Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 07:41

1ère partie

 

Starcrash est un bon petit film italien de 1978 qui fut tourné dans la foulée de Star Wars afin de profiter de son succès à la fois fulgurant et mondial. Seulement, si Star wars bénéficia d’un département entier d’ingénieurs en effets spéciaux ainsi que le soutien d’un gros studio, la Fox en l’occurrence, il n’en fut rien pour ce film considéré de nos jours comme pittoresque et, il faut l’avouer, comme un gentil nanar voire un navet.

Ici, au Royaume, je défends quelque peu cette notion de navet notamment ce Starcrash dont beaucoup d’éléments, le réalisateur, le tournage tout comme les acteurs sont assez stupéfiants. Retour sur un petit film tel que l’on en fait plus…

dvd.jpg
Starcrash est l’œuvre de Luigi Cozzi.

Pionnier de la S.F en Italie, organisateur des premières conventions du genre bien avant que la notion de geek n’aie traversé la tête de quiconque, Luigi Cozzi était un vertueux défenseur de ce genre ignoré du grand public en Europe dans ces années 60 et 70. Le seul événement qui suscite un tant soit peu d’attention des médias réside dans les témoignage d’Ovnis, autant dire que le genre restait à déchiffrer.

luigi-Cozzi.jpg
Luigi Cozzi perça cependant dans le milieu du cinéma en 1969 avec son moyen-métrage le Tunnel sous le monde puis il collabora avec Dario Argento sur l’un de ses meilleurs giallo, 4 mouches sur un velours gris, ainsi que sa collection de téléfilms à suspens dans les années 70. Luigi Cozzi réalisa un giallo, un très bon, nommé l’assassin doit encore tuer , puis une petite bluette sentimentale nommé Dedicato a una stella. Un peu de talent, un peu de personnalité en tant que réalisateur, la carrière de Luigi Cozzi allait carrément le mener à devenir le spécialiste italien du film de S.F, ce qui ne fut pas une mince affaire…

Luigi essayait depuis ses débuts de monter un film de S.F en Italie mais aucun producteur n'en voulait, ni même concevait que l'on pouvait en produire un.

killer-must-kill-again.jpg
Il ne reçut pas d’adhésion franche et massive de la part des producteurs locaux.

Malgré quelques films sympathique dans les années 60 tournés par Antonio Margheretti (pour pas cher !), ou encore le réussi 4,3,2,1...opération lune, le filon paraissait sans avenir pour ceux qui tenaient les cordons de la bourse en Italie.

scontri_stellari.jpg
Et puis vient StarWars qui allait radicalement changer la donne, et pour longtemps !

Alors que maints producteurs lui avaient tourné le dos, après que certains se soient engagés puis rétractés brutalement, un producteur allait soudain miser sur son projet comme on mise sur un cheval de course dont on est sûr qu’il va remporter la course, avec frénésie.

Il faut dire que Starwars venait de sortir et que le carton, aux U.S.A puis dans le monde, était énorme !

Il y avait soudain un monde extraordinaire que voulait voir et revoir le public, dont les enfants, et ce fut la S.F. Tout le monde se mit donc du jour au lendemain sur ce créneau et ce producteur demanda instamment à Luigi Cozzi de : « faire du StarWars ! ». Un grand défi s’il en est car ni les studios De Paolis ni Cinecitta n’avaient l’équipement pour cela. La gageure était en marche.

starcrash_poster_02.jpg
Ce fut donc Nat Watchsberger qui enleva l’affaire et qui alloua à Luigi Cozzi un certain budget avec l’obligation d’aller vite pour que le film sorte au plus tôt afin de revoir son retour sur investissement.

Le tournage commença donc avec les acteurs et; sur ce point, on peut constater que Starcrash est véritablement un film incroyable !

Commençons donc par l’héroïne du film, Caroline Munroe.

1974-Caroline-Munro-227x300.jpg
Ex-reine de la Hammer, ex-James Bond girls, Caroline Munroe doit se démener pour échapper à la malédiction qui frappe quasiment toutes les James Bond girls : elles ne tournent que dans des navets et disparaissent au plus vite des écrans.

Mais Caroline Munroe semble être une femme à poigne et elle donne à la fois une présence, un charme et un relief à son personnage court vêtu, Stella Star !

Son mari d’alors, Judd Hamilton, lui donna la réplique dans ce film dans le rôle de l’androïde qui la suit tout le temps. Quelle complicité professionnelle !

Caroline Munroe s’en tire plutôt bien dans le film et elle s’avère être une tête d’affiche plutôt convaincante voire même une bombe spatiale !

Mais le reste du casting est encore plus improbable….

