Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 07:54

 jla_logo.gif

Au début des années 90, avec l’émergence d’Image, nombreux était les comics avec de belles pages mais sans guère de scénarii valables. Citons des titres tels que Gen 13, Youngblood, Witchblade ou encore The darkness  dont l’intérêt réel demeurait vraiment très faible. La raison ? Un effet de mode qui privilégiait le côté hype des comics, l’attrait de leurs dessinateurs vedettes, la cote des numéros mais, en revanche, les histoires étaient faibles, vides et leurs personnages excessivement mal caractérisés.  Ainsi, à titre d’exemple, en 25 numéros de Witchblade, l’intrigue avançait redoutablement peu et le concept lui-même de la série restait vague.


Cette époque de gros tirages pour les comics sonnait hélas le glas des comics bien écrits, qui coïncide d’ailleurs avec le départ de Chris Claremont des X-Men. Toutefois, la fin de la récréation vint de l’éditeur historique qui s’était largement fait dépasser par ces comics hypes, mais creux, sans jamais avoir pu les rattraper en termes d’intérêt commercial. En effet, distancé dans les grandes largeurs par Marvel et ses X-Men ou encore Image et ses séries précitées, DC comics allait en quelque sorte sonner la fin de la récréation grâce à un unique titre et un auteur particulièrement talentueux qui s’essayait enfin à un comics grand public. Ce comics se nomme la JLA et cet auteur Grant Morrison. Cette aventure reste un sommet des comics.

8592_400x600.jpg

 

Grant Morrison est un auteur écossais né en 1960. Enfant, afin d’échapper à des problèmes familiaux, il s’évadait dans la lecture des comics, notamment ceux de DC, ou avec les programmes de la télévision dont le programme Doctor Who qui fertilisa certainement l’imagination des meilleurs auteurs britanniques. Morrrison travailla vite dans la bande dessinée locale et, quand le phénomène Alan Moore ouvra à DC la possibilité d’un renouvellement en profondeur de l’approche du genre super héros, Grant Morrison fut à son tour sollicité par la firme américaine pour injecter du sang neuf dans des titres qui définirent, toujours en amont du travail d'Alan Moore, la future branche expérimentale nommée Vertigo.

 

C’est ce qu’il fit avec talent dans des titres tels qu’Animal Man ou la Doom Patrol, deux titres dont il sublima la portée super héroïque pour leur conférer un niveau expérimental mais applaudi par la critique (l’excellent fanzine français Scarce salua comme il se doit la prestation de l’auteur). Après un Batman Asylum dessiné par le talentueux Dave McKean, qui lui permit de faire quelque solides profits et une période de hiatus qu’il consacra à des voyages que l’on devine expérimentaux ou initiatiques, Grant Morrison décida qu’il était temps de revenir à la scénarisation à des comics grand public chez son éditeur fétiche, DC comics.

 

animalman5.jpg

 

Morrison avait donc approché le staff éditorial de DC comics avec une liste de comics qu'il souhaitait reprendre, ce qui sous-entend à rénover. Dans cette courte liste, il y avait Superman, aux mains du quatuor responsable de sa mort puis de son retour qui semblait d’ailleurs par avoir d’autre chose  à proposer, les Teen Titans qui agonisaient sous l’égide de Marv Wolfman et la JLA…

 

JusticeLeagueInternational17425_f.jpg


Le volume 2 de la  Justice league avait connu un réel renouveau créatif sous l’égide du tandem Jean-Marc de Matteis et Keith Giffen. Mais les deux auteurs étant parti en 1992 après 5 années soit 60 numéros, les remplaçants dont Dan Jurgens (un auteur de seconde zone totalement surestimé par DC) puis Gérard Jones plongèrent le titre et ses personnages dans le marasme créatif le plus total. Absolument rien n’était intéressant, que ce soit les intrigues soporifiques, les non événements pourtant présentés comme tels, les prestations graphiques parmi les plus immondes qui furent, à l’opposé de la norme en vigueur de Marvel ou d’Image, ou encore des personnages relégués à la troisième zone. Ce fut donc dans l’indifférence la plus totale, au numéro 113, que la série s’arrêta sans réaction particulière et dans les profondeurs des ventes des comics. Enfin, il était plus que temps, DC comics se décida enfin à réagir…

 

morrison.jpg

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Bastien Ayala
commenter cet article

commentaires

Zaïtchick 22/06/2012 22:55

Bigre ! On dirait Luthor.