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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 07:30

Cette grande ère du titre, de référence même, qui commence en 1987 pour finir en 1992 va comporter de francs moments désopilants. Les fans du titre s’accordent tous sur les qualités de cette période : intrigues intéressantes et bien menées sur des années, dessinateurs assez bons (Kevin McGuire, Adam Hughes, seconde révélation du titre puis Bart Sears, quoique les avis divergent sur les qualités de cet artiste) ainsi que des personnages réellement attachants pour le lecteur.

Parmi cette centaine de numéros qui furent écrits par Keith Giffen, avec toujours un co scénariste soit pour les dialogues pour le script, la Justice League recèle de grands moments d’anthologie. Je ne résiste pas au plaisir de vous en conter quelques uns !

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Avant tout, une petite parenthèse sur la caractérisation des personnages qui eut lieu sous l’égide de Keith Giffen. Chaque personnage ou presque se voit affubler d’une caractérisation assez peu flatteuse, pour une fois dans le monde idéal des super héros, qui le rend davantage humain et qui occasionne de bons ressorts comics.

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Batman est présenté, et cette caractérisation est encore de mise à ce jour, comme bougon, taciturne, économe en paroles. Il aime toujours avoir le dessus et il n’apparait franchement pas comme un sympathique comparse pour les autres membres de l’équipe.

Si son côté « dark » date de Frank Miller, son asociabilité date de cette époque.

 

Martian Manhunter, pilier de toutes les compositions de l’équipe depuis le début, peut s’apprécier comme une sorte de sage qui aime la méditation et les Pépitos américains, les Oreo cokies que l’on commence d’ailleurs à apercevoir en France. Son flegme, sa hauteur d’esprit sont très souvent mis à mal par les membres de la Justice League, qui apparaissent le plus souvent comme des fous.

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La grande paire qui profite à fond de cette caractérisation sous l’angle de  l’humour demeure Boster Gold et le Blue Beetle version Ted Kord.

Ces deux  là se sont bien trouvés ! Ils n’en finissent plus d’aborder les femmes au moyen de tentatives pitoyables, dont leur consoeurs qui n’en peuvent plus.

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Le meilleur coup consiste à « emprunter » une somme d’argent sur le compte courant de  l’organisme qui finance la Justice League, sous la tutelle de Max Lord, pour implanter des hôtels touristiques sur une île paradisiaque avec une promotion publicitaire sous la banière de la justice league. Leur stratégie consiste à rembourser au plus vite les fonds de la Justice League avec les premiers bénéfices puis de se la couler douce, le plus longtemps possible.

Problème, Aquaman arrive avec une attitude furieuse.

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Il leur révèle que cette île est vivante, mouvante…Aussi toute leur belle et coûteuse installation touristique s’écroule !

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Un autre très bon moment demeure l’excellente parodie de Capitaine América, le grotesque Général Glory.

Vieillard à la retraite qui réside dans un foyer tranquille pour le troisième âge, son archi ennemie allemand vient le voir pour tenter de l’occire !

Se sachant en danger, il doit se souvenir de la formule magique qui le changera à nouveau en Général Glory. Petit problème, notre vétéran a totalement oublié la formule magique !

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Il va donc dans une convention de comics où l’on vend justement le numéro 1 de son propre comics, où est inscrite sa formule magique ! Mais il se trouve en concurrence avec un fan acharné qui est bien décidé à remporter l’enchère, le Green Lantern abruti nommé Guy Gardner, sûrement le plus grand fan du Général Glory que ce vieillard agace au plus haut point ! Pour finir, l’ennemi revanchard est également présent dans la salle d’enchère !!

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Après avoir finalement, et dans des conditions rocambolesques, recouvert la mémoire, la réapparition réveille une cellule de nazis du 3ème Reich, cachés au plus profond de la jingle argentine. Il s’agit maintenant de vieillards dans une base transformée en hospice qui ont besoin d’infirmières pour leur changer leurs couches !

Néanmoins, ils vont activer leur grotesque robot à l’image d’Hitler pour tenter d’anéantir le Général Glory, niais et un rien bouffonesque !

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Mais le meilleur est peut-être la très improbable et hautement ridicule Injustice league qui est apparue dans le numéro 23.

Composé de cinq super vilains mais hautement ambitieux, notre pauvre Injustice league foire un peu prés tout ce qu’elle entreprend.

Désireuse d’investir le QG de la Justice league afin de frapper un grand coup et d’entrer dans l’histoire par la grande porte, notre Injustice league ne parvient qu’à se téléporter lors d’une grande réunion de crise avec tous les supers héros présents ! Autant dire que notre Injustice League dérouille sacrément !

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Sa déveine se poursuit dans le titre Justice League Europe 4, qui demeure justement fameux à cause de cette histoire.

Notre Injustice League, piteuse, a donc décidé de se faire oublier. Elle est donc venue à Paris pour se mettre au vert et, afin de se fondre parmi ses habitants, l’équipe de supers ringards suit des cours de français en tant qu’anonymes.

Problème, la Justice League Europe a décidé de faire la même chose, elle aussi en civil.

Les deux équipes, alors camarades de classe, vont donc avoir des soupçons avant de réaliser que l’autre groupe est composée de ses ennemis jurés ! Et de deux !!

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La troisième grande gamelle, probablement la plus grande, est cette piteuse retraite où ils sont certains qu’aucun supers héros ne réside, même en civils. Notre Injustice league se trouve donc en Antarctique. Rejoins par le plus nul des Green Lantern, le canin Gnort qui n’a d’ailleurs pas compris qu’il s’agit des ennemis de la Justice league, ils échouent dans une base vidée de ses occupants.

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La raison, qu’ils découvrent fort tard, réside dans une armée de pingouins génétiquement modifiés qui sont devenus amateurs de chair humaine !

Une fois de plus, notre League va prendre un grand revers et, devant le danger mortel, l’un de ses membres évoquera même le suicide !

Une brillante et improbable de la Nuit des morts vivants pour l’équipe la plus ringarde et fun de vilains de toutes les compagnies de comics !

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J’espère donc vous avoir convaincu de jeter un coup d’œil aux épisodes de la Justice League de l’ère Giffen, peu connus en France à part par une élite de fans éclairés, mais qui fait toujours référence aux USA.

Elle propose une alternative très intéressante et divertissante aux comics de super héros violents et guerriers. Recommandé !

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Published by Bastien Ayala
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