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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 08:00

2 Go to Charlton !

 

Les années passées chez Eisner & Iger étaient les années d’apprentissage, le chemin de croix en quelque sorte. Dick Giordano, qui était assez dévolu aux titres de la firme Fiction House (qui édita d’assez belles choses*), faisait toutes les tâches d’apprentis tels que la livraison des planches, tracer les cadres des pages, effacer les éléments qui n’allaient pas, tout cela sous la tutelle dirigiste de Jerry Iger.

Notre homme accéda quand même aux travaux d’encrage, très peu de dessin où sont style se superposait déjà à ce qui se faisait de mieux selon les standards de l’époque, c’est-à-dire de beaux dessin apolloniens tels qu’en produisaient, par exemple, Carmine Infantino.

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Si Dick Giordano avait pour lui l’exaltation de la jeunesse, il sentait sans doute inconsciemment que le studio Eisner & Iger était trop brimant pour lui, bien qu’il devint à force de travail un assez bon encreur, rapide et aux qualités techniques de plus en plus affinées. Aussi son chemin croisa en 1952 celui de Al Fargo, qui travaillait justement pour le fameux éditeur du Connecticut, Charlton comics, qui produisait des comics. Les comics de la firme était une division de la firme parmi d’autres qui n’avait que pour but essentiel de faire tourner les imprimantes de la firme à plein régime.

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Dick Giordano commença donc à diversifier ses employeurs et donc à livrer quelques menus travaux pour Al Fargo. Ce dernier venait justement à New-York pour procéder à des recrutements parmi les jeunes talents.

Charlton comics était à la fois réputée pour ne pas être trop exigeante en ce qui concerne la qualité du travail fourni par les artistes mais également pour ne pas allouer de gros salaires à ceux-ci. Mais Al Fargo se rendit compte du potentiel de Dick Giordano et il comprit qu’il lui fallut faire un effort en ce sens. Aussi Dick eut beaucoup de travail, ce qui lui permit d’augmenter ses revenus.

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Deux années plus tard, au mariage de l’un de ses amis artistes nommé Sal Trapani, Dick Giordano rencontra sa future épouse, qui n'était autre que la soeur de son ami Sal ! Elle lui tapa dans l’œil. Il se marièrent donc ensemble le 17 avril 1955. Marie fut une épouse aimante qui forma avec lui une partenaire idéale dans la vie. Toutefois, quelque temps avant, 1954 fut également l’année du plus grand séisme que connut les comics américains avec la campagne anti-comics initiée par le Dr Wertham. L’industrie s’effondra et des multitudes de studios ou de compagnies nées dans le golden age, beaucoup s’effondrèrent et mirent la clé sous la porte.

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Bien que Dick Giordano effectuait alors des travaux de free-lance un peu partout, déjà chez National Publication alias D.C comics, il fut pris comme tous les autres dans la tourmente puisque le marché connut un séisme sans précédent…

Même chez Charlton, on opéra une restructuration qui vit les tarifs à la page baisser de 20 $ à 13 $ mais également avec l’obligation de venir s’installer à Derby, au siège de la firme. Dick et Marie hésitèrent, leur famille était à New-York, mais les circonstances ne leur laissaient qu’un choix réduit : ils s’installeraient donc bien à Derby là où se trouve la fameuse imprimerie géante nommée Charlton.

Mais, heureusement, ce fut là où Dick Giordano fit ses armes en tant qu’éditeur ingénieux et respecté…
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Univers comics no 3 propose un assez beau dossier sur la firme Fiction House qui est autant didactique qu'intéressant. Un must, ne serait-ce que pour le contenu...

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Published by Bastien Ayala
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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 08:31

Une fois n’est pas coutume dans le Royaume, je procède de la sorte assez rarement, je vais décaler tous les articles en cours pour rendre hommage à un créateur qui n’est pas assez connu ou reconnu en France et qui vient de nous quitter ce samedi 27 mars 2010 : Dick Giordano.
 Cet artiste ne bénéficiait pas d’une grande notoriété en France, ceci s’explique car il a fait ses faits d’armes artistiques majeurs chez DC mais le on connait et on l’évoque généralement par sa carrière d’éditeur. Grave erreur ! Avant toute chose, Dick Giordano était d’abord un artiste qui a accédé au métier d’éditeur, où il a laissé sa trace, pour revenir fonder un studio avec le légendaire Neal Adams et, en revenant une fois de plus chez DC au poste d’éditeur où il a fait venir Alan Moore, il n’a cessé de dessiner.

Ce sera toutes ces facettes qui seront abordées dans ces longs articles/hommages qui tenteront de bien cerner les qualités de Dick Giordano, un éditeur respecté mais également un solide dessinateur.



1 Enfance et début professionnel.


Richard, Joseph Giodano est né le 20 juin 1932 à New-York. Ses parents, qui se connaissaient depuis leur enfance, s’étaient mariés l’année d’avant. Sa mère Pina, une belle femme à la mode de l’époque, était elle-même une artiste et elle s’essayait souvent au dessin, ce qui a la fois impressionna et incita le jeune Dick, surnom qu’il s’était trouvé d’après le comics strip Dickie Dare.

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Les années 30 furent, on le sait à cause de la grande dépression, très difficiles pour bon nombre d’américains. Son père, Graziano, était chauffeur de taxi et les fins de mois étaient chiches pour la petite famille Giordano. Il n’eurent pas d’autre enfant que Dickie, il s’agissait hélas d’un choix à regret, mais également parce que Dick Giordano était asthmatique pendant son enfance et que ses soins grevaient hélas le budget de la famille, déjà bien maigre.

