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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 07:58

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Le vent en poupe, avec un succès déjà consacré qui bénéficie de toute l’attention des lecteurs et des médias, Grant Morrison et Howard Porter vont attaquer leur première longue saga nommée Rock of ages dans les épisodes 10 à 15 de la série. En effet, chaque comics moderne possède un arc plus long que les autres pour développer une intrigue plus consistante qu’à l’habitude. Sauf que là encore, avec Grant Morrison, les idées, le concept, les niveaux de l’intrigue ainsi que la forme lui-même de l’arc vont être en quelque sorte sublimé par notre bouillonnant et terriblement imaginatif scénariste écossais.

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L’épisode 10 de Rock of ages commence de manière assez banale, presque ordinaire. Des sortes de doubles holographiques solides, disons des versions perverties de nos héros, se manifestent ici ou là dans un torrent de destructions. Une fois cette menace provisoirement stoppée, nos héros se posent donc la question de savoir qui à pu si bien les mimétiser, et surtout avec quelle technologie ?

Avec cet épisode assez faible en termes d’intrigue, qui semble rabâcher un sujet déjà lu et connu, le résultat semble assez fade, dispensable. On a presque l’impression que Grant Morrison l’a écrit à toute vitesse, comme s’il était davantage pris sur un autre comics (peut-être les Invisibles qu'il écrivait à l'époque), une obligation personnelle, ou qu’il était trop longtemps en tournée promotionnelle pour son éditeur. Toutefois, il ne s’agit que du premier étage d’une fusée dont la forme et la structure restent à définir…

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L’épisode suivant demeure déjà nettement plus réjouissant. Nos héros enquêtent et ils démasquent rapidement leurs adversaires. Il s’agit d’une ligue de l’injustice dirigée par Lex Luthor en personne. Ce dernier, dans des dialogues brillamment servis par Grant Morrison, raconte avec ironie qu’il tolérait ces anciennes moutures la JLA tant que Superman n’y prenait pas une part active. Maintenant que ce dernier est un membre officiel, il la considère désormais comme un affront personnel.


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Luthor réunit donc 6 ennemis attitrés des membres de la league et il leur concocte un plan dont il a le secret. Superman et Martian Man Hunter sont donc attirés dans un satellite macabre qui recèle un labyrinthe dont la structure obéit au Joker. Superman et notre martien s’en sorte, pour y découvrir un enregistreur qui, une fois lu, explose. Alors que nous voyons l’explosion du satellite, Superman et notre martien en ressortent. Pourquoi ? Parce que les nouveaux pouvoirs de Sup’ lui permettent d’absorber l’énergie mais qu’il a manqué de dextérité pour absorber aussi la lumière ! Encore une brillante idée de Grant Morrison qui est décidément fécond en termes d’imagination.

 

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Nos héros parviennent à l’épisode suivant à déjouer la ligue de l’injustice de Luthor. Pour cela, telle une partie d’échec, la ligue achète un des membres adverse, grâce au talent de négociateur de Bruce Wayne tout comme elle parvient à placer un de ses propres membres, Connor le nouvel Green Arrow, que l’ennemi pense retourné  sa cause grâce aux talents hypnotiques de Circé la magicienne. Luthor, lui, abat aussi sa carte.

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Il a financé le nouvel héros créée il y a quelques mois par Grant Morrison et Mark Millar, Aztek, qui hérite à la fois d’une armure et d’une mission venue des Incas : combattre un mystérieux dieu du mal qui viendra du fond de l’espace. Série qui n’a connu seulement que 10 numéros, en dépit de ses scénaristes prestigieux, Aztek n’a pas convaincu le public d’alors et son héros, au terme de la série, se trouve justement intégré au sein de la JLA. Et Luthor, qui fait parti des mécènes soutenant Aztek, lui ordonne de trahir la JLA à son profit.

Au terme de cette excellente partie d’échec où les coups se succèdent. Luthor tire partie de sa toute dernière arme.

Il s’agit de la pierre philosophale, source de toutes les créations, qui lui permet de clouer sur place les membres de la JLA. Mais la pierre est opportunément détruite par nos héros est cela n’est pas sans conséquence…

 

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Lors de l’épisode suivant, le numéro 12, Flash, Green Lantern et Aquaman se trouvent contactés par Métron, le New gods scientifique. Il leur raconte que quelque chose est rayé dans l’espace temps, suite à la destruction de la pierre philosophale, et que nos héros doivent intervenir sans  plus tarder. Nos trois membres de la JLA suivent Métron mais ils sont happés par une anomalie spatio temporelle qui les projette vers le vide.

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Ils sont en quelque sorte sauvés par un filet spatio temporel où ils arrivent à Wonder World, une sorte de cité remplis de super héros de tous les mondes, tous les âges, tous les panthéons, qui se rassemblent justement pour la venue de la menace ultime, Maggedon. Il est proposé à nos héros de rejoindre les rangs de Wonder World tant la menace parait immense et imminente. Nos héros déclinent et ils exigent qu’on les renvoie à la destination programmée par Métron. Une fois arrivés, ils se rendent compte que la destruction de la pierre philosophale a généré un enchainement d’action qui a permis l’installation de Darkseid sur la terre. Ce dernier y professe son abominable profession de foi.

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Rock of ages emmène le lecteur là où il n’a jamais été. Après un premier niveau qui amène une résolution d’un mystère, puis une guerre assez bien menée entre camps antagonistes, le troisième niveau de l’histoire permet à nos héros de voyager aux confins des mondes. Rarement les comics n’auront fait autant preuves de fantasy ni aussi bien plongé le lecteur dans des endroits presque impossible à décrire.

 

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A la limite, il n’y a guère eu que Jack Kirby pour proposer mieux au lecteur, quoique Grant Morrison panache un hommage au grand Jack tout en y ajoutant une pincée de légende arthurienne. La prestation graphique d’Howard Porter est elle aussi de tout premier ordre. Notre dessinateur parvient à restituer une vision convaincante de ses mondes qui échappent à la description. Son trait demeure toujours aussi probant et ils crée graphiquement une cohorte de nouveaux personnages délirants, de lieux époustoufflants jamais vu…Si la suite de Rock of ages va redevenir moins surprenante question digression dimensionnelle, elle va encore porter l’histoire vers un nouveau niveau pour cet arc qui ne ressemble décidément à aucun autre lu jusqu’alors…

 

 

 

 

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Published by Bastien Ayala
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