient pour un rôle de premier plan dans un corps des Lanternes rénové, de même que l’intégralité des aliens le composant ainsi que ses trois amis Stewart, Gardner et surtout Rayner qui n’est pas passé en pertes et profits.
Le raisonnement de Geoff Johns demeure de conserver ce qui a marché, de ne pas opérer de changements drastiques en se débarassant des autres têtes d'affiche pour marquer marquer le coup.

En effet, ce type de mort ou "sacrifice éditorial" devient tellement éculé, citons Wonder gril ou encore Superboy, que ce procédé plombe la crédibilité d'une série. Johns peut faire mieux et il le montre !

Il décide donc de garder les fondamentaux de la série, en s'appliquant à retenir et amplifier ce qui fut le plus marquant pour la série.

Ainsi, suivant le conseil d’Ethan Van Scier, Sinestro revient avec son anneau jaune et Parallax est davantage rationnalisé, expliqué.

 

Green_Lanterns_by_Ethan_van_Sciver-1-.jpg


Les dessins de Van Scier, qui s’inscrit avec talent dans un stylet proche du trait soigné Brian Bolland, est réellement surprenant et exigeant. Les relations entre les personnages, nos Green Lanterns mais également la JLA et les proches d’Hal Jordan bénéficient d’une dynamique des plus intéressantes (une des grandes qualités de l’écriture de Geoff Johns)…

Bref, avec cette mini série, c’est tout l’univers qui repart sur de nouveaux fondamentaux, rénovés de manière habile tout en contournant les malheureuses contradictions accumulées depuis des années.

Pour un revamp, exercice difficile s’il en est, GREEN LANTERN REBIRTH fonctionne plutôt bien et atteint les premières places en terme de ventes aux U.S.A. Une performance qui appelle justement une série régulière qui pointe le bout de son nez l’année suivante.

 glsc.jpg


Le titre GREEN LANTERN arrive alors en 2005.
Accompagné aux dessins de Carlos Pacheco, qui devait apprécier la série originale alors qu’il était lecteur en Espagne, le numéro 1 bénéficie de plusieurs couvertures dont celle d’Alex Ross, également fan des versions originales des personnages et qui a toujours manifesté son aversion pour leurs succédanés.
Ce premier épisode réinstalle donc un Hal Jordan ressuscité dans une nouvelle Coast City en reconstruction, vide de ses habitants, tout en renouant avec le métier de pilote de chasse.

Déjà, les menaces pointent le bout de leur nez tels ces deux Martian Manhunters, ancienne et nouvelle version, qui causent déjà quelques victimes.
Le titre repart doucement, pose de nouvelles bases, une galerie de personnages secondaires renouvelée, de nouvelles intrigues afin de mieux atteindre, bien plus tard, un nouveau rythme de croisière.

 bnln_glspread.jpg


Les numéros se succèdent en rénovant d’anciens ennemis, tels Hadmond, le requin tigre…Ethan Van Scier se fend d’un remplacement, Simone Bianchi se charge alors de l'alternance, et les histoires continuent, sans être transcendantes bien que l’on sente cette nouvelle approche qui revisite de fond en comble tout l’univers de Green Lantern, pour l’instant centré presque exclusivement sur Jordan.
Les numéros 7 et 8 voient le retour de Green Arrow, pour bien rappeler la période de gloire d’O’Neil et Adams, mais offre également un savoureux clin d’œil à superbe numéro hommage BON ANNIVERSAIRE d’Alan Moore et Dave Gibbons à Superman vers 1985.

 SupermanAnnual.jpg


Mais les sous intrigues, fort nombreuses et très bien maitrisées chez Geoff Johns, se dessinent de mieux en mieux pour laisser profiler une menace bien plus cohérente qui sera non seulement le sommet du titre mais le meilleur élément de redéfinition de Geoff Johns : il n’y a plus seulement une lumière, la verte, à bénéficier d’un corps spatial, mais également une seconde, la jaune basée sur la peur, avec à sa tête Sinestro qui vise à détrôner le règne des gardiens d’OA.
Non seulement ce corps parait surpuissant, mais il est en plus aidé des Manhunters, de Superboy prime, du Superman Cyborg mais également de l’Anti-Monitor lui aussi ressuscité ! Cela semble faire beaucoup pour un seul mensuel et on peut se demander si Geoff Johns ne met pas trop d’œufs dans le même panier tant le nombre de menaces parait élevés et prometteur.

 green_lantern_3.jpg


Après un intermède qui réinstalle un troisième corps, celui de la lumière mauve de l’amour, avec ses amazones Starphires bien connues de nos héros, la SINESTRO WAR débute dans de très grandes proportions pour culminer avec une bataille rangée, se déroulant sur la terre, aux proportions massives comme même un gros crossovers de la firme DC ne sait parfois pas nous offrir.


C'est presque une réussite totale qui offre au lecteur un acmé percutant de la guerre, toujours en servant fort bien ses personnages principaux grâce à des interactions intéressantes, mais aussi en caractérisant intelligemment les personnages secondaires des corps par petites touches bienvenues.

La SINESTRO WAR offre de bien beaux moments de batailles rangées, avec des réflexions des personnages principaux toujours bienvenues tel ce Superboy prime qui en veut toujours à l’Anti Monitor et qui attend son heure, ne roulant finalement que pour lui-même.

 

Green-Lantern-Corps-015-Angel-Unzueta-777925.jpg


Cette SINESTRO WAR est tellement riche et fournie en événements qu’il offre en outre une séquelle adroite à INFINITE CRISIS du même auteur. Un tissu de péripéties qui consacre définitivement le titre GREEN LANTERN comme hot. Le titre a d'ailleurs gagné ses premières places de succès commercial sans promotion particulière de la part de DC comics, davantage mobilisée autour de FINAL CRISIS.

Johns a rénové de fond en comble la franchise, qui s’est vue adjointe d’un titre secondaire GREEN LANTERN CORPS, consacrant par le même coup le talent d’Ivan Reis (devenu dessinateur de premier plan grâce à ce titre) et qui se permet même d’annoncer un nouveau gros crossovers dans exactement deux années à venir. Un tour de force qui scelle définitivement le talent de Geoff Johns !

InfiniteCrisis3

Non seulement Geoff Johns s'est totalement approprié cet univers complexe qui ronronnait, mais il est surtout parvenu à le rendre excitant, hot.

Un cas assez rare pour DC comics qui a définitivement trouvé une nouvelle figure de proue dans son écurie de personnages et qui devrait être sous peu consacrée par le premier long métrage du titre !

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Published by Bastien Ayala
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