Aussi, comme tous les enfants qui devaient supporter des soins qui l’empêchaient de jouer avec les jeunes de son âge, Dick Giordano développa un attrait pour les comics, qui avaient déjà fait leur apparition avec les Famous Funnies dont il était fan, et qui lui permettaient de s’évader d’un triste quotidien pour des univers de rêves et d’évasion toujours plus excitants.

Dick Giordano fut donc un des tous premiers lecteurs de Batman, l’arrivée de ce personnage et du Joker lui avait fait une forte impression tout comme les pilotes d’escadrille du BlackHawk, de chez Quality comics de Eisner & Iger.
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Dick Giordano était un fan des comics, de la première génération puisque ce média n’existait pas avant lui, et sa passion pour le dessin, il ne cessait jamais de dessiner, le poussèrent à emprunter une voie artistique sous la bienveillance de sa mère. Dick dessinait alors tout le temps, sur tout type de papier un peu vierge qui lui permettait de s’exercer. Comme tous les artistes de « naissance », dessiner était déjà chez lui une forte aspiration naturelle, un don inné, qu’il lui fallait parfaire encore et encore.

La chance de Dick Giordano était qu’il vivait à New-York qui, bien qu’elle n’était pas la capitale des USA, disposait en revanche de plein de possibilités pour se former.

Mme Helle, une vieille institutrice qui tenait à cœur son métier, remarqua le don pour le dessin de Dick et, au lieu de le dissuader comme le faisaient l’extrême majorité des enseignants, le stimula dans cette voie en rassurant ses parents.

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Dick Giordano, dés l’âge de 14 ans, s’inscrit donc au School of Art & Design de New-York, école qui donna au médium des comics de grands noms comme Angelo Torres, Joe Orlando et…Neal Adams qui allait beaucoup plus tard compter dans la carrière de notre homme.

Dick Giordano continuait à apprendre autant de techniques de dessin que sa scolarité lui permettait tout en dessinant, inlassablement, des comics jusqu’à très tard chez lui.

Dick Giordano fut diplômé en 1950 de cette école et il s’arma, comme tous les jeunes dessinateurs, d’un portofolio pour aller tenter sa chance dans les studios de bandes dessinées de la ville. Ce fut un inconnu qui, étrangement, le conseilla d’aller tenter sa chance chez le vénérable studio de Eisner & Iger, Will Eisner étant parti en 1940 deux ans après sa fondation, pour trouver ses premières et nécessaires marques professionnelles. Iger, radin patenté, fournissait toujours du contenu à d’autres éditeurs dont les fameux titres de Fiction House (Sheena, reine de la jungle…).
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 Iger trouva donc rapidement de quoi occuper à plein temps le petit jeune doué qui, à 19 ans, trouva donc de quoi parfaire son enseignement avec des cadences élevées et peu rémunératrices ! Mais la carrière de notre homme était lancée et le destin de Dick était en marche…

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Published by Bastien Ayala
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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 07:10

4ème partie


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Fin 1958, Stan Lee reprend contact avec Steve Ditko et ce dernier accepte de revenir.

Le duo est rodé et Stan Lee, fidèle à son habitude, a élaboré son fameux système qui consiste à laisser une belle marge de manœuvre au dessinateur. Avec 8 titres par mois, écrit par Stan Lee, chaque dessinateur doit œuvrer sur un synopsis ainsi qu’une discussion pour comprendre ce qu’exige l’histoire ainsi que certaines de ses modalités mais l’artiste reste seul maître à bord.

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Ce type de collaboration va pourtant déboucher sur une fantastique génération de personnages en à peine 5 ans. Steve Ditko va également y laisser son emprunte.

Ainsi le courant de comics à monstres, où l’immense envahisseur ne cause en définitif jamais aucun mort, est en perte de vitesse et Martin Goodman demande à son neveu Stan Lee de faire quelque chose dans la même veine que DC car sa JLA a le vent en poupe. Attention toutefois à la copie puisque DC tient le réseau de distribution d'Atlas, ce sera donc une nouvelle approche de genre super héros qui sera proposée.

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Après le premier Fantastic Four de novembre 1961, le succès commence enfin à revenir pour Atlas qui aurait été à deux doigts de fermer ses portes et Stan Lee est donc voué à amener d’autres super héros. Il faut donc remplacer un à un les titres à monstres par de nouveaux héros.

Justement, Jack Kirby avait un projet commun avec Joe Simon, Spider-man et comme ce dernier a quitté le monde des comics pour celui de l’art, il propose donc ce projet qui n’enchante guère Martin Goodman. Il laisse donc faire Stan Lee qui, malgré les croquis préparatoires de Jack Kirby, confie le titre à Steve Ditko

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Les conditions d’élaboration de Spider-Man furent assez rapides puisque seul le quinzième et dernier numéro d’Amazing Fantasy, daté d’août 1962, fut dévolue à cet improbable personnage. Le numéro sortit et l’accueil ainsi que le courrier des lecteurs permirent le retour de ce personnage si singulier. Le titre Spider-Man allait donc commencer à partir du numéro 1, à la grande surprise de ses créateurs qui allaient devoir faire un petit bout de route avec ce personnage au concept si repoussant quoique édulcoré pour l’occasion.

