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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 07:29

5-GREEN LANTERN, une franchise réveillée !

 

 

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GREEN LANTERN est l’un des fleurons de DC comics.
Crée en 1940 par Bill Finger, l’autre père occulté de Batman, le personnage aurait eu pour vague modèle Aladin avec sa bague magique au lieu d’une lampe. Tel Plastic man, notre héros avait un partenaire un peu gauche, maladroit, et il connut le sort des héros de la firme comme son intégration dans la JSA et de multiples aventures jusqu’à son terme en 1951.

 

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Revenu totalement rénové en 1959 dans le titre SHOWCASE # 22, Green Lantern devint un policier spatial dont l’anneau est une arme cosmique. Le titre fut assuré essentiellement par John Broome et Gil Kane pendant un paquet d’épisodes.
Si Gil Kane poussa quelque peu les standards graphiques de l’époque, en proposant un dynamisme assez rare dans les comics, les épisodes de GREEN LANTERN étaient assez plan plan, relativement peu captivant et un peu morne. A la limite, ces épisodes donnaient l’impression d’un assez sage pendant des albums franco belge : des histoires terriblement morales, un héros Hal Jordan assez fade…

 

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La série donna d’ailleurs des signes de faiblesse en terme de ventes…Il faut rappeler, quand même, que Marvel comics et son très dynamique Stan Lee ont insuffler un signe de dynamisme et un sens de la péripétie qui ringardisent énormément les comics de la concurrence, DC comics en tête puisque les titres de la firme historique sont terriblement sages et tellement moins attractifs.
La réponse créative, afin de sauver le titre, fut des plus efficaces puisque une paire d’exception, Denny O’Neil et le prodige Neal Adams reprirent le titre pour une belle poignée d’épisodes. Non seulement cette période a fait avancer le ton, le contenu et la portée dans les comics, mais elle a en plus apporter un lot de personnages phares qui auront une réelle importance pour le titre. Ainsi cette période, assez courte, vit arriver le Green Lantern noir John Stewart, qui aura un rôle de premier plan en son temps, ainsi que Guy Gardner, l’autre remplaçant d’Hal Jordan, choisi au cas ou, et qui aurait pu être le Green Lantern choisi par l’anneau lui-même si il avait été plus proche du lieu de l’accident par Abin Sur.

 

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Après cette ère de gloire, le titre GREEN LANTERN ronronne.
Même sous l’égide de Denny O’Neil, le titre retombe dans une petite forme et on en retient plus grand-chose pendant longtemps. De plus, les personnages composant son univers sont toujours les mêmes : Carol Ferris et son mécanicien asiatique.
Ce train train va perdurer, longtemps, jusqu’à rendre le titre indolore… Pourtant, les possibilités ont été entrevues de temps à autre. Le monde des gardiens, OA, les pléthoriques effectifs des policiers Green Lantern, les menaces extra-terrestres…Le paradoxe du titre GREEN LANTERN est que les possibilités sont tellement riches, tellement larges, que l’on se demande pourquoi ce réservoir de possibilités parait aussi sous-exploité.

 

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Toutefois, il y eut bien une période un peu plus notable et intéressante sur le titre.
Steven Engelhart, un créatif avec une certaine sensibilité et de réelles capacités créatives, offre avec GREEN LANTERN sa seconde  meilleure prestation après sa version de Batman dans DETECTIVE COMICS.
Sa version de GREEN LANTERN immerge le lecteur dans l’espace, le monde d’OA, des menaces assez intéressantes et une forte implication du titre. Guy Garner semble revenir au premier plan, John Stewart est actif et amoureux tandis que Hal Jordan semble hésiter, réprouver par les gardiens…

 

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Avec Steve Engelhart, le titre publié sous ACTION COMICS a enfin un souffle, une dimension, une vision, et propose enfin une approche ambition du titre.
Mais après CRISIS et la fin du run d’Engelhart, qui composa d’ailleurs un assez mauvais crossover en 1988 nommé MILLENIUM, qui voit les conséquences des fameux Manhunters, le corps robotique qui date d’avant les Green Lantern, et qui n’ont pas baissé les armes.
La suite, c’est Gerard Jons qui s’occupa du titre, la nouvelle série # 1 du titre post CRISIS, et ce pour de longs épisodes terriblement peu intéressants, une fois de plus.
Le titre semble d’ailleurs retomber dans les travers de jadis avec, toujours, des histoires un peu molles et peu impliquantes. GREEN LANTERN parait être un échec de la redéfinition du titre. Si l’échec est moins patent que HAWKMAN, les histoires sont tout simplement tièdes, une fois de plus.

 

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Mais à l’approche de la fin de l’année 1992, les choses bougent énormément pour les héros de DC comics. Pressé par la concurrence, devancé par Marvel qui propose des titres tellement plus attractifs avec des dessinateurs stars, grillé par les vedettes d’Image comics qui électrisent le marché, DC parait terriblement en retard et tellement peu attractive.
La solution vient cependant un peu par hasard.
Pendant les réunions annuelles visant à planifier le contenu des 4 titres mensuels de SUPERMAN, il est retenu la boutade qui vise à tuer le personnage. Cette option est retenue, montée un peu à la va vite avec un vilain, Doomsday, créée pour l’occasion, le titre SUPERMAN est un succès majeur puisque ce coup éditorial est réellement une grande première et que ses conséquences médiatiques font l’effet d’une bombe médiatique (on en a même parlé dans nos 20 heures nationaux !).

 

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La formule sera appliquée à Batman, vaincu par Bane, remplacé par Azrael, puis à Wonder Woman, défaite lors d’un tournoi puis remplacée, et…à Green Lantern.
Revenu d’une mission dans l’espace, Hal Jordan retrouve sa ville Coast-City totalement annihilée par le Cyborg Superman dans les pages de l’un des titres Superman. Hal Jordan prend cet échec de plein fouet et, sévèrement ébranlé, il va vouloir s’accaparer de la batterie du pouvoir sur OA dans le fameux Green Lantern #50. Il ne parvient qu’à détruire la batterie, défaire le corps et tuer Sinestro, réhabilité pour l’occasion par les Gardiens.
De cet anéantissement du corps, il ne reste plus qu’un gardien, Gaunthlet, qui confie à une toute nouvelle recrue, le dessinateur Kyle Rayner, un nouvel anneau surpuissant, ainsi que les problèmes et les ennemis qui vont avec.
Le titre sera animé par l’assez peu dynamique Ron Marz.

 

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Ron Marz, arrivé un peu par hasard aux comics grâce au remplacement de Jim Starlin sur Silver Surfer, où il gagna la réputation de scénariste « cosmique », est terriblement soporifique et sa présence sur un titre assure au lecteur une lecture tiède, peu enthousiaste. Il partit sur Crossgen, remplacé par Judd Winick, le calibre au-dessus mais le titre s’arrête au # 181.
Le temps est enfin libre pour une nouvelle reprise et c’est justement Geoff Johns qui est appelé à la tâche. Or il va revenir avec les pleins moyens, une nouvelle vision et un sens de l’épique qui manquait terriblement au titre. Avec le talent de Geoff Johns aux commandes, GREEN LANTERN va s’imposer comme une réussite critique indéniable…

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Published by Bastien Ayala
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commentaires

Gilles 01/03/2011 11:58


Merci Bastien pour ton article sur Green Lantern !

Il s'agit de mon personnage préféré mais je connais mal son passé !
Grâce à toi, je vais mieux situer l'histoire du personnage.