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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 08:00

7ème partie


Après un passage conséquent à Charlton, suivie une période chez Marvel qui va fonder sa renommée et sa notorieté suivi d'un retour marquant chez Chartlon, Steve Ditko va suivre le mouvement qui consiste à rejoindre le géant DC comics qui commence sérieusement à être en danger par le petit poucet aux 8 titres nommé Marvel comics.


Il va suivre une longue période créative, encore marquée par la création de héros intéressants, mais qui marque clairement le pas dans la carrière pourtant si prometteuse de Steve Ditko.

Certaines sources avanceraient que c’est précisément Steve Ditko qui aurait présenté Dick Giordano aux pontes de DC. La situation pour DC était à l’époque paradoxal, l’éditeur était bien le numéro 1, ses personnages étaient également les plus connus du grand public mais la firme ne proposait plus d’histoire réellement intéressantes, hype dirons-nous.
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 Aussi un coup de balai fut possible grâce à un premier remaniement dans les cadres dirigeants qui permit à Carmine Infantino d’accéder au poste d’éditeur en chef. Il recruta donc la jeune pousse venue de Charlton, Dick Giordano, qui vint alors avec de nombreux talents dont Denny O’Neil, Jim Aparo (alors excellent dessinateur), Steve Yeates (également remarquable) et…Steve Ditko !

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Ce dernier, dont on attendit quand même un résultat à la hauteur de sa réputation, fut mis sur le titre qui proposait de nouvelles histoires, le fameux Showcase !

Le premier personnage marquant demeure le Creeper crée dans le titre Showcase #73.

Le Creeper est en réalité le journaliste Jack Ryder qui reçoit, pour soigner une blessure grave, le remède d’un scientifique qui lui confère force et agilité.

Le revers de la médaille est que le Creeper, un peu comme le Joker, a une apparence ainsi qu’une personnalité proche de la Hyène, l’animal dont il est inspiré.

Ainsi, un peu à l’instar de Spider-Man chez Marvel, ni le public ni les autorités ne savent réellement qui est au juste ce personnage à l’allure et au rire inquiétant.

Le Creeper demeure un bon titre, plaisant à lire où l’on retrouve encore toutes les qualités des meilleurs séries de Steve Ditko. Le graphisme, essentiellement urbain mais également la morphologie du personnage assez grotesque, constituent le point fort du graphisme de Steve Ditko. Mais il devient acquis que ce dernier a mis au point son style définitif et qu’il ne se renouvelle plus, en quelque sorte.

Le personnage est intéressant, plaisant mais nous ne sommes toujours plus sous la grande ère de Stan Lee qui aurait conférer à ce personnage un background ou un dilemme intéressant.

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Allié à Steve Keates pour le scénario dans Showcase # 75, le titre Hawk & Dove  raconte l’histoire de deux frères aux caractères opposés qui reçoivent d’une voix mystique des pouvoirs les élevant au rang de surhommes. L’un des deux frères, Hawk, demeure caractérisé par la force brutale et son tempérament le pousse justement à gagner la victoire par la force tandis que son frère, Dove, chercher le dialogue et prône la solution diplomatique. Pour une fois, c’est clairement le concept qui l’emporte sur les pouvoirs ou autres caractéristiques du personnage bariolé. Hawk & Dove inclut astucieusement la dualité de la politique américaine en ce qui concerne ses relations avec les autres états du monde. Elle est en effet soit interventionniste et brutale, voire la théorie des dominos de l’époque vis-à-vis du communisme, ou au contraire une intervention pacifique pour soutenir les états qui ont besoin d’aide de type O.N.U.

Dans la pratique du titre, le pauvre Dove ne cesse de tenter de raisonner son frère Hawk pour lui éviter de partir en guerre, de calmer ses ardeurs ou encore de tempérer ses actes ! Un concept savoureux mais ce titre restera quand même mineur à la fois dans le DC universe mais encore dans la carrière de Steve Ditko.

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Toujours est-il que Steve Ditko quitte DC pour revenir travailler chez Charlton où, décidément, il se sent en confiance. Cela demeure le gros problème de Steve Ditko, qui sera abordé ultérieurement, et qui fera que Steve Ditko n’attendra plus le firmament de sa carrière.

Après des travaux que la postérité n’aura pas retenu, Steve Ditko revient une nouvelle fois chez DC, en 1975, où il signe le très bizarre Shade the Changing man qui voit un agent d’une réalité autre poursuivre l’assassin du père de sa fiancée. Il passe justement pour le meurtrier de son futur beau-père et toutes les autorités policières de sa dimension, fiancée comprise, n’auront de cesse de le traquer.
Notons que la même année, S.Ditko dessinera aussi le Destructor/le justicier en v.f pour Altas comics.

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Le ressort pour Shade consiste justement à appréhender le vrai meurtrier, à reconquérir son honneur puis renouer avec sa fiancée. Un plot comme seul Stan Lee paraissait pourtant capable de pondre à la douzaine !

Shade sera repris dans l’excellente branche Vertigo par Peter Milligan avec le débutant Chris Bachalo aux dessins, alors plein de promesses. Ce dernier raconta, au détour d’une interview, qu’il ne comprenait pas toujours ce que pouvait raconter au juste Peter Milligan ! Toutefois, cette version de Shade demeure toujours aussi marquante.

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La carrière de Steve Ditko devient un peu plus difficile à suivre par la suite, d’ailleurs ne sont proposés dans cet article que des jalons tant sa carrière est riche. Cette période est clairement moins marquante, exception faite de Mister A, et on le reverra chez Marvel pour Machine Man où il prend la suite d’une autre gloire, Jack Kirby, mais sa prestation ne fut pas éclatante. On retrouva donc Steve Ditko un peu partout et ce dans de multiples firmes et dans de multiples titres.

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Nous pouvons ainsi citer Submariner, Speedball, Rom, des participations à Vaillant, ou encore chez Top comics sur le titre Jack Kirby ‘s Secret saga.

Sans être trop critique ou brutal, là n’est pas le but, on peut légitiment se demander pourquoi un créateur aussi accompli n’a pas su rester au haut niveau auquel il aspire.

Remarquons quand même que Steve Ditko a dessiné… les Powers rangers !

Cela demande également une introspection, et le résultat demeure réellement déconcertant !

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Les années 90 verront donc la fin de la carrière "professionnelle" de Ditko.

Mais ce dernier ne va abandonner les comics, loin de là. Il poursuit une oeuvre plus personnelle qui poursuit son développement artistique. 

 

 

 

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Published by Bastien Ayala
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