Le succès du titre tient dans l’approche : le héros est terriblement proche des adolescents, l’approche est assez crédible, le rythme et l’action sont palpitants et, en outre, une sorte de big bang créatif fait que le titre demeure étonnamment captivant.

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La performance de Steve Ditko est de haute tenue. Il s’est totalement approprié le personnage en s’investissant intimement. Ses numéros sont dans l’air du temps, les décors sont soignés, les modes sont retranscrites avec soin, la caractérisation des personnages normaux font mouche. Les personnages extraordinaires, les ennemis naissants de Spider-Man sont tout autant réussis avec des personnages totémiques issus des animaux (pieuvre, scorpion), du folklore (bouffon), de la pègre (exécuteurs) ou encore d’une certaine imagination (l’homme sable, Mystério ou encore Electro).

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Les deux hommes créent tout avec un sens de l’intrigue, de l’intime, tout comme de la personnalisation qui demeure toujours aussi frais et bien ficelé presque 50 après. Une réussite majeure mais qui ne va durer que 25 numéros !

A cause de la personnalité et de l’attitude de Steve Ditko, nous y reviendrons ultérieurement, nous ne savons pas formellement pourquoi le bouillant dessinateur a quitté le titre. Mais une rumeur persistante permet de penser que les deux hommes allaient dans des directions différentes, notamment en ce qui concerne l’identité du bouffon vert. Aussi il y aurait eu une discorde et l’intrégrité morale de Steve Ditko, là encore nous y reviendrons, lui aurait commandé de quitter le titre sans de réelles explications avec Stan Lee. Une situation insolite, qui allie intégrité artistique et caractère bien trempé, qui ira d’ailleurs en s’accentuant.

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Mine de rien, Steve Ditko a Co-crée un des personnages populaires majeurs du Xxème dont je ne suis pas certain que l’exploitation effrénée par Marvel lui donne droit à des royalties ! Steve Ditko va donc retourner chez Charlton, avec une aura d’artiste reconnu et populaire grâce à Spider-Man, mais un autre hit du moment, qu’il ne faut pas non plus négliger, se nomme quand même le Docteur Strange.

Ce sera pour bientôt !

 

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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 07:48

3ème partie


Ex-Timely, future Marvel et actuelle Atlas, la firme de Martin Goodman a tenté un coup de poker en 1956. M.Goodman voulait que sa firme grossisse quantitativement pour s’imposer comme un des grands leader parmi DC (National Publications) ou encore Gold Key. Aussi Goodman stoppa son propre réseau de distribution, Atlas News, pour s’allier avec un solide distributeur pour 5 ans nommé Américain news compagny. Mais cette firme était une émanation de la Maffia et elle fut démantelée en 1957.

Alors que Timely avait passé le cap difficile de la crise de 1954, elle était à deux doigts du naufrage et ses titres, de 80, passèrent à 8 mensuels grâce à un accord d’un nouveau distributeur lié à DC.

C’est donc dans cet atmosphère de naufrage qu’arriva notre bon Steve Ditko dans la firme dirigée par Stan Lee.

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Stanley Lieber, en poste de rédacteur en chef depuis le départ de Joe Simon (à part une interruption due à la guerre entre 1942 et 1945), doit donc gérer une situation proche de la Berezina puisque les titres de la firme ont fondu de 90 %. Qui pouvait faire pire.

La compagnie au titre ronflant, Atlas, exploite presque intégralement le créneau des montres géants ou du suspens dans des revues aux titres enthousiastes tels que

Astonishing, Strange Tales of the Unusual, Journey into Unknown Worlds, Journey into Mystery, Mystery Tales, Marvel Tales, World of Mystery, World of Suspense.

La recette de ces comics est la même, une grande et apparemment implacable menace va fondre sur l‘humanité toute entière mais seul un individu, généralement celui-là même qui l’a déclenchée, va trouver une astuce qui mettra fin à son (court) triomphe.

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Une belle et riche période, visuellement  superbe, qui propose un univers encore plus délirant que celui des mêmes films de l’époque et qui se relisent avec grand plaisir (un grand oubli des rééditions de Marvel). Une kyrielle de monstres aux titres ronflants apparurent mais il est amusant de constater que Jack Kirby et Joe Simon faisaient déjà la même chose chez Prize-Creastwwod, leur propre boîte de comics qui n’avait pas survécu à la crise de 1954...

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Toujours est-il que les qualités graphiques, mais aussi de conteur, de Steve Ditko explosent littéralement chez Atlas puisque notre homme se partage presque tous les contenus de ces titres avec son ancien employeur, le recasé Jack Kirby (mais aussi Dick Ayers) pour livrer un des pages superbes qui poussent volontiers les limites de l’imagination créative !

Cependant, Stan Lee est obligé de puiser dans le stock de planches déjà livrée avant la crise due à Americain news company et Steve Ditko se trouve donc pour un temps sur la touche, faute de commandes.

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Il retourne donc volontiers chez Charlton où les prix, rappelons-le, sont parmi les plus bas du marché. Steve Ditko va donc compenser en abattant un travail phénoménal !

Certaines sources indiquent une production de 450 planches en 1957 (le comics de l'époque était de 17 pages mensuelles) et presque autant l’année suivante. Un travail de moine copiste !