Repost 0
Published by Bastien Ayala
commenter cet article
24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 07:45

4ème partie


La situation des artistes dans les comics de la fin des années 70 était  assez périlleuse.
Un mouvement des artistes, initié par Neal Adams et illustré par les affaires Jack Kirby et des droits sur Superman, mirent en lumière que les contrats types dans les comics étaient assez léonins.
Le scénariste, tout comme le dessinateur, cédait l’INTEGRALITE de ses droits, SANS LIMITE DE TEMPS, pour la maison "aux idées". Voyant quand même que les œuvres des comics rapportaient un certain argent due à l’exploitation dans parfois d’autres médias, les artistes comprirent qu’il avaient tout intérêt à défendre leurs droits, pour que ceux-ci existent enfin.
cn capvic
Le principal mouvement fut celui initié par Neal Adams en 1978 qui condamnait fermement le contrat type de Marvel. Les artistes étaient alors piégés : pour exister, il fallait être publiés en faisant leurs preuves et le meilleur de leur production appartenait aux big two, dont Marvel qui ne leur rétrocédait rien.

Mais une petite firme dynamique se proposa de changer la donne du jeu en laissant aux auteurs la propriété de leurs personnages et, ainsi, Pacific comics enrôla la fine fleur des artistes des comics. Ni plus, ni moins !

Pacific comics fut crée par les frères Schanes en 1971 en Californie.

Stevens-Alien-Worlds4-72dpi.jpg
Pacific comics était un l’origine une boite de vente par correspondance qui n’a cessé de se développer pour finalement imposer son propre système de distribution. Pacific comics instaura alors le système du « direct market » qui initia un mode de distribution qui se pérennisa par la suite : les comics sont achetés à l’avance par les comics shops qui ne pouvaient pas en revanche retourner les invendus. Ce système façonna par la suite le marché des comics, voire même jusqu’à devenir la donne actuelle du système contemporain.

Groo_the_Wanderer__1.jpg
Après un portfolio en 1979 de John Buscema, Pacific comics franchit le cap deux ans après de l’édition grâce au grand et bafoué Jack Kirby. Le king ne recevait même pas les comics de Marvel ou de DC  ! Grâce à cette relation qui s’instaura avec le temps, Jack Kirby accepta de revenir aux comics, ce qui créa à la fois l’événement mais aussi un excellent moyen pour initier splendidement cette aventure !

Capitain Victory fut donc un événement, voire même une bonne affaire quoique pas un hit mais il permit à d’autres stars majeures de venir grossir les rangs. Pacific comics s’adjoint donc les services de Mick Grell, star de DC, mais également de Neal Adams qui n’avait pratiquement plus dessiné de comics depuis 5 ans !

En outre, le papier était de qualité supérieur-tout comme le prix hélas- et Pacific comics paraissait promis à un bel avenir…

394px-MsMystic.jpg
                      (le grand retour de Neal Adams en laissa plus d'un perplexe !)

Mais Pacific comics essuya les premiers problèmes de la mise en place du direct market, surtout le paiement retour des détaillants et un flux de trésorie trop juste condamna cette belle entrerpise. Mick Grell partit avec sa création, il fut suivit par d’autres artistes et Pacific comics se vida de sa substance.

Malgré de belles réussites, citons quand même les débuts de Groo et de Rocketeers, la promesse d’une alternative commerciale au modèle mainstream, Pacific comics fut mis en liquidation en 1984 en laissant un modèle économique improbable qui resta alors un défi à relever.

Ce fut fait dés le début de la décennie suivante avec les 7 stars du séisme Image comics qui a fait vacillé les deux grands ainsi que le marché entier des comics.  Il est également à noter que, en 8 ans, tout avait changé notamment la mode des comics et les goûts des (jeunes) lecteurs. Mais c’est une autre histoire…

Repost 0
Published by Bastien Ayala
commenter cet article
22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 07:42

3ème Partie.


Dave Stevens, petit créateur indépendant qui a toujours su garder sa propre création en ne lui sacrifiant pas la qualité à la vitesse, fut menacé par le big boss de l’époque de Marvel, Jim Shooter en l’occurrence, de plagiat pour le nom des Rocketeers.

Qui étaient donc ces rocketeers de Marvel Comics ?

strange-151.jpg
Ils étaient les ennemis de l’allié de Rom, alias la torpille. Un super héros assez médiocre qui avait volé un costume lui donnant le pouvoir de voler. Personnage très secondaire et au mieux un second couteau, ses ennemis étaient encore plus obscurs que lui.
 Mais la taille de Marvel donna des sueurs froides à Dave Stevens mais, heureusement, ce procès ridicule n’eut jamais lieu.
Pour anecdote, Jim Shooter réclama par la suite comme défenseur des artistes et il refusa, en vertu de sa toute bonne foi, d'admettre que l’équipe maison l’escadron suprême n’avait aucun rapport de près ou de loin avec la JLA de la maison d’en face, en l’occurrence DC. Mais bien sûr !
 

Jim Shooter était, il y a peu, au centre d’une action bizarre de rachat des héros de Dell comics pour le compte de Acclam(ex-vaillant) mais qu’il aurait finalement refourgué ces personnages à Dark Horse…
 Si un internaute veut bien nous éclairer, je suis preneur !

