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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 07:41

1ère partie

 

Starcrash est un bon petit film italien de 1978 qui fut tourné dans la foulée de Star Wars afin de profiter de son succès à la fois fulgurant et mondial. Seulement, si Star wars bénéficia d’un département entier d’ingénieurs en effets spéciaux ainsi que le soutien d’un gros studio, la Fox en l’occurrence, il n’en fut rien pour ce film considéré de nos jours comme pittoresque et, il faut l’avouer, comme un gentil nanar voire un navet.

Ici, au Royaume, je défends quelque peu cette notion de navet notamment ce Starcrash dont beaucoup d’éléments, le réalisateur, le tournage tout comme les acteurs sont assez stupéfiants. Retour sur un petit film tel que l’on en fait plus…

dvd.jpg
Starcrash est l’œuvre de Luigi Cozzi.

Pionnier de la S.F en Italie, organisateur des premières conventions du genre bien avant que la notion de geek n’aie traversé la tête de quiconque, Luigi Cozzi était un vertueux défenseur de ce genre ignoré du grand public en Europe dans ces années 60 et 70. Le seul événement qui suscite un tant soit peu d’attention des médias réside dans les témoignage d’Ovnis, autant dire que le genre restait à déchiffrer.

luigi-Cozzi.jpg
Luigi Cozzi perça cependant dans le milieu du cinéma en 1969 avec son moyen-métrage le Tunnel sous le monde puis il collabora avec Dario Argento sur l’un de ses meilleurs giallo, 4 mouches sur un velours gris, ainsi que sa collection de téléfilms à suspens dans les années 70. Luigi Cozzi réalisa un giallo, un très bon, nommé l’assassin doit encore tuer , puis une petite bluette sentimentale nommé Dedicato a una stella. Un peu de talent, un peu de personnalité en tant que réalisateur, la carrière de Luigi Cozzi allait carrément le mener à devenir le spécialiste italien du film de S.F, ce qui ne fut pas une mince affaire…

Luigi essayait depuis ses débuts de monter un film de S.F en Italie mais aucun producteur n'en voulait, ni même concevait que l'on pouvait en produire un.

killer-must-kill-again.jpg
Il ne reçut pas d’adhésion franche et massive de la part des producteurs locaux.

Malgré quelques films sympathique dans les années 60 tournés par Antonio Margheretti (pour pas cher !), ou encore le réussi 4,3,2,1...opération lune, le filon paraissait sans avenir pour ceux qui tenaient les cordons de la bourse en Italie.

scontri_stellari.jpg
Et puis vient StarWars qui allait radicalement changer la donne, et pour longtemps !

Alors que maints producteurs lui avaient tourné le dos, après que certains se soient engagés puis rétractés brutalement, un producteur allait soudain miser sur son projet comme on mise sur un cheval de course dont on est sûr qu’il va remporter la course, avec frénésie.

Il faut dire que Starwars venait de sortir et que le carton, aux U.S.A puis dans le monde, était énorme !

Il y avait soudain un monde extraordinaire que voulait voir et revoir le public, dont les enfants, et ce fut la S.F. Tout le monde se mit donc du jour au lendemain sur ce créneau et ce producteur demanda instamment à Luigi Cozzi de : « faire du StarWars ! ». Un grand défi s’il en est car ni les studios De Paolis ni Cinecitta n’avaient l’équipement pour cela. La gageure était en marche.

starcrash_poster_02.jpg
Ce fut donc Nat Watchsberger qui enleva l’affaire et qui alloua à Luigi Cozzi un certain budget avec l’obligation d’aller vite pour que le film sorte au plus tôt afin de revoir son retour sur investissement.

Le tournage commença donc avec les acteurs et; sur ce point, on peut constater que Starcrash est véritablement un film incroyable !

Commençons donc par l’héroïne du film, Caroline Munroe.

1974-Caroline-Munro-227x300.jpg
Ex-reine de la Hammer, ex-James Bond girls, Caroline Munroe doit se démener pour échapper à la malédiction qui frappe quasiment toutes les James Bond girls : elles ne tournent que dans des navets et disparaissent au plus vite des écrans.

Mais Caroline Munroe semble être une femme à poigne et elle donne à la fois une présence, un charme et un relief à son personnage court vêtu, Stella Star !

Son mari d’alors, Judd Hamilton, lui donna la réplique dans ce film dans le rôle de l’androïde qui la suit tout le temps. Quelle complicité professionnelle !

Caroline Munroe s’en tire plutôt bien dans le film et elle s’avère être une tête d’affiche plutôt convaincante voire même une bombe spatiale !

Mais le reste du casting est encore plus improbable….

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Published by Bastien Ayala
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commentaires

Stef 02/03/2010 18:43


Ne pas oublier David Hasselhof! ^^