Mais Steve Ditko parfait son art. Il expérimente, met au point son nouveau style qui sera si particulier et concentre toutes ses forces pour se forger une maitrise technique unique. On peut postuler que son art nait dans l’effort et le labeur bien que la Charlton lui laisse une très grande liberté.

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En outre, Steve Ditko collabore souvent avec le stakhanoviste Joe Gill, le pendant de Stan Lee pour la Charlton et Co-créateur de Captain Atom. Déjà le silver age est en marche et le personnage de Capitain Atom, même si ses aventures sont bonnes sans être exceptionnelles, demeure marquant.

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Fin 1958, Atlas a épuisé tout son matériel de réserve et Stan Lee fait donc de nouveau appel aux meilleurs, à la crème de la crème dont Steve Ditko !

Atals tourne toujours à faible régime mais elle livre quand même de superbes histoires rehaussées par les talents de ses dessinateurs dans des histoires terriblement improbables aux confins de l’imagination.
Mais ce cycle va bientôt toucher à sa fin et le suivant perdure toujours...

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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 07:41

Le genre S.F était assez rare en Europe, voire même dans le cinéma mondial tout court avant le choc StarWars. Certes, il y eut bien, et ce fut très important, 2001, l'odyssée de l'espace de Kubrick mais à part quelques petites exceptions, rien.

Le cinéma italien était donc particulièrement dynamique car il proposa une petite poignée de films S.F dont cette production nommée Terrore nel spazio ou encore la Planète des vampires. Elle est l’œuvre d’un réalisateur italien qui compta et qui défricha pas mal de genres cinématographiques, donc celui-ci.

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Terrore nel spazio est donc un film de Mario Bava, un directeur de photographie qui a créée des genres et des courants en Italie, dans son coin, avec de faibles moyens mais dont les efforts ont eu un certain écho dans le cinéma de genre.

Ancien directeur de photographie qui a sauvé quelques tournages aux budgets faibles, Mario Bava était le fils d’un technicien en effets spéciaux qui œuvrait déjà au temps du cinéma muet. Peintre doué, il finit par réaliser son premier film, le masque du démon, qui fut un coup de tonnerre pour les cinéphiles du genre gothique.

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Mario Bava vit sa colère décoller où il créa une quantité de genre dont le giallo, le slasher avec un brouillon de Vendredi 13, la baie sanglante, le road-movie avec Chiens enragés et un film qui contient les bases d’Alien avec cette Planète des vampires au tout petit budget.

Une expédition de secours vient sur une planète peu fertile qui demeure aux confins de l’univers afin de retrouver une première mission spatiale.

Dès l’atterrissage des problèmes surviennent.

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Terrassés par la pesanteur, les spationautes sont presque tous inconscients mais certains se relèvent pour agresser leurs camarades ou encore endommager les commandes du vaisseau. Seul le commandant est parvenu à rester conscient et il empêche physiquement les agresseurs de commettre le pire.

Une fois la crise passée, ceux-ci retrouvent leurs esprits et ils leur apprennent qu’une volonté inconnue les a poussés à agir de la sorte. Cette planète augure le pire…

La suite est encore plus inquiétante.

On ne trouve pas de traces de la première expédition mais d’étranges lumières, des sortes de feux-follets sont détectés ici et là avec toujours cette présence spirituelle néfaste qui semble rôder.

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Puis un membre de la première équipe réapparait mais ses explications sont embrouillées. Il tente, quand l’équipage dort, d’enlever le moteur du vaisseau et il y parvient. De plus, les disparitions des gardes du vaisseau s’intensifient. L’équipage parvient néanmoins à capturer un membre de l’ancien équipage qui leur révèle qu’il est en fait un esprit survivant d’une race ancienne qui n’a gardé que ce moyen, occupé les corps décédés, pour survivre.

Ces esprits ont réinvestit tous les corps des morts et leur armée grossit alors qu’il compte bien partir dans la planète d’origine des spationautes pour envahir toute une planète! Le compte à rebours vient de commencer.

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Terrore nel spazio parvient, malgré son budget assez modeste, de tenir en haleine de bout en bout. Il n’avait guère que dans Planète interdite jusqu’alors que le sentiment de menace diffuse était aussi forte. Le danger entoure les protagonistes dés leur arrivée et il reste sur leurs talons, diffus mais prêt à frapper et il attend la moindre faille pour s‘introduire.

Le grand point fort du film demeure sa direction artistique.

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La planète demeure habilement nappée dans le brouillard, une belle astuce pour dissimuler les carences du décor qui donne à cette histoire futuriste un cachet gothique. Mais la photographie est de toute beauté, les arrière-plans distillent en permanence des couleurs saturées de bleu et de rouge qui font de ce film une fresque chromatique baroque digne d’un tableau.

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C’est le grand talent de Mario Bava qui confère à ses œuvres une touche unique, celle d’un peintre qui serait devenu réalisateur et qui éclaire le mieux possible ses films pour en faire des fresques.
Le sol de la planète demeure en l’occurrence rocheux, mais celles-ci sont magnifiques et on peut presque laisser l’histoire de côté pour admirer les chromatiques des pierres et des arrières_plans tellement ils sont réussis.
De plus, les combinaisons en cuir qui font office de tenues spatiales sont assez réussies quoique délirantes, encore une bonne idée à mettre au crédit du film.

Enfin, il y a une séquence où le commandant et l’héroïne découvrent un vaisseau inconnu d’une autre civilisation qui inaugure des décors assez bizarres. Cette situation, ainsi que d’autres contenues dans Terrore nel spazio font de ce film une sorte de brouillon à la fois pour Alien de Ridley Scott mais aussi Ghost of mars de John Carpenter.