80651_200851_2.jpg
Mais la chance majeure de Dave Stevens fut que le Rocketeer fut optionée par les majeurs Hollywoodiennes pour un film à gras budget dès les années 80. The Rocketeer se fit finalement mais il laissa un sentiment mitigé à tout le monde, Dave Stevens compris.

Cela lui ouvrit des portes, fortes intéressantes, qui lui permirent de travailler dans le cinéma comme designer au stade de la pré-production pour des films comme le Rocketeer ou encore Forever Young (avec Mel Gibson). Une nouvelle étape de sa carrière qui l’amena vers d’autres horizons…

Sa propre série, The Rocketeer, fut a priori quelques peu délaissée puisque fort peu de numéros furent produits, en définitif. La faute a une qualité de cet artiste, l’exigence et le soin du détail -chaque numéro était un investissement de tous les instants- mais aussi, l’anecdote est savoureuse, une inondation vint un jour détruire un épisode presque entier !

stevensheenaimage_thumb.jpg
Dave Stevens se spécialisa également dans le courant artistique nommé « Good Girl art » qui est hérité des années 40 avec les fameuses pin-up, ces posters de femmes diablement sexy qui étaient accrochés par les soldats ou les hommes seuls.
Une référence artistique désuète de plus pour Dave Stevens mais notre homme contribua réellement à pérenniser ce mouvement, du moins dans le milieu du comics ou son œuvre en inspira plus d’un !

En effet, si Dave Stevens peut se rapprocher du trait clair et puissant de Frazetta ( qui fit quand même quelques comics), il inspira directement une large caste de très grands du comics books actuels que sont quand même Adam Hugues, Frank Cho, Mark Schultz et, je l’ai appris en lisant le dernier Scarce, Paul Renaud himself !

rocketeeradventuremagazine03_thumb.jpg
Dave Stevens, mort trop tôt des suites d’une leucémie, permit en quelque sorte à cette école de qualité de perdurer dans les comics en inspirant des pointures modernes du dessin.

Lui-même étant fort exigeant dans son art, suivant en cela les conseils d’autres grands tels que Jack Kirby qui lui fit comprendre quels étaient les enjeux de l’intégrité artistique.
 Et Dave Stevens peut toujours s’honorer de s’être tenu à cette voie, malgré le manque à gagner dû à une productivité accrue. Son nombre de pages total n'est pas faramineux, loin de là, mais chaque oeuvre produite par Dave Stevens est de toute beauté !
Pour cela et pour le reste, Dave Stevens mérite amplement ma considération et la vôtre.


dave.jpg
Repost 0
Published by Bastien Ayala
commenter cet article
17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 07:26

Si plusieurs articles ont été consacrés dans le Royaume sur les superbes femmes qui ont œuvré dans le cinéma sexy italien, plusieurs articles concernent Gloria Guida ou Lilli Carati. Or quand ce sous-genre italien s’est essoufflé en Italie en 1982, le cinéma de série Z américain s’est développé à peu près à la même période. Mais ce n'était pas exactement un système de vase communiquant car ce genre est bien particulier et il a ses propres caractéristiques.

linnea-20quigley.jpg

Avant toute chose, le terme Scream Queen désigne les très belles femmes qui sont invariablement les victimes des monstres ou des tueurs fous. Bref, un poncif des films d’horreur depuis…leur invention et qui trouve en Janet Leigh la plus fameuse représentante de ce genre.

janet-leigh.jpg
Mettre une belle plante dans un film de genre demeure toujours un plus pour un film d’exploitation puisque ce type de production est destiné à un public particulier qui attend quelques figures imposées.

Ce fut donc dans les années 80, grâce au boom de la vidéo, que de petites productions ont pu émerger et proposer des petits films assez indigents qui ne se vendaient que sur un grain de folie ou la présence de belles jeunes femmes aux physiques avantageux !

Le parcours de ces têtes (et corps) d’affiches est un peu près identique : des filles plantureuses qui tentèrent de faire carrière au cinéma mais qui échouèrent toutes dans ces productions bas de gamme et qui n’en sortirent plus jamais.

Vice-Academy-Collection-Volume-2.jpg
Parmi ces Julie Strain, Debbie Rochon, Linnea Quigley, Michelle Bauer…certaines viennent des pages centrales du fameux poster centrale de Playboy et, d’ailleurs, certaines ont versé dans le porno par la suite. A contrario, d'autres ont commencé par là !

Certains réalisateurs les ont bien servies.

Bobbie-Bresee.jpg
Citons notamment David De Coteau, Jim Wynorski ou encore Fred Olen Ray, des réalisateurs dont le nom est totalement obscur pour le grand public mais qui ont une présence de deux décennies dans les vidéos clubs ou les films d‘exploitation.

