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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 07:26

Si plusieurs articles ont été consacrés dans le Royaume sur les superbes femmes qui ont œuvré dans le cinéma sexy italien, plusieurs articles concernent Gloria Guida ou Lilli Carati. Or quand ce sous-genre italien s’est essoufflé en Italie en 1982, le cinéma de série Z américain s’est développé à peu près à la même période. Mais ce n'était pas exactement un système de vase communiquant car ce genre est bien particulier et il a ses propres caractéristiques.

linnea-20quigley.jpg

Avant toute chose, le terme Scream Queen désigne les très belles femmes qui sont invariablement les victimes des monstres ou des tueurs fous. Bref, un poncif des films d’horreur depuis…leur invention et qui trouve en Janet Leigh la plus fameuse représentante de ce genre.

janet-leigh.jpg
Mettre une belle plante dans un film de genre demeure toujours un plus pour un film d’exploitation puisque ce type de production est destiné à un public particulier qui attend quelques figures imposées.

Ce fut donc dans les années 80, grâce au boom de la vidéo, que de petites productions ont pu émerger et proposer des petits films assez indigents qui ne se vendaient que sur un grain de folie ou la présence de belles jeunes femmes aux physiques avantageux !

Le parcours de ces têtes (et corps) d’affiches est un peu près identique : des filles plantureuses qui tentèrent de faire carrière au cinéma mais qui échouèrent toutes dans ces productions bas de gamme et qui n’en sortirent plus jamais.

Vice-Academy-Collection-Volume-2.jpg
Parmi ces Julie Strain, Debbie Rochon, Linnea Quigley, Michelle Bauer…certaines viennent des pages centrales du fameux poster centrale de Playboy et, d’ailleurs, certaines ont versé dans le porno par la suite. A contrario, d'autres ont commencé par là !

Certains réalisateurs les ont bien servies.

Bobbie-Bresee.jpg
Citons notamment David De Coteau, Jim Wynorski ou encore Fred Olen Ray, des réalisateurs dont le nom est totalement obscur pour le grand public mais qui ont une présence de deux décennies dans les vidéos clubs ou les films d‘exploitation.

Ils ont bien servi ces actrices, et certains bruits récurrents parlent d’une réelle proximité entre ces actrices et ces réalisateurs, et des firmes défuntes telles que Empire (Réanimator) les ont employées pour les mettre en avant.

-le-retour-des-morts-vivants.jpg
(Linnea Quigley, la Scream Queen qui a eu le plus de notoriété avec ce film !)

Ainsi il y eut bien un genre, mineur, où ces femmes étaient donc un argument commercial, elles avaient une audience, et des producteurs pouvaient monter un film sur leur nom.

Bien sûr, ce phénomène demeure essentiellement américain, le public tout comme leur notoriété, car la France ne vit que fort peu de ces films ! Notre marché locatif national n'a que très peu importé de ces films assez bas de gamme, seul la défunte 5 s'était risquée à en diffuser quelques uns dont un vieux Dr Aliens !

Ce phénomène s’est tari dans les années 90 pour ne devenir qu'un lointain souvenir et la plupart de ces femmes ont clos leurs carrières, une infime partie s’étant recyclée dans le porno, pas mal ayant encore leurs sites ou d’autres, soyons romantiques, se sont mariées et pantouflent !

mad-movies-special.jpg
Je vous recommande plus que largement la lecture du Mad Movies dédié à ce thème où Damien Granger, un gage de sérieux, a consacré une centaine de portraits émaillés d’anecdotes assez pittoresques, et les photographies qui vont avec !
Enfin, pour conclure sur ces films qui sont assez mauvais et qui ne survivent que grâce à l’aura de ses têtes d'affiches !

220px-Femme_Fatales1.jpg                                (Mme Dave Stevens, Brinke !)

Saluons quand même une de ces stars qui se nomme Mme Brinke Stevens. Elle était la femme de Dave Stevens, ancienne biologiste qui a du se recycler par la force des choses dans les photos modèles. Elle fut obligée de diversifier ses revenus quand son mari Dave l’a plaquée, après un an de mariage, sans ressources, pour rebondir.

Elle trouva donc sa voie et tourna quelques 110 films, que je ne conseille pas !

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Published by Bastien Ayala
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commentaires

Bastien 19/02/2010 18:15


Bonsoir Mr Swamps.

Je suis généralement plutôt enthousiaste ou indulgent pour les films/oeuvres que je chronique ici mais je ne connais pas de bonnes oeuvres de ce courant U.S.

A la rigueur, j'ai gardé un assez bon souvenir de DR Aliens de David De Cocteau diffué jadis sur la 5.

En revanche, j'ai vu des films indignes, vraiment lamentables tel le fameux Creepzoïd.

J'ai jeté un coup d'oeil sur Hooker Chainshaw Hollywood (la photo du début de l'article) pour éventuellement le chroniquer et ce film parait lent, pas terrible et sans folie...

Aussi je ne trouve aucune qualité au Z américain contrairement au film sexy italien qui n'était qu'un courant parmi la myriade qui composaient la série B, voire Z.


swamps 18/02/2010 21:35


aaaaaaaarrrrrgggggglllllhhhhhhh!!!!!!!!!
brinke stevens, je l'avait oublié celle là!
clint eastwood à dit au pied de la tombe de kit carson:" voit tu! le monde se divise en deux cathégorie. le z américain et, le bis italien!"
il y a du bon dans les deux registres.