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Terrore nel spazio est donc kitsch, psychédélique, splendide à regarder et il contient des petits moments d’angoisse assez bienvenue, même si ne nous sommes définitivement pas dans les standards de notre époque.

La chute du film demeure assez astucieuse, inattendue et savoureuse.

Fait à l’économie et à l’astuce, Terrore nel spazio consacre le talent de Mario Bava qui osait tout, ouvrait des chemins et explorait des voies avec audace et inspiration en transcendent les faibles moyens dont il disposait alors.

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Si la critique officielle a toujours méprisé cet auteur, lui-même n’avait pas de grandes prétentions mais une grande envie de tourner, ses fans lui ont toujours témoigné un grand respect pour cet artisan si doué mort en 1980 et grand nom de la série B.

 


Bonus : un petit trailer !
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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 07:50

3ème partie


Starcrash fut donc tourné dans des conditions éprouvantes pour Luigi Cozzi.

Il fut obligé de mixer des éléments à la Ray HarryHausen pour présenter constamment un univers merveilleux qui emmène ses spectateurs dans des contrées qui donnent le change avec StarWars.

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L’histoire suit donc Stella star qui est arrêtée pour contrebande.

On lui propose, à la place de la prison, d’aider l’empereur dans sa lutte contre le maléfique Zarth Arn qui tente de soumettre l’univers tout entier avec son arme mystérieuse.

Stella star et son robot doivent donc retrouver une première expédition en parcourant pour cela tout l’univers. Chaque étape recèle des péripéties et des pièges dangereux comme ce robot féminin géant que contrôle la gironde Nadia Cassini, ou encore les hommes cavernes dans la planète où se trouve le fils de l’empereur joué par notre futur sauveteur en maillot de bain.
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Une fois les alliés rassemblés, il n’auront pas d’autre choix que de livrer bataille contre Zarth Arn et son vaisseau en forme de main spatiale (!).
Là, le mentor du prince joué par Marjoe combat avec des sabres lasers contre des automates animés en image par image. Akton meurt à la suite du combat mais avec une attitude qui nous ferait penser à Obiwan Kenobi, encore un emprunt.

Mais cette intervention ne suffit pas et les forces de l’empereur envahissent le vaisseau en forme de main, opération qui se solde hélas par un échec. Aussi l’empereur n’a plus d’autre choix que de tenter son ultime recours : le choc des étoiles.

Nous sommes tous d’accord, Starcrash n’est pas un grand film qui fera de l’ombre à StarWars. Il s’agit d’un pur film d’exploitation destiné à trouver un écho financier au succès du film de George Lucas.

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Toutefois, concevoir et réaliser Starcrash fut une performance que je salue, tant les difficultés furent innombrables pour Luigi Cozzi. Il voulait faire son propre film au milieux des étoiles, et il a saisi la seule chance qui s’est présentée à lui.

Il dut affronter de grands défis logistiques, il n’eut pas de rallonge budgétaire, ses techniciens des effets spéciaux devaient livrer des prouesses sans ordinateurs ni le savoir faire de leurs homologues américains. Il y eut aussi ce producteur qui faillit arrêter le tournage maintes et maintes fois.

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L’éclairage des effets spéciaux est donc saturé de couleurs vives, généralement or, rouge et bleu, ce qui est assez insolite pour un décor spatiale mais qui, en regardant de plus près, demeure une tradition depuis Mario Bava et son assez réussi Planète des Vampires.
 Une petite touche baroque qui demeure assez arty et originale en définitif. Il s'agit en quelque sorte de la touche ou patte italienne. 

Dans ces conditions, on peut saluer le travail de Starcrash qui proposa un film décent, axé sur la féérie et qui se laisse regarder avec une âme d’enfant, ou mieux, avec son fiston.

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Enfin, Starcrash reste pour moi un mystère sur un point, quoique celui-ci fasse écho à l’étrange composition du casting : c'est la présence l’oscarisé musicien britannique John Barry.
 Très grand compositeur confirmé, titulaire en poste de la musique des James Bond ou d’autres films prestigieux, John Barry se retrouva donc à œuvrer pour Starcrash le plus tranquillement du monde. Un monde à l’envers d’ailleurs !

Je ne sais toujours pas, à l’heure actuelle, comment Luigi Cozzi et son producteur ont pu obtenir sa participation qui est, au passage, très bonne.

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Luigi Cozzi poursuivit sa carrière de réalisateur avec difficulté, tant le nombre de producteurs indépendants se raréfia en Italie. Il étaient presque 200 quand il fit Star Crash, il ne sont désormais plus qu’une petite poignée désormais en Italie.

Cozzi vendit donc son film suivant, Contamination, avec la promesse de faire des scènes aussi gores qu’Alien mais il plaça quand même une ou deux séquences qui font écho à son amour pour la S.F.

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Il hérita également de la version Hercule made in Cannon qui opposa Lou Ferrigno face à des menaces olympiennes matinées de SFX pour plaire aux kids américains. Malgré le relatif succès du premier opus, il dut bricoler dans les pires conditions une suite faite de chutes d’un autre film avec Lou Ferrigno.
Puis il tourna encore quelques films d’horreurs avec des budgets de plus en plus faibles jusqu’à l’extinction définitive du cinéma de genre italien à la fin des années 80.
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(édition dvd de Starcrash qui contient une foule de bonus et la fausse suite !)