Ils ont bien servi ces actrices, et certains bruits récurrents parlent d’une réelle proximité entre ces actrices et ces réalisateurs, et des firmes défuntes telles que Empire (Réanimator) les ont employées pour les mettre en avant.

-le-retour-des-morts-vivants.jpg
(Linnea Quigley, la Scream Queen qui a eu le plus de notoriété avec ce film !)

Ainsi il y eut bien un genre, mineur, où ces femmes étaient donc un argument commercial, elles avaient une audience, et des producteurs pouvaient monter un film sur leur nom.

Bien sûr, ce phénomène demeure essentiellement américain, le public tout comme leur notoriété, car la France ne vit que fort peu de ces films ! Notre marché locatif national n'a que très peu importé de ces films assez bas de gamme, seul la défunte 5 s'était risquée à en diffuser quelques uns dont un vieux Dr Aliens !

Ce phénomène s’est tari dans les années 90 pour ne devenir qu'un lointain souvenir et la plupart de ces femmes ont clos leurs carrières, une infime partie s’étant recyclée dans le porno, pas mal ayant encore leurs sites ou d’autres, soyons romantiques, se sont mariées et pantouflent !

mad-movies-special.jpg
Je vous recommande plus que largement la lecture du Mad Movies dédié à ce thème où Damien Granger, un gage de sérieux, a consacré une centaine de portraits émaillés d’anecdotes assez pittoresques, et les photographies qui vont avec !
Enfin, pour conclure sur ces films qui sont assez mauvais et qui ne survivent que grâce à l’aura de ses têtes d'affiches !

220px-Femme_Fatales1.jpg                                (Mme Dave Stevens, Brinke !)

Saluons quand même une de ces stars qui se nomme Mme Brinke Stevens. Elle était la femme de Dave Stevens, ancienne biologiste qui a du se recycler par la force des choses dans les photos modèles. Elle fut obligée de diversifier ses revenus quand son mari Dave l’a plaquée, après un an de mariage, sans ressources, pour rebondir.

Elle trouva donc sa voie et tourna quelques 110 films, que je ne conseille pas !

Repost 0
Published by Bastien Ayala
commenter cet article
15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 07:46

Produit par Walt Disney via sa filiale Touchstone, The Rocketeer fut conçu pour être un hit commercial. Il faut dire que le comics de Dave Stevens, délicieusement rétro, rassemblaient quelques éléments qui flirtaient volontiers avec le sérial, le pulp, dont la meilleur adaptation au cinéma demeure quand même Indiana Jones !

Les espoirs étaient grands mais le résultat fut mitigé. Voyons cela en détails.

The-Rocketeer--Complete-_bmp.jpg
Les droits du Rocketeer ont été vendus en 1983, ce qui est à la fois précoce et assez rare en matière d’adaptation. Le réalisateur Joe Johnston fut attaché au projet après le départ de Steve Miner, un bon pote de Dave Stevens qui réalisa entre autres les second et troisième chapitre des Vendredi 13. Joe Johnston vient des effets spéciaux, il était d’ailleurs de l’équipe de l’I.L.M sur le premier Star Wars et on lui doit après, entre autres réalisations, Jurassik park 3 qui contient les mêmes défauts que Rocketeer.

daverocketeertributedjcri4.jpg
Le scénario, quand à lui, est l’œuvre du duo assez intéressant du monde des séries télés/cinéma : le duo Paul Wilson et Dany Bilson. Ils se sont tous les deux associés très tôt car ils avaient les mêmes goûts et la même pop culture. Ils sont rentrés par la petite porte au cinéma, en l’occurrence un film réputé comme assez indigent nommé Troopers produit par Charles Band (Robojox critiqué dans le royaume) dont on dit que la figuration, les moyens et l’ampleur sont réellement indigents !

dvd_flash_box.jpg
Toutefois, ce duo a quand même mis en œuvre par la suite des séries telles que Flash, qui fut à la fois excellente et délicieusement rétro, Humain Target (également un comics de DC crée par Len Wein) ou encore leur série la plus connue : la sentinelle. Sentinelle, diffusée sur M6 flirte bon avec le concept de super héros. Décidément on ne se refait pas.

rocketeer.jpg
L’histoire du Rocketeer met dans les mains du héros un jet pack permettant à un homme de voler. C’est Howard Hugues lui-même qui dissimule cette invention révolutionnaire pour qu’elle ne tombe pas dans les mains des nazis. Un acteur à la solde des nazis, interprété par l’excellent Timothy Dalton, met tout en œuvre pour la récupérer et Cliff, devenu le Rocketeer devra sans cesse lutter contre les nazis tout en sauvant sa belle Jenny, et le monde !

