Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 07:45

4ème partie


La situation des artistes dans les comics de la fin des années 70 était  assez périlleuse.
Un mouvement des artistes, initié par Neal Adams et illustré par les affaires Jack Kirby et des droits sur Superman, mirent en lumière que les contrats types dans les comics étaient assez léonins.
Le scénariste, tout comme le dessinateur, cédait l’INTEGRALITE de ses droits, SANS LIMITE DE TEMPS, pour la maison "aux idées". Voyant quand même que les œuvres des comics rapportaient un certain argent due à l’exploitation dans parfois d’autres médias, les artistes comprirent qu’il avaient tout intérêt à défendre leurs droits, pour que ceux-ci existent enfin.
cn capvic
Le principal mouvement fut celui initié par Neal Adams en 1978 qui condamnait fermement le contrat type de Marvel. Les artistes étaient alors piégés : pour exister, il fallait être publiés en faisant leurs preuves et le meilleur de leur production appartenait aux big two, dont Marvel qui ne leur rétrocédait rien.

Mais une petite firme dynamique se proposa de changer la donne du jeu en laissant aux auteurs la propriété de leurs personnages et, ainsi, Pacific comics enrôla la fine fleur des artistes des comics. Ni plus, ni moins !

Pacific comics fut crée par les frères Schanes en 1971 en Californie.

Stevens-Alien-Worlds4-72dpi.jpg
Pacific comics était un l’origine une boite de vente par correspondance qui n’a cessé de se développer pour finalement imposer son propre système de distribution. Pacific comics instaura alors le système du « direct market » qui initia un mode de distribution qui se pérennisa par la suite : les comics sont achetés à l’avance par les comics shops qui ne pouvaient pas en revanche retourner les invendus. Ce système façonna par la suite le marché des comics, voire même jusqu’à devenir la donne actuelle du système contemporain.

Groo_the_Wanderer__1.jpg
Après un portfolio en 1979 de John Buscema, Pacific comics franchit le cap deux ans après de l’édition grâce au grand et bafoué Jack Kirby. Le king ne recevait même pas les comics de Marvel ou de DC  ! Grâce à cette relation qui s’instaura avec le temps, Jack Kirby accepta de revenir aux comics, ce qui créa à la fois l’événement mais aussi un excellent moyen pour initier splendidement cette aventure !

Capitain Victory fut donc un événement, voire même une bonne affaire quoique pas un hit mais il permit à d’autres stars majeures de venir grossir les rangs. Pacific comics s’adjoint donc les services de Mick Grell, star de DC, mais également de Neal Adams qui n’avait pratiquement plus dessiné de comics depuis 5 ans !

En outre, le papier était de qualité supérieur-tout comme le prix hélas- et Pacific comics paraissait promis à un bel avenir…

394px-MsMystic.jpg
                      (le grand retour de Neal Adams en laissa plus d'un perplexe !)

Mais Pacific comics essuya les premiers problèmes de la mise en place du direct market, surtout le paiement retour des détaillants et un flux de trésorie trop juste condamna cette belle entrerpise. Mick Grell partit avec sa création, il fut suivit par d’autres artistes et Pacific comics se vida de sa substance.

Malgré de belles réussites, citons quand même les débuts de Groo et de Rocketeers, la promesse d’une alternative commerciale au modèle mainstream, Pacific comics fut mis en liquidation en 1984 en laissant un modèle économique improbable qui resta alors un défi à relever.

Ce fut fait dés le début de la décennie suivante avec les 7 stars du séisme Image comics qui a fait vacillé les deux grands ainsi que le marché entier des comics.  Il est également à noter que, en 8 ans, tout avait changé notamment la mode des comics et les goûts des (jeunes) lecteurs. Mais c’est une autre histoire…

Partager cet article

Repost 0
Published by Bastien Ayala
commenter cet article

commentaires