Luigi Cozzi tient actuellement une boutique de cinéma fantastique nommée Profondo Rosso, qui appartient à son ami Dario Argento, au cœur de Rome.

Triste destin pour un réalisateur qui voulait tant emmener ses spectateurs parmi les étoiles.
 Il y aura réussi au moins une fois.

Bonus : le trailer ! Je vous recommande également d'aller consulter l'article de Starcrash sur Nanarland !!

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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 07:44

2ème partie


Les débuts d’un artiste dans un médium aussi large que le comics book se font souvent dans les petites firmes. Il faut se souvenir que, avant 1954 et la crise provoquée par le psychiatre Frédéric Wertham qui conduisit quand même cette industrie à être scrutée à la loupe par le Sénat américain, les petites firmes étaient légion lors des années 50.
 Steve Ditko allait enfin faire ses premiers pas qui n’allaient pas tarder à devenir marquants…

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Steve Ditko travailla donc pour les publications Stanmor, une minuscule firme pour un petit contrat. Steve Dikto travailla donc autant qu’il put pour d’autres firmes dont la fameuse Prize-creastwood, la boite de Jack Kirby et Joe Simon qui produisit de superbes comics dans un peu près tous les genres de l’époque et qui en inventa même un : le comics de romance.

Ce fut d’ailleurs la rencontre des deux très grands de Marvel qui allaient créer visuellement mais aussi conceptuellement les personnages majeurs des comics à venir.
Steve Ditko fit donc des travaux de débutants tels de l’encrage, le fameux traçage des cases pour des travaux en bout de la chaine créative mais qui furent hélas nécessaires…

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Steve Ditko fut engagé dans une firme qui marqua sa carrière et à laquelle il fut très attaché tout particulièrement : Charlton comics.

Grande imprimerie du Connecticut, Charlton avait une division comics qui n’était qu’un élément de son activité. Ceretaines sources indiquent même que la division comics n'avait que pour but de faire tourner à flux tendu les machines à imprimer !
Aussi, la direction se souciait fort peu de la branche comics, parent pauvre de la firme mais qui constituaient quand même un élément de bénéfice dans le résultat d'exploitation annuel.
Aussi, la direction s’attendait que ses comics se vendirent mécaniquement. C’est-à-dire qu’ils devaient trouver naturellement son public.
Les comics de la Charlton n'étaient donc pas les plus prestigieux et leur distribution elle-même passait par les petites épiceries et les points de vente de second ordre.


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Charlton était un bon endroit pour commencer, car les salaires n’étaient pas fameux mais l’exigence n’était pas davantage élevée. Il faut remplir les pages, tenir les planning et peu importe le reste finalement…

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Toujours est-il que Steve Ditko trouva dans cette entreprise une firme dans laquelle il se sentit si bien. Il y resta lié jusqu’à la fin de Charlton en 1986, ce qui dénote l’attachement si particulier que porte Steve Ditko à sa carrière : la créativité et l’intégrité artistique avant tout !
 Cet aspect sera très important pour comprendre la personnalité si particulière de Steve Ditko.

Steve Ditko a donc trouvé sa voie, en tout cas son point de chute, mais Steve subit un très grand problème de santé qui va affecter sa carrière : la tuberculose.

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Cette maladie, par la suite maitrisée l’éloigne des planches à dessins tant il fut affaibli.

Alors qu’il s’apprêtait à rejoindre la Charlton, la firme a été dévastée par une tornade et Steve Ditko doit alors trouver un autre employeur.

Il dut donc se rendre à New-York afin de démarcher un nouvel employeur.

Le reste, comme on dit souvent, appartient à l’histoire, mais il est toujours intéressant de le raconter !


Bonus : Cliquez ici pour lire les aventures de Konga, une copie britannique de King Kong en film puis adapté par Chartlon. L'article est l'oeuvre de Brother Ray, grand amateur de Charlton comics ! 

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Published by Bastien Ayala
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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 07:40

Très grand nom du comics, Steve Ditko demeure relativement inconnu du lectorat des bd américaines. Certes, son nom restera fameux puisqu’il est le co-créateur de Spider-Man, certes, il demeure un maitre de l’art graphique, mais vous ne savez pas grand-chose sur Steve Ditko puisque l’homme demeure des plus mystérieux. En effet, on ne sait quasiment rien sur lui tant cet individu est toujours resté dans l’ombre.

Un artiste exceptionnel, un legs formidable, un parcours des plus marquants, tout est hors norme chez Steve Ditko !

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Steve Ditko est né en 1927 aux USA dans la ville de Johnstown dans l’état de Pennsylvanie. Ses parents sont des émigrants de Tchécoslovaquie, venus aux USA pour connaître une vie meilleure. Ils ont donc connu une dure vie de labeur sachant que son père était ouvrier dans une aciérie malgré le fait qu’il présentait des dispositions artistiques certaines puisqu’il devint charpentier.

Le jeune Steve, second enfant d’une fratrie de quatre enfants, fut très tôt attiré et subjugué par les comics strips contenus dans les journaux américains. Son père l’encouragea alors dans cette passion puisqu’il faut avouer que les années 30 étaient l’âge d’or des comics strips notamment grâce aux rois de ce médium qui étaient alors Hal Foster ou encore Burne Hogarth.

