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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 07:18

1ère partie

Il y a tant de choses qui restent encore à deviser sur Stan Lee !

Ssur sa si longue carrière, sur la manière dont il l’a gérée mais aussi sur son apport dans le monde des comics books... Aussi, malgré la précédente et longue série d’articles publiée sur le Royaume, il parait utile de reprendre certains points et de les analyser sous un angle différent, afin de tenter de saisir la complexité de ce grand créateur des comics.
L’apport de Stan Lee est immense, son œuvre également et sa perception par le public est un phénomène des plus intéressants de sa longue carrière.

stan-lee-secrets01.jpg

 

1.Stan Lee, le raconteur d’histoires.

Stan Lee est né en 1922. Il est rentré dans la Timely de son oncle jeune, à l’âge de 17 ans dans le rôle d’assistant. Bien que versé dans la littérature, qui était avec la radio et le cinéma les média les plus populaires aux U.S.A de cette époque, Stan Lee n’était pas particulièrement versé dans les pulps mais davantage dans les grandes œuvres, une vraie littérature plus soutenue.
Mais les temps étaient alors difficile et le jeune Stanley Lieber devait faire différents petits travaux afin d’aider sa famille et « faire bouillir la marmite ».

 

kazar3.jpg

 

Stan Lee rentra assez jeune à Timely. Cette petite firme créée par opportunisme ou sens des affaires de Martin Goodman qui, en 1939, avait seulement 31 ans.
Né en janvier 1908, Martin Goodman est rentré dans l’industrie des pulps au début des années 30. Il s’associa avec différents associés pour finalement voler de ses propres ailes en creant sa propre firme . De ses activités de pulps qui publièrent déjà des titres ronflants MYSTERY TALES, MARVEL SCIENCE STORY, STAR DETECTIVE où des personnages actuellement connus, tels que Kazar, étaient déjà publiés…

 

220px-MarvelComics1.jpg

 

Homme d’affaires avisé, M.Goodman se lança dans les comics comme dans n’importe quel créneau qui aurait pu alors lui paraitre prometteur.
Le genre des comics était alors tout nouveau !

Il datait de 1935 et le genre se créait de toutes pièces.

Le premier vrai comics de la jeune firme Timely était donc MARVEL COMICS # 1 qui date de 1939. Ce magazine, historique pour la firme actuelle,  introduit déjà les personnages de la torche humaine et de Namor.
Il semble que, c’était alors la pratique de l’époque, Martin Goodman se tourna donc vers des studios fournissant clef en mains du matériel aux éditeurs de comics et, dans le lot, il y avait ces nouveaux personnages qui étaient dans un pack de super héros.
Martin Goodman obtint « astucieusement » les droits de ces deux personnages et ce titre se vendit alors à 80.000 exemplaires.
Notons que sa couverture de MARVEL COMICS # 1 fait encore très pulps !

 

SplashCap09L.jpg

 

C’est donc en 1941 que Martin Goodman recruta deux vedettes du circuit qui s’étaient fraichement associés. Jack Kirby et Joe Simon furent donc recruter afin de créer en interne les propres firmes de la firme. Le pinacle du duo fut en effet CAPTAIN AMERICA # 1 qui vit le premier grand succès de la firme qui fut même décliné en serials…
C’est donc à cette époque que le jeune Stan Lee apprit les bases du métier de scénariste. En fait, il apprit à tout faire puisque son rôle d’assistant était assez vague, Timely étant une petite structure et il devait alors trouver son utilité dans une très grande polyvalence. Or, dans cette multitude de tâche, Stan Lee se devait donc de toucher au domaine créatif.


2.Une recette éprouvée.

Un scénariste de l’époque, dont je ne suis hélas pas parvenu à retrouver le nom, raconta par la suite que c’est lui qui avait appris au jeune Stanley Lieber comment confectionner une histoire, quels en sont les rouages et faire en sorte que cela fonctionne bien à la fois dans un format comics mais également du point de vue émotionnel. Ce même créateur raconta également que le jeune Stanley Lieber intégra parfaitement ces fondamentaux et qu’il ne cessa jamais, durant la première partie de sa carrière, de les mettre en pratique, de les affiner et donc les assimiler parfaitement.

 

mystic-comics--6.jpg

 

C’est donc une technique d’écriture très éprouvée, la même, qu’utilise Stan Lee depuis presque le début de sa carrière jusqu’aux derniers comics que nous avons pu lire de lui, notamment les fameux STAN LEE JUST IMAGINE que DC publia au début des années 2000 et qui furent de grands succès.

En effet, par rapport à ce que nous avons pu lire de plus ancien de lui, les comics à monstres datant de l'époque Atlas jusqu'à, cela m' frappé, STAN LEE JUST IMAGINE BATMAN, le moule de l'histoire, les ressorts, la venue des pouvoirs, la caractérisation et la prise de décision finale du héros...Tous ces éléments ne sont qu'une redite du même "moule" qui a bien servi dans les années 60 pour créer SPIDER-MAN, DARDEVIL, IRON MAN, DOCTEUR STRANGE, CAPTAIN MARVEL...


just_imagine_stan_lees_batman_.jpg 

 

En effet, que ce soit dans ses premiers travaux, que ce soit le Whizzer, The Destroyer, Captain America ou d’autres personnages de cette première ère de la firme, Stan Lee apprend à roder une formule scénaristique qui, outre la forme, implique un personnage dans une histoire où sont mêlés une menace, les doutes du personnages, un intérêt romantique, le climax qui voit la confrontation du héros face à la menace ou au vilain, puis une analyse succincte du héros face à son triomphe.

 

L'autre grande aptitude de notre démiurge des comics demeure sa très haute aptitude à pondre ses dialogues qui sont un peu prés les meilleurs qui soient.

Héritages de ses aspirations d'ecrivain, bien qu'il n'embrassa jamais réellement cette voie, les dialogues de Stan Lee sont tout simplement brillants tant ils parviennent à retranscrire l'homme de la rue ou le langage supposé des très hautes divinités et même retranscrire les tourments de l'âme humaine. Il s'agit à mon sens de la patte de S.Lee, qui n'est presque jamais reconnu par les critiques, mais qui offre en quelque sorte la quintessence, la grandiloquence à ces philactères qui peuplèrent ses comics.

Stan Lee en reste le maitre et ses textes, bien que rajoutés après que le dessinateur ait suivi la trame de S.Lee, restent parmi les plus mélodieux et les plus inspirés qui soient.

 

Sa très haute pratique de son moule scénaristique et son talent insurpassé pour les dialogues consituent donc une fabuleuse formule, que l'on retrouvera en filigrane dans toute sa carrière, et dont Stan Lee saura par ailleurs tirer quelques petits profits...

 

god-save-stan-lee

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Published by Bastien Ayala
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