L’élément du scénario qui demeure le plus intéressant demeure dans le fait qu’à Hollywood, dés la fin des années 30, on suspecta Errol Flynn, l’énorme star de l’époque à la vie et au destin hors normes, d’avoir eu plus que des sympathies nazies et même d’avoir servi de relais aux espions d’Hitler. Avéré ou non, cela permettait quelques audaces du point de vue imaginaire et Rocketeer reprend avec astuce cette rumeur persistante.

rocketeer_thumb.gif
Mais le film demeure poussif, le rythme ne demeure pas une des qualités majeures du cinéaste Joe Johnston tout comme son troisième opus de Jurassik park ou encore Jumanji. Ce réalisateur vient des effets spéciaux, confiés dans le films à l’I.L.M, et il manque désespérément un vrai souffle à Rocketeer pour qu’il soit trépident, à l’instar des meilleurs serials où Dave Stevens a puisé son inspiration…


Rocketeer a dont été un semi succès commercial. Il faut quand même préciser qu’il fut lancé au même moment que Terminator 2 ou autres productions importantesde l'époque et les suites envisagées furent abandonnées. Un dessin animé était également dans l’air mais il ne se fit pas davantage. Dommage…

Mais celui n’empêcha pas à Joe Johnston de poursuivre sa carrière, de premier plan, puisqu’il vient de réaliser the Wolfman, une grosse production, et qu’on parle sans cesse de lui pour Captain America !

cambell-jennifer.jpg
Mais l’acteur principal, Bill Campbel, rencontra Jennifer Connelly sur le tournage et ils tombèrent amoureux (ils firent la promo du film ensemble en Europe). D'ailleurs, ils restèrent ensemble pendant 5 ans. Il n’y eut pas que des perdants sur Rocketeer !

Repost 0
Published by Bastien Ayala
commenter cet article
10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 07:40

2ème partie


Au début des années 80, une jeune mais ambitieuse firme de comics avait pour volonté d’engager des artistes renommés et de tous les mettre dans son écurie. Vaste ambition s’il en est, après tout les grands artistes étaient assez occupés mais cette firme, Pacific comics avait un atout que refusait à tout prix les grandes firmes : elle permettait aux créateurs de conserver les droits de leurs créations !

Bettie_Rocketeer.jpg
Ainsi Dave Stevens fut contacté par l’éditeur Steve Schanes pour lui proposer une série afin de remplir assez vite quelques pages de l’un de ses comics. Aussi Dave Stevens se mit à sa table de dessin et il en sortit assez vite un personnage, The Rocketeer donc, aux multiples influences qu’adorait Dave Stevens.

az.jpg
Le design du Rocketeer, c’est assez frappant, vient tout droit d’un serial, les fameux séries à suivre pour les enfants des années 30 et 40 qui permirent également les premières adaptations des super héros à l’écran. Celui-ci se nomma Zombies at the stratosphère et des soldats armés de jet packs luttaient pour libérer la terre dans une histoire de ce type. Il faut dire, et cela est manifeste, que Dave Stevens adorait certaines choses ou courants populaires déjà démodés à son époque. Ainsi, il vouait un culte à la fameuse effeuilleuse Betty Page qui s’est littéralement retrouvée dans son comics !

davestevenstop.jpg
Le Rocketeer ne fut pas un succès assourdissant du monde des comics de cette année 1982 mais ce petit back-up publié dans les numéros 2 et 3 de Starslayers de Mick Grell permit à la profession et au public de remarquer le talent déjà accompli de Dave Stevens. Il était enfin un artiste qui comptait et une certaine audience suivait déjà les aventures du Rocketeer qui ne furent, il faut bien l’avouer, pas bien nombreuses.

shadrock01.gif
En effet, Dave Stevens était d’une part très lent et, d’autre part, Pacific comics sombra dans la faillite après une politique que certains auteurs jugèrent mauvaise voire calamiteuse… Mais le Rocketeer poursuivit sa route chez Comico, l’éditeur du fameux Grendel de Matt Wagner, qui coula à son tour ! Après une mise de côté en attendant de pouvoir récupérer ses droits sur son personnage, Dave Stevens dut essuyer une menace de procès de la part de…Marvel comics pour utilisation du nom de personnages sous licence !
L’affaire vaut le coup d’être connue !

Repost 0
Published by Bastien Ayala
commenter cet article
8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 06:35

1ère partie


C’est toujours un peu déprimant de faire un article posthume sur un artiste qui nous a quitté et dont on a toujours apprécié le travail. Dave Stevens, bien qu’il soit connu comme un artiste de comics, demeure à mon sens davantage un illustrateur à la production assez modérée mais à la qualité toujours élevée.

Dave Stevens nous a quitté en mars 2008 après une carrière assez courte mais qui a généré un certain écho. Retour sur l’homme, sa vie et son œuvre.

 DaveStevensBetty.jpg

Dave Stevens était donc un talent précoce que le crayon démangeait. Il est né en 1955.
Il a lu et apprécié beaucoup de comics et d’artistes illustres qui se sont illustré dans ce médium. Dave Stevens citait de multiples influences dont celles de Will Eisner ou encore Jim Steranko.

