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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 06:18

Après une longue série d’articles dédiés au(x) Docteur(s) Who, il est temps de changer totalement d’air et d’explorer d’autres horizons car cela est la vocation du Royaume.

 Aussi j’ai dégoté un truc bien marrant, un ovni cinématographique qui rend hommage à un courant oublié du passé en le diffusant, là est le paradoxe, à l’aide d’une technologie moderne. The italian Spider-Man est donc une série de mini courts métrages qui tire parti de ce qu’internet à pu apporter en matière de diffusion.

Avant toute chose, je vous conseille de cliquer ici pour voir ce qu’est exactement The italian Spider-Man. Bon voyage !

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The italian Spider-Man est une expérience menée par des jeunes étudiants en cinéma de l’université de Flinders en Australie en 2008. Leur but était donc de sanctionner leur cursus par une œuvre universitaire qui soit assez intéressante pour se faire remarquer par une audience large mais également de leur servir de carte de visite dans le monde du cinéma. The italian Spider-Man sera ce passeport et nos jeunes étudiants se servent intelligemment d’un moyen de communication gratuit et pouvant toucher tout le monde à la fois, le net.

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Mais avant toute chose, The italian Spider-Man est une référence à deux genres ou courants qui zébrèrent les écrans cinématographiques la fin des années 60 sans n’avoir jamais bénéficié d’une quelconque bienveillance de la critique cinématographique. Ni à l’époque, ni vingt ans plus tard malgré un changement de génération dans la presse spécialisée qui naquit entretemps !

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Il y a avait d’une part le genre de films de catcheurs mexicains, genre mexicain qui s’exporta avec parcimonie en France.

Cette mouvance du film pour catcheurs, lucha libre, est née grâce au célèbre catcheur Santo.

Rodolfo Guzamn Huerta s’est mis à la lutte au milieu des années 30 où il évolua grâce à une solide technique. Ce ne sera que 10 ans plus tard qu’il prendra le nom de Santo en se vêtant d’une cagoule argentée qu’il ne quittera jamais. Ce qui est assez étonnant, c’est qu’il respectait à la lettre une formule manichéenne qui disait qu’il était le champion du bien et de la justice (!). Dans les années 50, grâce à sa popularité bien consolidée, un éditeur de bd a l’idée d’un comics basé sur ses exploits. Ce fut le début d’une exceptionnelle notoriété qui confondit un peu Santo et son rôle car l’identité de Rodolfo Huerta fut considérée comme secrète pour le grand public.

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C’est en 1958 qu’un premier film, au budget indigent sort sous les écrans au Mexique.

Bien que brouillon et primitif, il cartonne (auprès des enfants) et la carrière d’El Santo est lancé ! Des cinéastes sont donc obligés de se pencher sur le sujet, tel le fameux René Cardona, et le film de catcheurs mexicains devient donc un genre à part entière !

D’autres catcheurs envahiront les écrans tels El Blue Demon ou Mil Mascaras, une vraie justice league à la mexicaine !

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Pour en revenir à Santo, rappelons qu’il était né en 1917 et assurer physiquement ses combats dans ses films tenait de la gageure. Aussi notre brave Santo, quelque peu ventripotent, était assez souvent doublé pour ses acrobaties ! Cela ne l’empêcha pas de lutter contre toutes sortes de monstres, que ce soit des extra-terrestres, le monstre de Frankenstein ou encore des femmes Vampires et même des zombies. Les films de Santo sont souvent évoqués en Europe par rapport à ces mythes qui se trouvent dans ses films et qui finissent bastonnés !

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       (la seconde génération de ces lutteurs, les "fils de")

Santo était quand même une légende au Mexique et, en 1982, il retira publiquement son masque à la télévision deux ans plus tard afin de révéler son nom. Il mourut 15 jours après et il fut une gloire nationale même si le genre ne lui a pas survécu. Un parcours incroyable ! Un de ses onze enfants a même pris sa relève en se nomme El hijo de Santo !

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L’autre genre auquel rend hommage The italian Spider-Man, c’est vague de films à super héros italien qui eut lieu dans les années 66/67. Disparue aussi vite qu’elle était apparue, à part nos 3 fantastiques supermen, ce genre compta quand même quelques sacrés navets, même si j’ai de l’affection pour le genre.

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Tous les poncifs, tous les clichés et les pires histoires ressassés dans ces films ne permirent pas de trouver une quelconque qualité dans ce productions qui ressassèrent plus ou moins la même histoire à destination des enfants. Que ce soit Superargo, Flashman, Fenomenal, Goldface, les histoires étaient niaises car uniquement à destination des enfants, et davantage les très jeunes.

 

On peut même parler de naufrage artistique total pour ce genre indigent qui ne laissa en définitif aucun bon souvenir si ce n’est qu’un aspect psychédélique et pop bienvenue !

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Nos étudiants australien s’en souvinrent bien et le succès sur internet fut assez conséquent car des millions de connexions eurent lieu pour la dizaine de court, réellement talentueux eurent lieu. La veine parodique est excellente car elle ne fait que forcer le trait de ces héros dont ils ne manquent pas grand chose à leurs aventures pour verser dans le second degré !

Un bel hommage, une belle démonstration du talent de cette équipe, espérons qu’ils connaitront le même succès que Crocodile Dundee, monté dans les années 80 lui aussi de façon expérimentale par l’australien Paul Hogan au moyen de la souscription !

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Published by Bastien Ayala
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