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Comme tous les très grands dessinateurs, Steve Ditko possédait une habilité naturelle et le jeune adolescent s’essaya donc au dessin en crayonnant encore et toujours. En outre, Steve Ditko faisait des maquettes avec une certaines habilité. A l’instar de son père, qui était devenu également charpentier, Steve Ditko était voué à une carrière artistique, ce que son père semblait avoir accepté et encouragé.


Après avoir poursuivi une option artistique au lycée, il s’est enrôle dans l’armée où il fut précisément cantonné dans l’élaboration de bd dans un journal des armées. Notons que, parmi bien d’autres, Steve Ditko connut un sort similaire à des auteurs de comics qui furent cantonnés à l’arrière pour élaborer du matériel destiné aux soldats sur le terrain. Citons ainsi Stan Lee ou encore Will Eisner qui s’illustrèrent dans ce domaine si spécial.

Toujours est-il que Steve Ditko s’engagea à la fin de la guerre, et qu’il ne servait en pratique plus à rien puisque la guerre était réglée et que la reconstruction était en marche. Aussi Steve Ditko revint dans la vie civile et il s’engagea dans l’école Visual & art où travaillait alors un grand des comics, Jerry Robinson.

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Jerry Robinson avait participé aux tous premiers pas de Batman, aux côtés de Bob Kane mais aussi d’un autre créateur essentiel, Bill Finger. Finger et Robinson, le maître et l’élève, avaient beaucoup crée pour Bob Kane et seul ce dernier était crédité… Toujours est-il que Steve Ditko admirait les comics de Batman et que Jerry Robinson eut une grande influence sur lui. Ce dernier, convaincu du talent de cet élève assez doué, lui obtint même une bourse qui se révéla méritée puisque Steve Ditko était très âpre au travail.

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Ce fut donc par un dur apprentissage que Steve Ditko commença par acquérir ses très grandes aptitudes que furent une maitrise certaine de l’anatomie, une exigence réelle de la technique, le storytelling mais également un style si particulier.

Steve Ditko était donc en passe d'acquérir des dispositions uniques qui n’allaient pas tarder à être exercées dans le cadre du comics book...

 

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Published by Bastien Ayala
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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 07:06

Bonjour à tous !


Comme vous pouvez le constater, le Royaume a repris du poil de la bête malgré des soucis techniques de fin d’années et une légère démotivation. Il faut dire, pour ma défense, qu’il est parfois difficile de varier encore et toujours les sujets, en trouver de nouveaux et je me demande parfois de quoi je n’ai pas encore parlé !

dr who jigsaw
Toutefois, il y a bien quelques sujets qui me tiennent encore à cœur et que je n’ai pas encore écrits mais ceux-ci s’épuisent et j’ai pour appréhension de me répéter, de tourner en rond.

Mais les articles du Royaume sont déjà écrits…jusqu’en début juin, overblog permettant de poster tranquillement ses articles et de les programmer comme bon il me semble (merci overblog). Aussi, je peux d’ors et déjà vous annoncer ce qui va venir et le programme va être festif, copieux…et toujours aussi varié !

Steve Ditko photo 2
Pour la partie comics, les sujets seront assez limités et ils porteront sur des grands noms du comics books. Aussi le premier grand artiste qui sera à l’honneur est Steve Ditko. Bien que notre homme a Co-créée une franchise des plus populaires du siècle dernier dans l’Entertainment moderne, Steve Dikto se singularise par un mutisme qui dure depuis des décennies. Aussi, le propos de mon approche sera une tentative pour essayer d’appréhender la carrière de ce grand artiste au parcours et aux créations marquants. Les articles sur Steve Dikto seront ce que j’ai réalisé de plus long, aussi vous en aurez pour un bon moment.

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Après Starcrash et un autre film de S.F italien à petit budget, la Planète des vampires de Mario Bava, vous aurez le droit à un énorme dossier sur la première ère d’un sujet qui me tient à cœur : le Docteur Who !

Cette série britannique, qui a commencé en 1963 et qui perdure encore de nos jours malgré une interruption de près de 16 ans, est à mon sens une série indispensable de par l’ampleur de sa mythologie, de sa qualité, par sa spécificité mais elle représente à mon sens le parfait très d’union pour les lecteurs de comics et les cinéphiles !

Afin d’avoir un avant-goût, veuillez cliquerici !

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Ce dossier Docteur Who me tient particulièrement à cœur, depuis les tous débuts de mon blog mais même avant, lors de mon très court passage chez un autre blog qui me l’avait refusé. J’avais alors réalisé un premier article, perdu depuis, et j’ai décidé cette fois de tout reprendre pour en faire un bien plus exhaustif !

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La partie comics reprendra également avec, cet article était dans ma base de donnée depuis assez longtemps, Stan Lee !

Ce grand scénariste, mais aussi éditeur, a eu à la fois une carrière énorme mais également un impact formidable sur la pop culture américaine et il m’est avis qu’il sera considéré dans peu de décennies comme un créateur culturel majeur !

Wait & see !

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La partie film vous fera probablement découvrir, une bonne partie du lectorat des comics ne les connaissent pas, la fameuse vague de super-héros italiens des années 1966/67 qui a déferlé sur les écrans italiens puis français. Vous découvrirez peut-être que les Italiens s’étaient alors lancés sans complexe dans le super héros d’inspiration américaine pour le pire, et un peu de bon !