Toujours est-il qu’il choisit sa voie, et qu’il s’efforça de la suivre coûte que coûte puisqu’il œuvra adolescent comme assistant pour un très grand du comics, Russ Manning qui représente à lui seul une certaine conception de la qualité.

Un aparté sur Russ Manning que certains d’entre vous ne connaissent peut-être pas.

magnus-robot-fighter-4-back-cover

(l'excellent fanzine Back-up traite de la carrière de Russ Manning dans son numéro 5)

R.Manning était un chantre de la ligne claire qui s’est illustré avec brio dans les comics de Tarzan ainsi que son fils, Kovac. Son trait racé et élégant ne négligeait jamais une rigueur anatomique sans faille. Aussi, après Hal Foster ou encore Burth Hogart, Russ Manning demeure un des tous meilleurs dessinateurs de Tarzan, quoique Joe Kubert ou John Buscema sont loin d’être négligeable.

La grande réussite dans les comics de Russ Manning demeure incontestablement le comics Magnus l’anti-robot qui raconte le combat d’un homme contre des robots futuristes dans une société de l’an 3000, vue selon les critères des années 60 !

Magnus était un excellent comics dont les chiffres de ventes rivalisèrent avec ceux des tous premiers Spider-man de Stan Lee et Ditko, une référence absolue.

tarzan.jpg
Submergé de travail, Russ Manning abandonna Magnus, traduit en France par les éditions du rempart, après une bonne vingtaine de numéros pour d’autres aventures.

Perclus par la maladie, Russ Manning réalisa de splendides couvertures pour des romans de Tarzan, vraiment somptueuses, et son travail pourrait en définitif se situer comme un artiste majeur dont l’œuvre ferait le pont-soyons large- entre Frank Frazetta et un solide artiste de comic book.
stevens.jpg

Au crépuscule de sa vie, il oeuvra justement sur le strip de Star Wars avec Dave Stevens.

Aussi, Dave Stevens hérita de cette école de qualité, une sorte de ligne claire héritée des meilleurs artistes de l’âge d’or, peut-être même celle des comics strips plutôt que des pionniers des comics et il s’agit d’une excellente référence, l’une des toutes meilleurs !

Mais pour payer ses factures et gagner de quoi manger, Dave Stevens devra accepter tous types de travail, que ce soit dans l’illustration commercial, les portraits, et même les dessins préparatoires pour les films d’horreur voire même dans l’animation. Il travailla ainsi pour quelques studios dont Filmation ou encore les fameux Hanna-Barbera.
 Le destin de Dave Stevens passera par la création d’un personnage, d’un seul et celui-ci viendra de manière inopinée !

Repost 0
Published by Bastien Ayala
commenter cet article
3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 07:37

4ème partie


Il était une fois l’espace réussit donc la performance de lier avec maestria un divertissement pour enfants dotée d’une portée qui s’apprécie à plusieurs niveaux.

Tout d’abord, la portée didactique est présente, bien qu’elle soit moins présente que dans les autres volets d’Il était une fois… On aborde différents thèmes tels que le devenir de l’espèce humaine dans l’épisode 17 nommé Terre ! Albert Barillé finit en quelque sorte sa précédente série, dont la fin était précisément négative pour anticiper que l’homme va apprendre de ses erreurs et surtout se servir de l’énergie solaire pour résoudre ses problèmes tout en rationnalisant l’écologie.

les-hommes.gif
Les personnages d’Albert Barillé, terriblement franchouillard dans leurs conception, accueillent donc un personnage majeur, Psy alias Mercedes qui demeure un personnage de premier plan de la série et, elle annonce en quelque sorte le devenir de l’espèce humaine grâce à sa sensibilité télépathique. A mon sens, elle est indienne et le concept de la diversité fait enfin son apparition dans une série pour enfants.

il-etait-une-fois.jpg
Il était une fois l’espace propose donc une vision d’une sorte de l’ONU stellaire qui montre les différentes espèces qui regardent et agissent dans une même direction, une direction constructive. Il s’agit donc d’une vision optimiste qui place l’humain comme centrale dans l’élaboration de son devenir.

bscap0009.jpg
Mais Il était une fois s’apprécie également comme une belle addition des talents qui ont contribué à la série. Il n’y a a guère qu’Ulysse 31 qui puisse rivaliser avec la qualité et la réussite d’Il… l’espace. Pour les deux séries, le constat est le même : un producteur fort d’une vision sait s’entourer d’excellents talents.

arche.gif
Parlons un peu des designs du monde futuriste, il est excellent !

