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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 07:44

2ème partie


Les débuts d’un artiste dans un médium aussi large que le comics book se font souvent dans les petites firmes. Il faut se souvenir que, avant 1954 et la crise provoquée par le psychiatre Frédéric Wertham qui conduisit quand même cette industrie à être scrutée à la loupe par le Sénat américain, les petites firmes étaient légion lors des années 50.
 Steve Ditko allait enfin faire ses premiers pas qui n’allaient pas tarder à devenir marquants…

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Steve Ditko travailla donc pour les publications Stanmor, une minuscule firme pour un petit contrat. Steve Dikto travailla donc autant qu’il put pour d’autres firmes dont la fameuse Prize-creastwood, la boite de Jack Kirby et Joe Simon qui produisit de superbes comics dans un peu près tous les genres de l’époque et qui en inventa même un : le comics de romance.

Ce fut d’ailleurs la rencontre des deux très grands de Marvel qui allaient créer visuellement mais aussi conceptuellement les personnages majeurs des comics à venir.
Steve Ditko fit donc des travaux de débutants tels de l’encrage, le fameux traçage des cases pour des travaux en bout de la chaine créative mais qui furent hélas nécessaires…

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Steve Ditko fut engagé dans une firme qui marqua sa carrière et à laquelle il fut très attaché tout particulièrement : Charlton comics.

Grande imprimerie du Connecticut, Charlton avait une division comics qui n’était qu’un élément de son activité. Ceretaines sources indiquent même que la division comics n'avait que pour but de faire tourner à flux tendu les machines à imprimer !
Aussi, la direction se souciait fort peu de la branche comics, parent pauvre de la firme mais qui constituaient quand même un élément de bénéfice dans le résultat d'exploitation annuel.
Aussi, la direction s’attendait que ses comics se vendirent mécaniquement. C’est-à-dire qu’ils devaient trouver naturellement son public.
Les comics de la Charlton n'étaient donc pas les plus prestigieux et leur distribution elle-même passait par les petites épiceries et les points de vente de second ordre.


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Charlton était un bon endroit pour commencer, car les salaires n’étaient pas fameux mais l’exigence n’était pas davantage élevée. Il faut remplir les pages, tenir les planning et peu importe le reste finalement…

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Toujours est-il que Steve Ditko trouva dans cette entreprise une firme dans laquelle il se sentit si bien. Il y resta lié jusqu’à la fin de Charlton en 1986, ce qui dénote l’attachement si particulier que porte Steve Ditko à sa carrière : la créativité et l’intégrité artistique avant tout !
 Cet aspect sera très important pour comprendre la personnalité si particulière de Steve Ditko.

Steve Ditko a donc trouvé sa voie, en tout cas son point de chute, mais Steve subit un très grand problème de santé qui va affecter sa carrière : la tuberculose.

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Cette maladie, par la suite maitrisée l’éloigne des planches à dessins tant il fut affaibli.

Alors qu’il s’apprêtait à rejoindre la Charlton, la firme a été dévastée par une tornade et Steve Ditko doit alors trouver un autre employeur.

Il dut donc se rendre à New-York afin de démarcher un nouvel employeur.

Le reste, comme on dit souvent, appartient à l’histoire, mais il est toujours intéressant de le raconter !


Bonus : Cliquez ici pour lire les aventures de Konga, une copie britannique de King Kong en film puis adapté par Chartlon. L'article est l'oeuvre de Brother Ray, grand amateur de Charlton comics ! 

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Published by Bastien Ayala
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