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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 07:13

11ème partie

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La première saison de Torchwood se compose du format normal, 13 épisodes qui plongent les membres de l’équipe, une petite poignée, dans la face sombre de l’univers du Docteur. La série se passe à Cardiff,  un endroit où une faille d’energie dimensionnelle expose la région à de néfastes anomalies qu’il convient de juguler. Le showrunner se nomme  Chris Chinball. A lui d’en faire une série cohérente avec un ton, une direction et une spécificité captivante.
Elle fut diffusée fin 2006, c’est-à-dire entre la seconde et troisième saison du Doctor Who. Plus sombre, plus violente, diffusée à un horaire plus tardif, la série s’adresse donc essentiellement aux adultes car la violence, la mort ou encore le sexe sont dépeints de manière assez réaliste.

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Si le premier épisode, TOUT CHANGE, est bien écrit par Russel T.Davies, autant dire que le groupe apparait comme étrange, formé d’un peu près tous les membres de l’équipe que nous aurons l’habitude de voir évoluer par la suite.
TOUT CHANGE montre une flic de base, Gwen Cooper, enquêter sur une équipe fantôme, Torchwood, disposant d’importantes autorisations gouvernementales et pouvant faire un peu près ce qu’elle veut. Cette unité secrète ne semble pas très concernée par la défense des gens normaux et, pire, il semble que ses membres fassent un peu n’importe quoi. Gwen Cooper parvient finalement à s’intégrer à l’ équipe, dont les desseins semblent encore mystérieux, où le sexe et la violence semblent être les dangers et les ressorts auxquels sont confrontés ses membres.
Un épisode moyen, mauvais en terme d’exposition pour le spectateur, nous ne savons rien du rôle exacte de Torchwood et les ressorts de la série restent assez mystérieux.

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Le second épisode, un peu meilleur, confronte l’équipe à un parasite alien ayant pris possession d’une jeune femme. Celle-ci doit, afin de contenter son visiteur, avoir des relations sexuelles fréquentes qui laissent ses partenaires en l’état de poussière, une fois leurs fluides vitaux aspirés ! La scène finale se déroulera dans l’endroit où se trouvent le plus de reproducteurs mâles possibles : dans un département de dons du sperme ! Amusant et déjà un poil meilleur…

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Le quatrième épisode est certainement le plus mauvais de toute la franchise.
LA CYBERWOMAN confronte l’équipe à un secret qui se trouve dans leur base, dissimulée dans des voûtes près d’une rivière. Il existe une survivante humaine dont la conversion en Cyberman fut arrêtée a mi-cycle lors de l’épisode DOOMSDAY. L’un de ses membres, son fiancé nommé Ianto Jones la garde caché avec le fol espoir de la réanimer un jour. Ce jour est venu et notre CYBERWOMAN se montre extrêmement féroce. ..
Cet épisode recycle absolument tous les clichés des sous produits ayant copiés Alien : un monstre est caché dans un lieu confiné et tous les membres, ici personne ne meurt à part quelques innocents, utilisent absolument tous les moyens pour la défaire. Mais l’épisode se traine, c’est assez moyen, et pour tout dire, pesant.

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L’épisode suivant, PETITS MONDES, est plus intéressant.
Il confronte Jack Harkness au monde des fées. En effet, celles-ci existent, elles sont recherchées et parfois courtisées par des humains mais leur voisinage est en réalité redoutable et elles sont à fuir absolument.
La face cachée des fées pourrait être un bon titre pour cet épisode qui présente une version très noir des contes de fées. Un bon épisode.

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L’épisode suivant, LA RECOLTE, plonge l’équipe de Torchwood dans un pur univers d’horreur de type MASSACRE A LA TRONCONNEUSE.
Que se passe-t-il dans les territoires éloignés en Galicie ? Pourquoi y a-t-il autant de disparitions ? L’équipe de Torchwood enquête au grand complet mais ce sera pour un voyage au bout de l’horreur.
Si Torchwood fut présentée comme une réponse à X-FILES, cet épisode est le lien évident tant il est choquant ! Torchwood est présenté comme la version adulte de Doctor  Who, avec LA RECOLTE, c'est manifestement indéniable !

En voici le trailer !

 

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Le numéro 7, CADEAUX GRECS, confronte la responsable des ordinateurs, Toshiko, a une mystérieuse femme nommée Marie qui exerce un ascendant hors du commun sur elle. Une femme piège, des morts inexplicables, Marie n’est pas ce qu’elle semble être pour cet épisode qui remet cette saison sur de bons rails.