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La partie comics se clora quand à elle avec un artiste qui me reste à traiter.

Je ne l’ai pas encore écrit mais il s’agira soit de Will Eisner et de son œuvre le Rêveur, parue chez Delcourt et récent coup de cœur en ce qui me concerne, ou de l’exceptionnel artiste Gene Colan, dont le style est tout à fait unique, magistral et reconnaissable entre mille !

Après ce long programme qui nous emmène jusque la fin juin, vous ne m’en voudrez sûrement pas de prendre des vacances estivales !

 

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Published by Le Royaume des Avis
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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 07:44

2ème partie

 

Un nom assez peu commun pour un individu au destin tout aussi improbable qui a totalement disparu de cette profession.

Marjoe Gortner était un enfant évangéliste, c’est-à-dire un enfant qui prônait haut et fort l’importance vis-à-vis de dieu devant les foules américaines et dont la capacité de conviction était très forte. Enfant manipulé, Marjoe Gortner brisa ce carcan en dénonçant son existence et ces pratiques dans un documentaire.

Avouez quand même que ce n’est pas un destin des plus communs !

Marjoe Gortner tenta une carrière et sa participation à Starcrash demeure assez improbable, tant sa carrière fut limitée à la fin des années 70.

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L’autre nom à retenir demeure…David Hasselhoff !

Nous sommes tous fans de ce grand acteur à la personnalité si affirmée.

David Hasselhoff a joué dans un soap, Young and Retless, ce qui parait sa véritable dimension d’acteur en définitif de 1978 à 1982. La participation de David Hasselhoff à Starcrash demeure également un mystère non résolu, ainsi que son premier grand rôle au cinéma (voire à la télé, voire tous médias confondus).

Après, David Hasselhoff connait la gloire internationale en jouant dans K2000 où il promène son sourire niais en sauvant chaque semaine une belle et jolie veuve des griffes de promoteurs cupides avec sa voiture maligne ! La classe ! Seul Walker Texas ranger fera aussi niais, aussi banalisé et inoffensif en respectant la même formule éculée.

david-hasselhoff_2.jpg
Après la fin de la série, en 1986, il devint une star en Allemagne où il alla chanter à la chute du mur avec une veste d'étoiles clignotantes. Il fallait oser quand même !

L’attachement du public allemand pour David Hasselhoff demeure de l’ordre de l’irrationnel si bien que Frank Cho en a fait un gag récurrent dans Liberty Meadows !

En 1989, David Hasselhoff tourne dans Alerte à Malibu, une série à la viduité encore plus abyssale que K2000 (une réelle performance !). Au bout d’une année, la chaîne brodcast  abandonne la série mais David Hasselhoff récupère le projet, devient coproducteur pour les petites chaînes aux USA et la série décolle avec l’arrivée de Pamela Anderson. C’est le jackpot pour David Hasselhoff qui vend sa série à l’international pour amasser, selon des estimations, dans les 100 millions de $ ! Pourquoi se casser la tête à produire des œuvres élevées quand le bas du bas bien emballé rapporte une telle fortune ?
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Mais depuis l’arrêt de la série, en 1994, la carrière de l’artiste souffre un peu.

Sa carrière de chanteur est au point mort, il faut dire qu’il chante très mal.

Sa carrière de mannequin est également éteinte, alors qu’il a avoué avoir pris des produits anabolisants pour sa musculature dans Alerte à Malibu. Pas de chance, il était de loin le moins baraqué de la série ! Peut-être les a-t-il pris en suppositoires ?

Depuis, on se fout quelque peu ouvertement de lui dans de multiples films ou blagues. David Hasselhoff est devenu, mondialement, un sujet de blague. Pourtant, l’artiste se permettait de donner des leçons à Chris Carter pour sa série X-files et, étonnament, l’artiste mis un certain temps avant de comprendre que son image publique était des moins flatteuses.
 Il pris le pli de la boisson et sa fille l’a même filmé saoul puis elle a mis le tout sur le net.
Assez triste pour cet acteur qui s’était pris le maitre du monde et dont Pamela Anderson dit une fois de lui : « Je pourrais vous raconter pas mal de sales trucs qu’a fait David Hasselhoff sur le tournage d’Alerte à Malibu, mais puisqu’il m’ a donné ma chance… ». Dommage !

Mais revenons à Starcrash !

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Luigi Cozzi fut obligé de remanier au plus vite le scénario de son film sans avoir vu une seule de séquence de Star wars puisque le film sortit avec un certain décalage dans le reste du monde, dont l’Europe.

Il tourna donc d’abord avec les acteurs, puis il coordonna les effets spéciaux la nuit avec des techniciens qui étaient davantage des artisans que des ingénieurs.

Cozzi n’avait pas à sa disposition de poste de directeur artistique, un autre point fort du film de Lucas et il dut s’occuper de tout, en permanence.

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L.Cozzi raconte que les ingénieurs de Lucas avaient des ordinateurs à leur disposition tandis que ses troupes n’avaient que des marteaux, des bâches noires et des lampes pour les effets spéciaux. Si les effets de StarWars furent une prouesse technique, ceux de Starcrash furent tout aussi méritoires tant ils fonctionnent sans avoir le dixième des moyens du département de Lucas, ni même les infrastructures ! Une gageure remportée par Cozzi et son équipe pour peu que l’on soit un peu indulgent, comme sur le reste du film d’ailleurs…



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Published by Bastien Ayala
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