Les vaisseaux, qui partent de la puce de l’espace pour aller au croiseur démesuré, tous sont inspirés d’animaux que ce soit donc une puce, un colibri, une murène pour les vaisseaux d’Oméga ou encore, je trouve que cela est remarquable, un poisson pour les croiseurs d’Oméga. Une grande réussite qui est notamment due au talent de Manchu, un excellent graphiste/concepteur de talent que l’on aurait aimé voir dans d’autres séries tant son talent demeure évident. Il y eut bien sûr d’autres sagas dont la suivante, Il était une fois…la vie mais celle-ci fut décevante puisque les intrigues et arcs narratifs d’Il était une fois l’espace furent délaissés, de même que la personnalisation des protagonistes qui nous étaient si familier. Le thème, le corps humain, ne s’y prêtait certes pas mais aucun autre volet de la saga ne rééditera la performance d’Il était une fois l’espace. Dommage…

colibri.jpg
Les doubleurs de la série sont tous excellents. D’ailleurs, à mon avis, le doublage est une activité artistique qui semble relever de la magie. Ni plus, ni moins !

Outre le très grand Roger Carel, nous avons également le comédien/doubleur Vincent Rompion qui s’est également distingué sur la série Nicky Larson. Il y a encore d’autres Alain Dorval qui est la voix française de Sylvester Stallone depuis nombre d’années. Sa participation confère au Général un sens parodique bienvenu qui sera repris dans les Guignols de l’info.

33t.jpg
Enfin, la musique est signée par le très grand Michel Legrand qui assurait de temps à autres, Oum le dauphin par exemple, des Bo des séries pour enfants. Ses compositions sont sans faille puisqu’elles rehaussent et dynamisent l’action tout comme elles rendent émouvantes les séquences plus intimistes. Une excellente performance pour un auteur accompli qui s’est investi avec un résultat probant pour une série qui restera.

albert-barille.jpg
Enfin, il y a Albert Barillé lui-même !

Ce grand monsieur né en 1921 avait réussi sa première grande production que fut Colargol ! Une œuvre qu’Albert Barillé a produit lui-même et qui fut son premier coup de maître bien que Colargol s’adressait au premier âge.

Il conçoit et propose Il était une fois…l’homme qui fut diffusé une première fois en 1978 et qui restera donc la première pierre de sa saga qu’il a produit dans sa société de production Prodicis.

il-etait-une-fois-la-terre.jpg
Une saga qui lui survivra puisque Albert Barillé nous a quitté en 2008 alors que son ultime série Il était une fois la terre était prête.

Aussi il convient de saluer la mémoire et le talent de ce grand monsieur dont le legs devrait séduire de nouvelles générations d’enfants.

Albert Barillé tenait ce discours suivant :

« donner à nos enfants le désir de savoir, éveiller leur curiosité. Les traiter aussi en personnes à part entière, qui comprennent bien plus que ne le croient les adultes. Vous les fortifierez ainsi et ils vous en sauront gré. » Et bien les enfants devenus adultes que nous sommes ne peuvent que le remercier avec gratitude pour cette belle œuvre qui sera appréciée par de nouvelles générations !
Repost 0
Published by Bastien Ayala
commenter cet article
1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 07:39

3ème partie


Les histoires semblent se suivre sans marquer une réelle gradation, une cohérence qui lierait le tout. Erreur, Albert Barillé à déjà échafaudé une belle intrigue dont il a déjà semé des indices et des sous-intrigues dans les épisodes. Il s’agit de l’intrigue liée au grand ordinateur.

Si nos jeunes cadets aidé de Métro ne cessent d’explorer différents coins de la galaxie ou d’assurer ponctuellement des missions d’intervention, ils ont déjà connu leur heure de gloire en s’opposant aux robots devenus rebelles dans l’épisode no 8 nommé la révolte des robots. Cette épisode est devenu fameux car ils furent opposés au mémorable Goldenbar, la parodie maison de Godorak. Goldenbar, aussi impressionnant qu’il soit; est en définitif bien inutile malgré son armement et ses pouvoirs.

goldenbar.jpg
Dés l’épisode 11, les naufragés de l'espace , nos héros sont aux prises avec une mystérieuse force non répertoriée qui semble bénéficier d’une imposante et massive force d’assaut.

Les épisodes se suivent et, toujours en arrière-fond, cette force se dissimule peu à peu, semble être incommensurable et flotter telle une menace qui attend pour se divulguer.
ewewelt3.jpg
D’ailleurs, elle se dissimule derrière celle de, la planète dirigée par le Général et le teigneux.

On apprend dans un autre épisode que ses forces, massives et avancées du point de vue technologique, ont pour épicentre une planète éloignée qui a vu l’arrivée il y a deux siècles d’un savant qui y était venu en ermite. Il avait fui la terre car son projet de remplacement de la plupart des tâches par les robots fut rejeté par le conseil terrien au nom du libre arbitre et de l’obligation pour l’être humain de s’assumer seul.

bscap0008.jpg
Ce savant connut sur une planète proche d’autres humains, descendants de naufragés, qui s’opposèrent également à la main mise de ses robots. Aussi, il construit des robots, des générations entières puis un ordinateur pensant pour les diriger et, par une interprétation absurde des lois d’Asimov sur la robotique, le grand ordinateur devait assurer le destin de l’humanité malgré les humains.