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Passons à l’épisode 10, CHAUSSURES EN VRAC, qui permet à un fantôme d’enquêter sur sa récente et propre mort. Pourquoi ? Comment ? Quelles sont les réactions de ses proches ? CHAUSSURES EN VRAC demeure le petit moment de légèreté de la série malgré son sujet. Un bel épisode, léger et optimiste malgré la noirceur du sujet, CHAUSSURES EN VRAC offre un moment de détente dans la série et contrebalance l'ambiance réaliste, crue et sans concession de Torchwood. Recommandé !

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Les trois épisodes suivants, les 10, 12 et 13, forment un tout bien que cela n’apparaisse pas évident. La technique, inspirée par la série mère, est ici bien retenue et mise en place.
Cela commence avec HORS DU TEMPS où des Anglais de 1953 prennent l’avion, disparaissent, puis arrivent finalement de nos jours à Cardiff. La plupart ont leur vie d’antan brisée, ravagée et, finalement, seule l’une d’entre elle parviendra à survivre normalement. Encore un bon épisode, parvenant à émouvoir et mettant une pièce pour le grand final.

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L’épisode 12, LE CAPITAINE JACK HARNESS, s’intéresse à notre héros dont il convient de rappeler l’histoire et les pouvoirs.
Rencontré à Londres en 1944 durant le Blitz dans l‘épisode 8 de la première saison de Doctor Who, Harness joué par John Borrowman accompagne Rose et le Docteur jusqu’à ce qu’il soit « victime » d’un accident cosmique.
Devenue une anomalie selon les lois de la nature, il est laissé en plan dans la station par le Docteur, déconcerté par sa nouvelle nature. On suppose alors qu’il entre dans une police temporelle qui reste encore à définir puis il échoue finalement sur la terre dans un passé très ancien. Depuis lors, il n’a de cesse de retrouver le Docteur, ce sera fait à la fin de la troisième saison de Doctor Who et il créa Torchwood pour l’honorer.
Son anomalie consiste dans le fait qu’il soit invulnérable, indestructible, à priori immortelle comme un point fixe dans le temps qui serait voué à persister. Bien que l’on apprenne finalement le sort final de Jack Harness à la toute fin de la saison 3, incidemment, on imagine très bien qu’il ait subis les pires désagréments de sa condition.

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Cet épisode plonge l’équipe face à un mystérieux homme, non défini, donc le dessin secret consiste à libérer le mécanisme qui jugule la faille de Cardif, étonnement surpuissante et cause de perturbations dimensionnels. Ce mystérieux homme, capable de voyager dans le temps, fournit à chaque membre de Torchwood une excellente raison d’arrêter ce mécanisme de maintien, quitte à se liguer pour se rebeller contre Jack Harkness, farouchement opposé à cela…
Il avait raison mais il n’a pas pu empêcher la délivrance d’une sorte de diable géant, assez proche de celui qui était retenu dans LA PLANETE DU DIABLE, dont l’ombre anéantit toute vie. Anomalie cosmique contre diable destructeur, qui l’emportera ?

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Mal partie, sur des bases mal consolidées, Torchwood ne bénéficie pas de la même fluidité et lisibilité que Doctor Who. Les enjeux, tout comme le but réel de l'équipe, sont mal définis et la série n'en est que plus brumeuse.

En revanche, le ton adulte de la série est bel et bien assumé. Nous sommes dans la réalité et, même si la série se passe au pays de Galles, le quotidien de la population parait totalement crédible et proche de nous. On ne cherche pas, contrairement à presque toutes les séries télé de distraction, à maquiller la réalité pour l'embellir, pour la départir de son caractère brut et sec. Cela ne fait que renforcer le caractére malsin de la série, quand des hommes et des femmes lambda sont les jouets involontaires des malveillances ou des turpides aliens, magiques ou dimensionnelles.

Torchwood  parvient quand même à proposer, in fine une bonne saison. Se rattrapant finalement au terme, malgré des défauts dont je m'étonne encore qu'ils soient présents, Torchwood vaut le coup d'oeil, et ce indépendemment de l'intérêt que l'on porte à sa série mère. Est-ce que saison 2 saura faire mieux ?



 

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Published by Bastien Ayala
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