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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 07:48

3ème partie


Ex-Timely, future Marvel et actuelle Atlas, la firme de Martin Goodman a tenté un coup de poker en 1956. M.Goodman voulait que sa firme grossisse quantitativement pour s’imposer comme un des grands leader parmi DC (National Publications) ou encore Gold Key. Aussi Goodman stoppa son propre réseau de distribution, Atlas News, pour s’allier avec un solide distributeur pour 5 ans nommé Américain news compagny. Mais cette firme était une émanation de la Maffia et elle fut démantelée en 1957.

Alors que Timely avait passé le cap difficile de la crise de 1954, elle était à deux doigts du naufrage et ses titres, de 80, passèrent à 8 mensuels grâce à un accord d’un nouveau distributeur lié à DC.

C’est donc dans cet atmosphère de naufrage qu’arriva notre bon Steve Ditko dans la firme dirigée par Stan Lee.

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Stanley Lieber, en poste de rédacteur en chef depuis le départ de Joe Simon (à part une interruption due à la guerre entre 1942 et 1945), doit donc gérer une situation proche de la Berezina puisque les titres de la firme ont fondu de 90 %. Qui pouvait faire pire.

La compagnie au titre ronflant, Atlas, exploite presque intégralement le créneau des montres géants ou du suspens dans des revues aux titres enthousiastes tels que

Astonishing, Strange Tales of the Unusual, Journey into Unknown Worlds, Journey into Mystery, Mystery Tales, Marvel Tales, World of Mystery, World of Suspense.

La recette de ces comics est la même, une grande et apparemment implacable menace va fondre sur l‘humanité toute entière mais seul un individu, généralement celui-là même qui l’a déclenchée, va trouver une astuce qui mettra fin à son (court) triomphe.

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Une belle et riche période, visuellement  superbe, qui propose un univers encore plus délirant que celui des mêmes films de l’époque et qui se relisent avec grand plaisir (un grand oubli des rééditions de Marvel). Une kyrielle de monstres aux titres ronflants apparurent mais il est amusant de constater que Jack Kirby et Joe Simon faisaient déjà la même chose chez Prize-Creastwwod, leur propre boîte de comics qui n’avait pas survécu à la crise de 1954...

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Toujours est-il que les qualités graphiques, mais aussi de conteur, de Steve Ditko explosent littéralement chez Atlas puisque notre homme se partage presque tous les contenus de ces titres avec son ancien employeur, le recasé Jack Kirby (mais aussi Dick Ayers) pour livrer un des pages superbes qui poussent volontiers les limites de l’imagination créative !

Cependant, Stan Lee est obligé de puiser dans le stock de planches déjà livrée avant la crise due à Americain news company et Steve Ditko se trouve donc pour un temps sur la touche, faute de commandes.

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Il retourne donc volontiers chez Charlton où les prix, rappelons-le, sont parmi les plus bas du marché. Steve Ditko va donc compenser en abattant un travail phénoménal !

Certaines sources indiquent une production de 450 planches en 1957 (le comics de l'époque était de 17 pages mensuelles) et presque autant l’année suivante. Un travail de moine copiste !

Mais Steve Ditko parfait son art. Il expérimente, met au point son nouveau style qui sera si particulier et concentre toutes ses forces pour se forger une maitrise technique unique. On peut postuler que son art nait dans l’effort et le labeur bien que la Charlton lui laisse une très grande liberté.

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En outre, Steve Ditko collabore souvent avec le stakhanoviste Joe Gill, le pendant de Stan Lee pour la Charlton et Co-créateur de Captain Atom. Déjà le silver age est en marche et le personnage de Capitain Atom, même si ses aventures sont bonnes sans être exceptionnelles, demeure marquant.

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Fin 1958, Atlas a épuisé tout son matériel de réserve et Stan Lee fait donc de nouveau appel aux meilleurs, à la crème de la crème dont Steve Ditko !

Atals tourne toujours à faible régime mais elle livre quand même de superbes histoires rehaussées par les talents de ses dessinateurs dans des histoires terriblement improbables aux confins de l’imagination.
Mais ce cycle va bientôt toucher à sa fin et le suivant perdure toujours...

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Published by Bastien Ayala
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