C’est donc petit à petit une flotte colossale qui s’est construite, et qui menace inexorablement Cassiopée.

bscap0003.jpg
Mais cette force demeure contre-balancée par une autre force, encore plus mystérieuse, qui n’intervient que pour rencontrer de manière sporadique Psy. Elle la conseille et lui dit d’agir quand le moment sera venu. Ce moment sera celui de la confrontation des deux armadas, après la déroute de la flotte d’Omega et la défaite cinglante du Général. La confédération de Cassiopée n’a pas de chance de l’emporter mais elle s’oppose néanmoins aux forces du grand ordinateur.

1052-7.jpg
Le moment venu, celui de la défaite, Psy communique une information vitale : il faut que les forces de la confédérations se rendent à un endroit précis et ainsi éviter le combat contre les forces du grand ordinateur.

Il s’en suit une explosion d’une étoile qui annihile tout simplement les forces antagonistes du grand ordinateur qui semblaient pourtant invincibles…

Quelle est cette aide extérieur ?

bscap0000.jpg
Il s’agit manifestement d’une forme avancée de la civilisation qui a vraisemblablement abandonné le plan matériel afin d’accéder à une dimension spirituelle.

Elle s’est interposée dans ce conflit trop inégale afin d’aider ceux de Cassiopée dans ce combat qui aurait été funeste pour le devenir de l’homme mais elle refuse de les aider. C’est à l’humanité de trouver elle même le chemin qui lui permettra d’évoluer, d’accéder à ce troisième niveau de l’évolution.

bscap0001.jpg
En rentrant sur Cassiopée, Psy se souvient qu’il s’agit exactement des mêmes paroles que elle et Pierrot ont tenu aux peuples des cavernes qu’ils ont rencontré dans l’épisode 5. Une excellente fin de cycle ou chute finale qui ne peut amener à une réflexion sur la portée d’il était une fois l’espace.

Aussi, il convient quand même de revenir sur sa portée et ses auteurs.

 

 

Repost 0
Published by Bastien Ayala
commenter cet article
27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 07:46

4ème partie

 

Pour une fois, nous avons été gâtés, très gâtés ! Il arrive que nous, français, ayont certaines oeuvres très en retard voire pas du tout, or nous sommes comblés de pouvoir lire cette excellente oeuvre qu'est Liberty Meadows en vf.

La version française de Liberty meadows existe bel et bien et elle se nomme Psycho Park.

Elle est superbe, elle n’a pas trop de retard, et le tout est traduit avec finesse sous une excellente nouvelle colorisation. Voyons cela dans le détail.

 ppark-1-copie-1.jpg

Vents d’ouest, donc, a eu l’excellente idée de traduire Psycho Park.

Je subodore qu’il s’agit d’un coup de foudre de Alan David, directeur de collection (judicieux) qui œuvre chez Vents d’Ouest.


La plupart de la série de Frank Cho se trouve non seulement traduire mais, en plus, adaptée et traduite avec soin. Les références culturelles sont en effet nombreuses et les traductions sont assez soignées. Là encore, du bon travail !

psychork06.jpg
Le format est assez intéressant puisqu’il se rapproche du format tascabile typique des italiens. Là encore, Liberty Meadows est plutôt mis en valeur avec deux strips par pages qui se correspondent plutôt bien. En ce qui concerne le choix du format, rien à redire.

Planche bd 4999 PSYCHO%20PARK
En ce qui concerne la colorisation, je suis plutôt laudatif du choix de la coloriste, Isabelle Lebeau, qui offre à Psycho Park de bien belles couleurs, très agréables à lire et qui n’existaient pas dans la version originale. Là aussi, Isabelle Lebeau a instauré une gamme de couleur qui s’insèrent parfaitement au monde déjanté de Frank Cho, du bon boulot ! Une petite remarque, cependant, à formuler à cette coloriste prometteuse : Cho adresse deux clins d’œil aux personnages de DC comics, en l’occurrence Shazam et Wonder Woman. Et bien Mlle Lebeau doit manifestement être une lectrice de roman puisque nos deux personnages héritent de toutes nouvelles couleurs qui n’ont rien à voir avec les anciennes ! En ce qui me concerne, je trouve même que ces couleurs leur conviennent très très bien !

Bravo à elle !

T6.jpg
Psycho Park a donc hérité de 6 tomes en français, je vous recommande au minimum de jeter un coup sur eux car l’humour de Frank Cho fait mouche à chaque fois. Ils se sont assez bien vendus, les retrouver après leurs sorties fut assez difficile, et il s’agit de pièces intéressantes dans ma collection. Heureusement, on les trouve encore !

Toutefois, Frank Cho s’est arrêté au no 37 de la série U.S et Vents d’Ouest manque donc de matériel. Quel dommage !

Nous nous retrouvons donc avec 6 beaux volumes très recommandables de cette si belle série, à mon sens, le must du moment !

Repost 0
Published by Bastien Ayala
commenter cet article